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Année de la revue: 
2010
Numéro de la revue: 
n° 1 / 2010
Couverture de la revue: 

Au moment où les Agences régionales de santé (ARS) se mettent en place et où se développent les groupements de coopération, les politiques publiques sont à l’heure du décloisonnement, de la transversalité. De toutes parts s’exprime un sentiment d’échec face aux organisations compartimentées. L’actualité législative et réglementaire, depuis les ordonnances Juppé de 1996 dans le domaine de la santé et la loi du 2 janvier 2002 pour l’action sociale et médico-sociale, est particulièrement marquée par la double problématique de la coopération et de la coordination.

Du point de vue des fonctionnements institutionnels, ces deux préoccupations s’expriment « en interne » et « en externe » : au sein de chaque institution à travers le travail d’équipe pluridisciplinaire, mais aussi dans la mise en lien des institutions avec leur environnement.

Ces questions sont au cœur notamment des relations entre santé mentale et action sociale et nous leur accordons ici une grande place. Ce numéro a été conçu à la suite de deux journées d’étude organisées en mai 2009 par l’Institut régional du travail social Montrouge Neuilly-sur-Marne, l’École supérieure de travail social (Etsup) et la Mission nationale d’appui en santé mentale, avec l’intitulé « Coordonner soins et accompagnement social ».

D’une manière générale, nous retrouvons les mêmes interrogations concernant les liens entre coordination et cohérence des politiques publiques. En effet, les lois redéfinissent l’action (sociale, médico-sociale, sanitaire, éducative), prônent la coordination, mais ne réorganisent pas, ne transforment pas radicalement les secteurs d’intervention.

Dans ces conditions, les pratiques de coordination des acteurs de terrain sont dépendantes de ce que les politiques feront des lois : s’ils laissent en l’état les champs d’intervention, les pratiques de coordination seront un travail localisé et éphémère, coûteux en investissement humain et somme toute peu efficace ; s’ils franchissent le pas de la réorganisation, les pratiques de coordination peuvent être les formes innovantes d’un nouveau pacte de santé publique.

 

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