Logo Cedias Centre d'études, de documentation, d'information et d'action sociales
Année de la revue: 
2005
Numéro de la revue: 
n° 3 / 2005
Couverture de la revue: 

Dans ce numéro, chercheurs et acteurs sociaux se sont interrogés sur l’éventuelle spécificité du vieillissement des personnes immigrées, comparé au vieillissement d’autres catégories de population, notamment non immigrées.

Arrivés pour la plupart dans le cadre d’une immigration de travail, que la société d’accueil concevait comme provisoire, de nombreux immigrés sont restés en France et connaissent désormais l’épreuve du vieillissement. Certains ont pu réaliser un regroupement familial, d’autres sont toujours « célibatairisés », leur famille étant demeurée dans leur pays d’origine.

La situation sociale de ces derniers présente le caractère le plus critique. Demeurant dans des logements au confort souvent précaire, ils disposent de ressources généralement faibles, et peuvent être confrontés à un important isolement, en dépit de leur cohabitation avec des compatriotes ayant connu la même trajectoire. Pour autant, les immigrés qui vieillissent en famille connaissent également, pour une partie d’entre eux, une relative précarité et des difficultés d’accès aux services de droit commun.

Si le diagnostic des problèmes sanitaires et sociaux est aujourd’hui assez clairement élaboré, les actions en sont à leur balbutiement et génèrent, pour les institutions et les professionnels, toute une série de questionnements.

Penser l’action ne peut s’élaborer qu’en ayant au préalable clairement identifié les problématiques d’une population, en cernant ce qu’il en est de leur généralité et de leur spécificité. C’est pourquoi nous avons tenté d’articuler analyses sociologiques sur le vieillissement et sur l’immigration, et présentation d’actions initiées en différents lieux par différents professionnels du secteur sanitaire et social.

Ce double regard devrait permettre de dégager de nouvelles pistes de réflexion, en identifiant les logiques d’intervention mises en œuvre ici et là, et en interrogeant tout autant les présupposés sur lesquels elles se fondent que les objectifs - implicites et explicites - qu’elles poursuivent.

Parties: