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Année de la revue: 
2012
Numéro de la revue: 
n° 4 / 2012
Couverture de la revue: 

Environ 7 % de la population française répondent aux critères de définition d’un « aidant principal », c’est-à-dire qui consacre une part importante de son temps personnel à aider un proche rendu dépendant par la maladie, le handicap ou le grand âge ; deux millions de personnes sont « aidant principal » selon l’Union nationale des associations familiales (Unaf).

Par ailleurs, si pour une personne âgée sur cinq vivant à domicile, l’aide est uniquement formelle, c’est-à-dire émanant de professionnels exclusivement rémunérés à cet effet, pour les quatre autres, l’aide est le fait de proches parents ou consiste en un mélange des deux formules.

Cela explique la diversité de la terminologie, en lien avec des statuts, des formes d’indemnisation, des dispositions législatives. Ainsi, plusieurs termes sont utilisés pour décrire cette nouvelle catégorie d’acteur social : tiers digne de confiance, aidant familial, aidant naturel, accompagnant, (étymologiquement « celui qui partage le pain… »), aidant informel, expression retenue par le Conseil de l’Europe…

Nous avons finalement choisi ce dernier terme pour présenter ce numéro, en privilégiant l’idée d’une modalité d’action certes inscrite dans le paysage de l’action sociale et médico-sociale, mais ne relevant pas de formes d’organisation structurées par des normes juridiques, ni même de conventions sociales assurant une standardisation quelconque. On dira plutôt que les aidants dont nous parlons sont informels parce qu’ils épousent des formes dans des espaces privés, dans des contextes relationnels singuliers qui échappent pour une grande part à la visibilité de ces autres aidants que sont les professionnels du soin et de l’accompagnement social.

Ce thème appelle un nombre considérable d’interrogations qui expliquent la multiplication récente de publications de toute nature sur les aidants. Le vieillissement de la population, la crise du système de protection sociale, la difficulté à traiter politiquement de la question de la dépendance au-delà de plans (Alzheimer, cancer...), la pression sociale visant la reconnaissance de l’aide informelle, la demande de formation et de professionnalisation constituent des éléments qui justifient la présente tentative d’y voir un peu plus clair dans ce numéro de Vie Sociale.

 

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