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Année de la revue: 
2009
Numéro de la revue: 
n° 1 / 2009
Couverture de la revue: 

La loi sur l’égalité des chances du 11-2-2005 constitue une « révolution culturelle », car, même si le terme en lui-même n’est pas évoqué comme tel dans la loi, elle permet enfin une réelle reconnaissance officielle, dans les faits et dans les réponses sociales, de la notion de « handicap psychique ». Son retentissement dépasse le cadre d’une politique spécialisée et permet d’envisager une reconnaissance, par la société, des personnes souffrant de troubles psychiques comme des citoyens à part entière.

Le présent dossier est issu à la fois d’une série de conférences sur le sujet (organisées au printemps 2008 par le CEDIAS en concertation avec l’Université permanente de la Ville de Paris) et de recherches actuelles sur l’évaluation et l’accompagnement. Il propose des approches d’acteurs professionnels des deux champs d’intervention, celui du soin et celui de l’action sociale, chacun étant censé répondre de manière globale aux besoins des personnes présentant des troubles psychiques.

Ce numéro s’est principalement attaché à comprendre les répercutions de la maladie mentale sur la vie sociale et professionnelle de ces personnes vulnérables et les modalités possibles pour faciliter leur insertion ou leur maintien dans l’emploi. Il présente également deux études en cours : l’une concerne les méthodes et outils d’évaluation des situations, communs à tous les partenaires et leur permettant d’établir des liens entre eux pour coordonner les différentes actions afin d’assurer une continuité entre soins, action sociale et prévention ; l’autre compare les situations de personnes souffrant de troubles psychiques graves et celles de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Avec cette notion de « handicap psychique », il s’agit en arrière-plan de faire accepter le lien du handicap avec la psychiatrie et donc avec la folie, sans la rejeter, mais au contraire de en la considérant comme faisant partie intégrante de l’homme. Nous sommes obligés de constater que la psychiatrie n’est pas arrivée à faire accepter la folie par la société, au contraire elle l’a masquée. Il revient peut être au handicap psychique de prendre le relais.

 

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