Diplôme supérieur en travail social Liste 1998
DSTS 1998 --> 130 mémoires répertoriés
• ACCARIER, Jean-Claude La mobilité géographique des résidants d'un foyer de jeunes travailleurs : analyse de nouvelles "itinérances" de jeunes DSTS, dir. : Francie Megevand. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 128 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 450 2V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Depuis longtemps, les hommes se déplacent et la mobilité géographique fait partie des itinéraires de vie de chacun. La période la plus intense de ces mouvements se situe entre dix-huit et vingt-cinq ans. Les jeunes bougent pour trouver un emploi ou suivre une formation. Mais cela suffit-il pour s'insérer socialement et professionnellement dans un monde en pleine mutation, un contexte socio-économique difficile, une perte des valeurs et une dégradation du lien social ? A travers leurs modes de conduites, les jeunes d'aujourd'hui indiquent que leur mobilité n'est pas seulement liée au travail mais elle est aussi associée à leurs attaches affectives et qu'ils privilégient une mobilité dans la tête pour mieux s'articuler avec les incertitudes du monde environnant, fait souvent de turbulences et de précarité. Aussi, les F.J.T qui accueillent une partie de la jeunesse actuelle doivent composer leur mission d'accompagnement de ces nouvelles "itinérances". Les parcours des jeunes, ent tant que sujet, se construisent en fonction de leur double nature : celle d'une identité personnelle et celle d'une appartenance à des conditions sociales favorables ou défavorables.
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• AMADEI, Marie-Angèle La famille africaine devant la juridiction des mineurs : évaluer la compétence du milieu pour renforcer la pertinence de l'AEMO DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998, 125 p. |
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Depuis les années 70, les magistrats du Tribunal pour enfants de Paris ont vu régulièrement augmenter les saisines concernant les enfants africains. Les services sociaux mandatés par ceux-ci interviennent de ce fait beaucoup plus auprès de ces familles particulièrement regroupées dans l'Est parisien. L'action éducative en milieu ouvert dite judiciaire s'exerce en application des articles 375 et suivants de la loi du 4 septembre 1970 qui spécifie que "l'intervention se centre beaucoup plus sur la famille dans son ensemble" et a substitué la puissance paternelle à l'autorité parentale. L'immigration est un fait de société qui concerne l'AEMO; elle existe depuis longtemps mais, avec les changements de la législation, les regroupements familiaux des migrants ont augmenté. Au milieu des turbulences de la société et surtout de la crise, le travailleur social de l'AEMO doit rester efficace dans toutes les situations. Cependant, quand il rencontre une famille africaine, il est confronté à un milieu différent du sien qui a une organisation systémique; si ce milieu n'est pas bien compris, l'évaluation qu'il fera n'aura pas de sens pour la famille qui la vivra comme une déstabilisation. La relation interculturelle est difficile, fait parler et écrire beaucoup de monde mais pas les véritables spécialistes. L'enfant africain et sa famille naviguent entre l'internat et les consultations ethno-culturelles; devenus adolescents et parfois avant, ces enfants expriment une certaine violence qui peut se traduire par des phénomènes de bandes. Les services sociaux de l'AEMO ont donc à réfléchir sur leur pertinence, rechercher d'autres moyens d'évaluation tout en étant conscients qu'il n'est pas possible de connaître parfaitement toutes les cultures. Ils peuvent demander l'éclairage culturel des spécialistes mais restent responsables du projet qu'ils établissent avec la famille dans laquelle la relation est le pivot de l'action. Toute l'histoire de la Protection de l'Enfance a évolué dans le sens de l'enfermement au désenfermement, s'orientant vers un travail sur le milieu familial. Il ne faudrait pas qu'une relation manquée ramène la protection de l'enfance à l'enfermement par le placement systématique des enfants africains.
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• AMAND, Brice Pratique tutélaire et gestion des ressources humaines DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 107 p. |
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La nature a peur du vide, les hommes du changement. Manager dans le social une équipe de professionnels, dans un contexte socio-économique difficile et instable, nécesite une maîtrise des rouages institutionnels et une parfaite connaissance des pratiques professionnelles. Le cadre de l'action sociale d'un service tutélaire doit alors pouvoir, avec une vision mobilisatrice du travail dans son institution, réunir chaque salarié autour d'un projet visant sans cesse à améliorer la qualité du service rendu à l'usager. A partir d'une réflexion sur la notion d'innovation sociale conduisant à penser que l'essentiel ne réside pas dans la volonté de faire du "neuf" mais dans la possibilité de bousculer nos habitudes, nous avons réfléchi sur la façon dont nous pouvions inscrire la Société des Intérêts Populaires dans une dynamique de changement. Comprendre la pratique tutélaire sans se méprendre, connaître pour reconnaître le difficile travail effectué par les délégués à la tutelle et enfin expliquer pour fédérer autour d'un projet de construction de référentiel de compétence sont les postulats de ce mémoire. Conserver foi en la réussite de ce projet réclame lucidité sur les conduites et les réactions des "acteurs" qui composent notre service tutélaire. La gestion des ressources humaines n'est alors plus l'application de recettes mais une façon différente d'appréhender les évolutions du travail social liant, dans un rapport serein forcément plus constructif, les hommes à leur institution.
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• ANGELE, Léon On ti caz pou vie moun : intervention sociale et aspirations à l'habitat de personnes âgées de culture créole (Port-Louis, Guadeloupe, 1996-1997) DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 109 p. |
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L'habitat des personnes âgées ou aînés de culture créole représente une façon d'être, une manière de vivre. Une majorité d'entre elles sont propriétaires de leur logement. En Guadeloupe, cette classe d'âge représente environ 12% de la population et réside en grand nombre dans des logements insalubres. Les demandes croissantes d'aide à l'habitat enregistrées par tous les travailleurs sociaux de secteur traduisent un manque en ce domaine. Les dispositifs législatifs en vigueur sont complexes, peu connus des intéressés, ce qui contribue à les rendre prisonniers d'une logique opérationnelle. Il s'agit de concourir à la réflexion dans le domaine de l'habitat. La socio-culture est l'un de ses fondements. Les professionnels doivent imaginer un accompagnement social intégrant des méthodes d'intervention sociale soucieuses de favoriser l'expression des besoins-aspirations des aînés. L'alternance des actions individuelles et collectives, l'incitation à la participation devraient, à terme, constituer les bases d'un développement endogène, resopectueux du lien culturel. Le but est de restituer le droit à la parole des usagers de l'habitat.
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• AOUN, Mustapha Prison et insertion : les unités de préparation à la sortie comme réponse possible à la mission de réinsertion de la prison DSTS, dir. : (non indiqué). Rhône-Alpes : SUFC-Université J. Monnet de Saint-Etienne, 1998, 133 p. |
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La prison a hérité de la part du législateur de deux missions : la garde des personnes qui lui sont confiées par l'autorité judiciaire et la contribution à la réinsertion de ces personnes en vue de leur libération. Or, la mission de réinsertion semble difficile à mener à bien alors que de nombreuses institutions et une multitude d'intervenants concourent à la réalisation de cet objectif. Ce travail tentera d'expliquer les raisons de cet échec relatif. En particulier sera émise l'hypothèse selon laquelle le jeu des acteurs impliqués produit des dysfonctionnements. La prise en charge des détenus nécessite la prise en compte de leurs difficultés et l'actualisation des moyens pour y répondre; compte tenu aussi de la vie en détention et des exigences sécuritaires, apparemment contradictoires avec l'idée de réinsertion, une autre hypothèse formulée dans cette recherche. Enfin, le mode de préparation à la sortie mis en place aux prisons de Lyon - qui semble répondre en partie aux difficultés repérées - sera exposé dans ce travail.
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• AZNAVOURIAN, Pierrette Trois ateliers d'OH : logiques d'action et identités sociales d'ouvriers handicapés du CAT Léon Fontaine en 1996 DSTS, dir. : Gilles Herreros. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 155 p. Cote CEDIAS : 57 448 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Le CAT Léon Fontaine a connu des changements importants, depuis son ouverture, qui ont eu des répercussions sur sa mission globale. Après une période de prédominance de l'activité sociale puis de l'activité productive, la volonté est aujourd'hui d'équilibrer les deux missions en intégrant les contraintes socio-économiques. Pour les destinataires, ces orientations ont eu pour effet l'augmentation des quantités de production et l'accroissement des exigences normatives. Témoin actif de cette évolution, l'auteur s'interroge sur la manière dont les ouvriers handicapés vivent aujourd'hui les situations de travail, quels types de comportements elles générent chez eux et quelles formes d'identités sont les leurs. Se référant à la sociologie des organisations et, particulièrement à l'analyse stratégique, elle formule l'hypothèse que les ouvriers handicapés sont des acteurs qui développent leurs capacités stratégiques en fonction des situations de travail dans lesquelles ils se construisent des identités sociales. L'étude de trois ateliers distincts (conditionnement de briquets, mécanique et nettoyage) nous révèle l'organisation spécifique de chaque atelier et la structure des relations entre les acteurs, engagés dans l'action collective quotidienne, avec des jeux de pouvoir qui s'avèrent inégaux dans leur quête de reconnaissance sociale. Il apparait que les ouvriers handicapés disposent d'au moins deux identités sociales : une identité au travail interne qui les positionne dans la hierarchie interne des tâches et handicaps et une identité sociale externe au CAT, sous-tendue par une problématique spécifique aux personnes affligées par un stigmate qui leur fait courir le risque d'être discréditées. Quand les tensions entre les deux identités sociales sont trop fortes, il en résulte une souffrance qui conduit les individus à développer des stratégies de protection. Percevoir les ouvriers handicapés comme des acteurs et tenter de comprendre leurs logiques d'action dans le système de l'organisation-CAT interroge les pratiques professionnelles, en celà que cette population apparaît sous le jour des ses potentialités et de ses marges de liberté. Il conviendrait alors de changer notre regard pour limiter les effets de la situation paradoxale dans laquelle ils se trouvent : ouvriers mais handicapés, adultes mais "enfants de parents gestionnaires" et ainsi favoriser le développement de leurs capacités socio-professionnelles.
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• BALIT, André La participation au centre social, un mythe ou une réalité : étude portant sur la participation des usagers dans des centres sociaux de Tarare, gérés par la Caisse d'allocations familales de Villefranche sur Saône - 1996 DSTS, dir. : Muriel Kayser. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 156 p. + ann. |
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Les usagers et les professionnels se côtoient au quotidien dans les centres sociaux de Tarare. Ces équipements ont la particularité de faire coexister deux modes de gestion, la gestion associative et la gestion institutionnelle. Nous avons, à partir de l'analyse de leur fonctionnement et de l'observation du comportement des usagers, fait le constat d'une faible participation de ces derniers, en particulier dans les instances de décision. Ce constat nous amène à faire état de cette préoccupation compte-tenu du décalage entre les faits que nous observons et la mission même des centres sociaux qui consiste à favoriser l'implication des habitants aux décisions concourant à régir leur vie quotidienne. A partir de la question centrale, pourquoi observe-t-on le déficit de participation aux instances de décision du centre social, nous posons comme hypothèse que la représentation qu'ont les professionnels et les usagers ont de la participation influe sur le comportement de ces derniers. Nous traiterons d'une question qui aborde deux approches théoriques : la sociologie des organisations et la psycho-sociologie. Cette préoccupation est-elle liée à l'organisation des structures, à leur mode de gestion ou au comportement des acteurs eux-mêmes ? Nous proposerons dans ce document de découvrir le contexte général dans lequel nous situons notre recherche, à savoir les centres sociaux de la commune de Tarare. Nous aborderons les modes de participation et tenterons une approche conceptuelle de cette notion. La deuxième partie est consacrée à la vérification de notre hypothèse en analysant les entretiens réalisés auprès d'une population ciblée, à savoir les usagers impliqués dans les instances de décision et les professionnels. Ces entretiens mettent en évidence les facteurs qui suscitent la participation de l'usager et freinent l'action de celui-ci. Cette démonstration nous conduit à poser les principes qui constituent les conditions de la participation et les moyens à mettre en oeuvre auprès des acteurs concernés pour soutenir celle-ci.
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• BEN AYED, Abdelkarim Les animateurs socio-culturels face à l'usure professionnelle DSTS, dir. : (non indiqué). Centre : Institut du travail social de Tours, 1998, 115 p. + ann. |
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Véritable phénomène de société, le burn-out - syndrome d'épuisement professionnel - frappe aujourd'hui de plein fouet la société française. Le burn-out trouve son origine dans la sphère professionnelle. Il dépasse le simple stress pour devenir un véritable fléau, quasi inéluctable pour les professionnels du travail social. Ce travail explore ce phénomène au travers d'une population particulière : les animateurs socio-culturels. Les résultats obtenus révèlent les différentes stratégies et tactiques mises en oeuvre par les animateurs socio-culturels pour résister à l'usure. Ces résultats vont également à l'encontre d'idées reçues : l'âge tout comme l'ancienneté ne sont pas des facteurs d'usure professionnelle. Ce travail, réalisé essentiellement sur le mode explicatif et pratique, montre que des "remèdes" existent et qu'une prévention est possible : changement d'attitudes, redéfinition de la profession, supervision, prise en compte du phénomène... Le burn-out n'en reste pas moins difficile à appréhender car chacun l'exprime à sa manière. Cependant, il fait partie de notre environnement professionnel. Il est urgent d'en tenir compte et de le verbaliser.
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• BERNSTEIN, Gérard Du socio-culturel à l'action sociale, le BEATEP à l'épreuve des acteurs : étude d'une promotion DSTS, dir. : A. Belbahri, J.-P. Fanget. Rhône-Alpes : SUFC-Université J. Monnet de Saint-Etienne, 1998, 113 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 449 2V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Ce mémoire a pour objet l'analyse des effets du BEATEP. Structure en trois parties, il montre comment ce diplôme induit des conditions d'accès à l'emploi différentes des années 70, est révélateur de l'évolution du champ de l'animation - notamment de son virage vers le secteur social. L'auteur dévoile également les stratégies des stagiaires dans une perspective d'emploi stable.
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• BERTRAND, Michel Les foyers d'hébergement et l'accompagnement des handicapés mentaux DSTS, dir. : Alain Blanc. Rhône-Alpes : GREFOSS, 1998, 144 p. |
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L'accompagnement non-médicalisé de la personne handicapée mentale s'appuie essentiellement sur le travail protégé à partir de deux types d'établissements médico-sociaux complémentaires : le centre d'aide par le travail (CAT) et le foyer d'hébergement. La crise de l'emploi et du travail que connait notre société relègue les CAT dans un marché de sous-traitance. Cette sous-traitance a des effets et des conséquences parfois négatives sur le travailleur handicapé. Notre propos sera de nous centrer sur le foyer pour analyser ce qu'il est et ce qu'il produit dans ce contexte particulier. Nous chercherons ainsi la spécifité du foyer dans l'accompagnement de la personne handicapée mentale.
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• BOISSINOT, Anne Entre la logique de l'accueil et l'obligation de résultats : repérage et analyse des logiques intentionnelles dans l'histoire d'une association d'accueil, d'hébergement et de réinsertion sociale DSTS, dir. : (non indiqué). Centre : Institut du travail social de Tours, 1998, 98 p. |
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Approche socio-historique d'une association d'accueil, d'orientation, d'hébergement et de réinsertion sociale. Après avoir repéré et analysé les fondements des deux logiques intentionnelles à l'oeuvre dans cette association, l'auteur s'interroge pour savoir comment tiennent ensemble des logiques qui en partie se dénoncent. La première, inspirée par le fondateur, milite notamment pour un accueil sans réserve des personnes à la rue. La seconde, soucieuse de participer à la gestion sociale territorialisée et à l'obligation de résultat, prône un accueil sélectif. L'auteur montre que les stratégies paradoxales permettent la coexistence de ces logiques intentionnelles.
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• BONHEUR, Rose De l'insertion socio-professionnelle dans les IMPRO de la Martinique DSTS, dir. : (non indiqué). Bretagne : IRTS de Rennes/AMDOR Martinique, 1998 Cote CEDIAS : 57 459 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Préparer l'insertion sociale et professionnelle des jeunes issus des IMPRO est une mission essentielle conférée à ces institutions. Comment la mettent-elles en oeuvre alors que la situation socio-économique est si difficile ? Nous avons pris le pari que, malgré les difficultés exogènes, la mise en oeuvre de nouveaux jeux entre les acteurs, la prise de pouvoir des institutions, la responsabilité autrement gérée, la cohérence entre les différentes forces en présence... en fait, la construction d'une nouvelle dynamique interne permettrait de trouver la cohérence nécessaire pour conduire les jeunes vers une insertion réussie. Pour cela, nous avons présenté puis disséqué la dynamique actuelle faite de doute, de désespérance, quelquefois d'incohérence. Nous avons considéré l'institution comme un système à analyser dans toutes ses fonctions, dans ses références au pouvoir, dans ses attitudes face au changement. Nous avons mis en lumière les acteurs dans ce qu'ils ont de volonté et de résistance. Nous avons analysé les fonctions comme des parties d'un tout institutionnel nécessaire, à la réalisation de tout projet.
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• BONNEFOY, Patrice Prévention spécialisée : un cadre institutionnel à l'épreuve. Etude sur l'externalisation des régies de quartiers créées par la prévention spécialisée en France, de 1981 à 1996 DSTS, dir. : Gilbert Berlioz. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 180 p. |
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Le déplacement de la question sociale vers les phénomènes majeurs d'exclusion et de désaffiliation font se transformer les référentiels de l'action sociale. Une nouvelle demande se dessine peu à peu : la prise en charge de la cohésion sociale et du lien social. Comme l'ensemble du travail social, la prévention spécialisée est aujourd'hui déstabilisée par des interrogations sur sa mission mais aussi sur la pertinence de ses méthodes et de ses pratiques. Afin de promouvoir un nouvel équipement de quartier mais aussi de trouver un nouveau positionnement, des éducateurs dans le cadre de leur mission s'engagent dans la création de régies de quartier. Une fois celle-ci en place, ils passent le relais, la régie devient indépendante. L'interrogation porte sur cette démarche particulière qui consiste à externaliser un outil qui, pourtant, enrichit sa pratique. Cela conduit l'auteur à formuler une hypothèse qui voit dans cette démarche l'affirmation du cadre institutionnel de la prévention spécialisée. Au travers de ce questionnement, c'est d'un nouveau positionnement de l'intervention dont il s'agit. De sa place privilégiée, au coeur des quartiers défavorisés, la prévention spécialisée forte de la richesse de son histoire et de l'engagement de ses professionnels doit être une force de proposition pour redonner du sens à l'intervention sociale.
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• BOUCHARD, Gilles La violence des jeunes dans un quartier populaire : rôle des figures emblématiques DSTS, dir. : Michelle Daran. Rhône-Alpes : GREFOSS, 1998, 131 p. Cote CEDIAS : 57 444 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Par rapport à la violence des jeunes dans les quartiers populaires les actions de prévention, essentiellement issues des analyses des causes de la violence, ont montré leur insuffisance. L'étude des acteurs de cette violence ne pourrait-elle pas permettre d'envisager des solutions plus efficaces ? Même s'il faut leur accorder une part de responsabilité personnelle, les individus qui utilisent la violence se mettent en jeu sous la pression directe d'un environnement social qui induit ou utilise leur comportement. Cette violence ne relève pas de l'inorganisation sociale; chargée de significations, elle est de plus en plus structurante et structurée. Violence jeu, violence vengeance, violence d'appropriation, violence révolte, ce mode de fonctionnement systématisé institue peu à peu "la loi du plus fort" comme modèle qui va influencer l'ensemble des relations entre les jeunes et les habitants d'un quartier. Ainsi la violence des jeunes donne naissance à des stéréotypes auxquels les habitants se référent assez spontanément. Ces stéréotypes dessinent les contours d'une forme d'utilisation sociale de la violence qu'il convient d'étudier plus précisément. A partir de l'analyse de trois figures dominantes : le groupe, l'individu violent et l'agresseur armé, nous avons essayé de caractériser le fonctionnement et la place des principaux acteurs de violence dans un quartier défavorisé.
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• BRISSART, Jean-Pierre Solitudes : étude sur la solitude des sujets épileptiques après le départ du service pré-sortants de l'établissement médical La Teppe dans la Drôme (1982-1996) DSTS, dir. : Annick Houel. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 156 p. Cote CEDIAS : 57 443 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Educateur au service des pré-sortants de l'établissement médical de la Teppe (spécialisé dans le soin des adultes épileptiques), l'auteur a voulu comprendre pourquoi les sujets épileptiques ayant quitté le service pré-sortants en vue d'une réinsertion sociale étaient si souvent confrontés à la solitude. Il a fait l'hypothèse que, pour échapper à la stigmatisation, ces sujets élaboraient des stratégies identitaires, parmi lesquelles : le secret ou la dénégation de leur épilepsie, l'évitement des relations qui risqueraient de révèler ce qu'ils veulent tenir sous silence. La solitude serait alors, dans un certain nombre de cas, un effet non désiré de ces stratégies. L'enquête conduite auprès de dix anciens pensionnaires a confirmé l'existence d'un problème de solitude lié à des difficultés identitaires pour une part de ces individus. Elle a également montré que ce problème était à resituer dans celui, plus global, de leur intégration sociale. Les connaissances acquises par ce travail incitent l'auteur à proposer de faire évoluer les pratiques professionnelles pour permettre aux usagers de son service - mais ces évolutions peuvent s'appliquer dans d'autres situations avec d'autres individus stigmatisés - de mieux maitriser leurs stratégies identitaires avec, comme objectif, une meilleure intégration sociale.
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• BROSS, Nicole Réseau de solidarité en polyvalence de secteur : évaluation d'une action recherche DSTS, dir. : Denis Delerue. Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 107 p. Cote CEDIAS : 57 467 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Depuis septembre 79, je travaille comme assistante sociale à l'unité territoriale de Lens I. Depuis cette date, les conditions de travail ont été bouleversées. Les problèmes de la population des secteurs d'intervention se sont lourdement aggravés. L'Etat leur accorde quelques aides mais ses logiques d'intervention ont radicalement changé depuis la décentralisation où l'action sociale est devenue compétence départementale. L'objet de ce mémoire peut être le départ d'une autre vision du service social. Celui-ci doit être utilisé comme outil de développement social mis à la disposition de la population. La problématique du mémoire est : en quoi la crise du lien social interroge les pratiques professionnelles ? Le travailleur social doit redéfinir son rôle au niveau de la population, de l'institution et de tous ses partenaires. Mon hypothèse de travail est : le travail en réseau est une réponse pertinente à la reconstruction du lien social. Dans une première partie, j'ai essayé de définir le lien social, la crise du lien social à travers les cinq pôles d'intégration et le travail social lié au lien social. Puis j'évaluerai la construction du lien social à travers une action collective de travail social. Dans la troisième partie, j'ai défini les méthodes de travail que j'ai découvertes lors de la recherche qu'est mon projet professionnel. J'ai essayé de déterminer une méthode d'évaluation adaptée à l'action pour définir le rôle du travailleur social. En conclusion, redonner à la population la responsabilité de son changement et de son avenir c'est aussi redonner la responsabilité au travailleur social d'être acteur de son propre changement et de son propre avenir, afin de prendre une place active dans les politiques sociales. Ceci se fait par une méthodologie rigoureuse d'expérimentations et d'évaluations.
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• CALDERARA, Paulette Vers des pratiques plus participatives : un défi pour la prévention spécialisée DSTS, dir. : (non indiqué). Alsace : Centre d'études et de recherches sur l'intervention sociale, 1998, 99 p. + ann. |
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Nous ne sommes plus dans une société de reproduction offrant des modèles stables, c'est celui de l'expérimentation qui se développe. La jeunesse rurale et urbaine partage pour l'essentiel une culture de génération au sein du groupe de pairs. Pourtant, les inadaptations sociales se développent. Afin de comprendre davantage la nature de celles-ci, de comprendre comment les adultes y font face, nous avons mené une recherche sur les problématiques "jeunes" dans le Haut-Rhin en interrogeant un certain nombre d'adultes directement concernés par les jeunes. Les réponses apportées sur les terrains sont d'ordre technique et structurelle et sont insuffisantes. L'inadaptation des réponses semble liée à une défaillance du champ relationnel et ne prend pas en compte la dimension de l'identité des jeunes. Quels modes de régulation peut assumer la prévention spécialisée et comment cela interroge nos pratiques ? Un affaiblissement des cadres institutionnels nous amène à mobiliser les acteurs autour du problème social posé. Construisons avec eux une démarche sociale participative. Cette pratique permet aux jeunes, y compris ceux qui sont désignés, de prendre une place d'acteur mais aussi de restaurer le lien social dans un engagement relationnel. Ainsi, l'initiative et la coopération ouvrent vers l'autre et connaissent une régulation par le conflit ou par la contrainte. Afin de lutter contre l'exclusion de certains, restaurons la cohésion sociale et devenons acteurs de sens.
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• CARPENTIER ROUSSEL, Marie-Jeanne Contribution de l'étude des trajectoires de vie de mères d'enfants polyhandicapés à l'évolution du partenariat famille/institution DSTS, dir. : Françoise Ranson. Picardie : Université de Picardie Jules Verne, 1998 |
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Lorsqu'un enfant polyhandicapé arrive dans une famille, cela se traduit par l'échec du projet parental et pour la mère, celui de la maternité. Passé le traumastime de la naissance et son adaptation, les mères vont développer des stratégies de reconstruction de leur identité, de redéfinition de la normalité, ceci pour une grande part grâce à l'opportunité de l'institution. Comment trouver une cohérence dans la prise en charge de cet enfant ? L'institution a pour mission d'élaborer un projet, les annexes 24 ter en rendent la production obligatoire. Comment se situe la place de la famille dans le projet individuel de l'enfant ? La famille est devenue partenaire, comment composer à la fois avec la souffrance des familles, le pouvoir et le savoir des professionnels ? L'important est de trouver des compromis qui puissent convenir à chacun des partenaires et particulièrement être bénéfiques pour l'enfant. La dimension temporelle est nécessaire pour le cheminement de chacun. Quelles seraient les conditions pour que ce partenariat trouve justesse, sens, complémentarité et soit efficient pour le projet de l'enfant ? Cela nous conduit à questionner le travail effectué en amont et la nécessité de créer, dès la naissance de cet enfant différent, une logique d'alliance entre les différents acteurs - ceci dans un réseau d'échanges, un ensemble de services à la disposition du devenir de cet enfant.
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• CARRETTE, Jocelyne Crise identitaire et aide psycho-sociale individualisée DSTS, dir. : Rémy Mazin. Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 130 p. Cote CEDIAS : 57 464 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Nous recherchons en quoi la formation professionnelle continue représente, pour certains travailleurs sociaux en circonscription dans le département du Nord, une solution pour sortir de la plainte. Le classement selon les niveaux logiques de Dilts nous amène à mettre en évidence une crise identitaire dont nous situons les origines dans deux champs différents. L'un explique les raisons objectives d'un malaise issu de l'histoire du travail social, de ses métiers et de ses publics. L'autre apporte la dimension intrinsèque produisant du mal-être. Pour vérifier notre hypothèse, nous avons utilisé des questionnaires afin de découvrir, d'une part, l'existence de cette crise identitaire et, d'autre part, les impacts d'une formation de longue durée intra-institutionnelle et leur possibilité de résoudre la crise. Les résultats de notre recherche et notre réflexion font ressortir l'importance du savoir être, de la formalisation des compétences reconnues (à la fois par le travailleur social lui-même et par l'environnement humain de son travail) ainsi que l'appropriation du sens des missions. Le partage des acquis pourrait prendre une autre envergure dans l'application d'un projet de création d'un réseau transversal où les "formés" valoriseraient les formations dont ils ont bénéficié.
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• CASANOVA, Michèle De l'école ordinaire à l'établissement spécialisé : étude réalisée par une éducatrice spécialisée auprès d'enfants présentant des troubles du comportement et de la conduite dans un centre de rééducation médico-psycho-pédagogique (1991-1996) DSTS, dir. : Gérard Broyer. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 141 p. Cote CEDIAS : 57 442 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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La loi d'orientation de 1975 et les textes législatifs qui ont suivi ont marqué une importante évolution vers l'idée d'intégration des personnes déficientes permettant l'émergence de pratiques nouvelles. Le CRMPP de Montluel s'est engagé peu à peu dans cette démarche, principalement d'intégration scolaire. Cependant, certains enfants orientés au CRMPP ne semblent pas apprécier leur orientation et tendent plutôt à rejeter leur placement, fut-il à temps partiel. La compréhension de ce phénomène a amené l'auteur à analyser les discours des enfants et ceux de leurs parents, pris dans la même logique d'ambivalence vis-à-vis du milieu spécialisé et du milieu ordinaire. Elle montre que face au placement en établissement spécialisé, enfants et parents ont une double attitude, faite à la fois de rejet et de satisfaction et que le phénomène de la différence ne concerne pas uniquement l'enfant mais l'environnement global. Elle constate une déliaison entre l'enfant et son environnement, non pas familial ni seulement scolaire mais social. Ceci l'amène à proposer l'amélioration du service expérimental de maintien en milieu scolaire ordinaire, mis en place au CRMPP, par la création d'un service de proximité plus structuré - type SESSAD - afin d'apporter à l'enfant en difficulté les soutiens psychologique, éducatif et pédagogique ainsi que les rééducations dont il a besoin dans son environnement naturel.
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• CHALANGEAS, Michèle SDF malades mentaux et SDF en état de désespérance : quelle hospitalisation pour les uns ? quelle alternative à l'hospitalisation pour les autres ? DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 120 p. |
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Parmi les S.D.F., de plus en plus nombreux, hospitalisés en psychiatrie un tout petit pourcentage seulement sont des malades mentaux. Ce sont en général des gens en état de désespérance. Infirmière à l'Etablissement Public de Santé x, j'ai été amenée à réfléchir sur ce qu'il faudrait faire pour éviter aux S.D.F désespérés d'être hospitalisés en psychiatrie et même à ce qu'il y aurait à changer pour qu'ils ne sombrent plus dans le désespoir. Pour les SDF désespérés qui n'ont pu éviter l'hospitalisation dans un E.P.S, je me suis demandée comment on pourrait les aider à ne plus y retourner et à se réinsérer. Enfin, pour les SDF hospitalisés qui sont des malades mentaux, j'ai réfléchi à la façon de modifier leur prise en charge afin qu'ils bénéficient du même suivi thérapeutique que les patients non SDF. Il est ressorti de cette étude des priorités : le décloisonnement de la psychiatrie et du social, le développement du partenariat entre établissements publics psychiatriques et structures associatives, le renforcement de l'aide de l'Etat au financement d'initiatives associatives innovantes. La création de nouveaux lieux, interfaces entre psychiatrie et centres d'hébergement actuels, avec des personnels formés pour les SDF désespérés, est indispensable. Déjà, le tissu associatif donne l'exemple. En attendant cela, les centres d'accueil existants sont à améliorer de toute urgence. Enfin, comme stipulé dans la Déclaration européenne de novembre 1996, les droits des S.D.F. sont à défendre et à renforcer, condition sine qua non pour qu'ils ne sombrent pas et pour qu'ils puissent parvenir à construire un projet global de vie, en y croyant. Or, l'espoir pour qui est S.D.F. est de ne plus l'être et, dans cette conjoncture économique où l'on a besoin de moins en moins de gens pour produire, il serait grand temps de reconsidérer les notions de travail et d'emploi pour que chacun trouve sa place.
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• CHENU, Xavier Le projet comme outil des politiques de la jeunesse en direction des jeunes en grande difficulté DSTS, dir. : Michelle Daran. Rhône-Alpes : GREFOSS, 1998, 126 p. |
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Le projet est un outil des politiques publiques de la jeunesse et, plus particulièrement, en direction des jeunes en difficultés. Demander à ces jeunes de construire un projet, alors qu'ils ne maîtrisent pas les compétences nécessaires à sa réalisation, peut paraître paradoxal. Cependant, ne pas les mettre en projet, risque de les marginaliser davantage. Une enquête a été réalisée auprès de jeunes qui ont élaboré un projet dans le cadre du dispositif CFIJ. Elle a permis de mettre en évidence que le projet est à la fois un instrument de contractualisation pour le dispositif, un outil de négociation pour le jeune (en partie de négociation d'un statut) et, pour le correspondant, un support d'accompagnement du jeune. Le correspondant et l'accompagnement qu'il met en oeuvre apparaissent dans ce jeu d'acteur comme un facteur déterminant de la réussite du projet avec des publics en difficultés.
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• CHEVALIER, Gérard Des reflets sur l'écran. Du dossier social papier au dossier social informatisé : quel outil pour quel métier ? DSTS, dir. : Christian Hermelin. Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 120 p. Cote CEDIAS : 57 453 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Cette recherche rend compte des transformations du métier d'assistant social à travers le fait analyseur que représente l'informatisation de l'outil méthodique qu'est le dossier de service social. A chaque période de son histoire, le service social a su se doter des outils qui lui étaient nécessaires pour réaliser les objets sociaux que la société lui reconnaissait alors comme légitimes. La modernisation consistant à informatiser le dossier traduit la recherche d'adaptation du métier à un contexte évolutif, elle témoigne de l'évolution de ses objets et de ses modèles. Le dossier social, outil individuel polymorphe, tend à devenir avec l'information un outil commun et standardisé auquel est assignée une fonction de communication des informations sociales qui souligne l'inscription des assistants sociaux dans un réseau institutionnel. Son utilisation simultanée comme outil pour l'action et comme instrument d'observation et d'évaluation globale confère à l'intervention une lisibilité qui lui faisait défaut jusqu'alors mais heurte une culture professionnelle marquée par la prééminence de l'oral sur l'écrit et du particulier sur l'universel. L'informatisation interroge le rapport indétermination/technicité qui définit la profession. En engageant les assistants sociaux pour la conception des logiciels dans une démarche d'explication, d'objectivation et de formalisation des savoirs et des savoirs-faire - et bien que cette démarche tende à achopper ensuite sur les habitus professionnels, elle esquisse un processus d'accroissement de la technicité professionnelle. Tandis qu'une minorité d'assistants sociaux s'approprie le dossier social informatisé et constate des changements tant dans la conduite des interventions que dans la perception de l'activité, la majorité se cantonne dans l'accomodation, sorte d'acceptation sans adhésion qui neutralise la dynamique de changement. La compréhension de ces conduites d'acteurs ne saurait se limiter à l'identification de déterminismes simples, elle s'appuie sur la traduction qu'ils font de l'outil en fonction de leurs représentations du métier. En effet, plus le modèle professionnel auquel ils se réfèrent est centré sur la personne, moins l'utilité du dossier informatisé est forte; par contre, plus il est centré sur l'action, plus il apparait pertinent. L'informatisation constitue un marqueur et un activateur du changement qui signifie et accompagne l'émergence d'un nouveau modèle professionnel.
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• CONREAUX PIERROT, Colette La prise en compte du quotidien dans la vie d'une institution spécialisée : le moment du repas DSTS, dir. : (non indiqué). Franche-Comté : IRTS Franche-Comté, 1998, 154 p. |
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Au cours de mon expérience professionnelle, j'ai fait le constat que les repas en institution spécialisée sont des moments du quotidien chargés émotionnellement, sources de conflit et de violence. Cet espace-temps est le point de rencontre de différentes logiques qui générent pour les différents acteurs des contraintes acceptées ou refusées, productrices de violence symbolique ou réelle qui va à l'encontre du sens initial du repas. Le processus de banalisation du repas serait une production de l'éducateur dont la fonction serait le maintien de son équilibre et de celui de l'institution. La charge émotionnellle et la violence seraient pour les usagers une forme d'adaptation à la situation paradoxale du repas entre plaisir et souffrance. Ce qui émerge de l'analyse des résultats, à travers les interviews, l'observation participante directe et indirecte, c'est que la situation de repas est pour les enfants et pour les éducateurs une situation source de violence symbolique ou réelle. C'est à partir de ces constats que seront élaborées les perspectives de changements des pratiques professionnelles. Elles visent à réhabiliter le sens du repas comme un temps de plaisir pris à se nourrir et comme un acte social privilégiant l'échange, un moment de socialisation, comme un temps éducatif et de soin qui prend en compte les troubles de l'enfant et répond à ses besoins de sécurité, de nouvelles expériences et de valorisation. Une réflexion par service permettrait de rompre avec le processus institutionnel de banalisation, notamment celle de la souffrance des différents acteurs. L'évaluation serait l'occasion pour les éducateurs de reconsidérer la prise en charge des moments du quotidien. Outre ces perspectives institutionnelles, des perspectives inter-institutionnelles sont à envisager. Les réseaux d'échanges et la formation sont des moyens d'ouverture, d'échanges, de réflexion sur les pratiques qui évitent la routinisation et l'enfermement. Pour conclure, ne serait-il pas intéressant que l'enseignement de la sociologie de la vie quotidienne et de la pédagogie dans le quotidien soient inscrits dans le contenu du programme de la formation initiale d'éducateur spécialisé ?
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• CORNIER MERCET, Muriel Le travailleur social et les candidats à l'adoption : un constat d'inégalités DSTS, dir. : (non indiqué). Franche-Comté : IRTS Franche-Comté, 1998, 165 p. |
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Les démarches pour adopter se situent dans un cadre législatif et juridique bien codifié, relevant de l'Aide Sociale à l'Enfance. Nous avons proposé l'hypothèse de travail suivante : les démarches d'adoption se situent dans un système inégalitaire. Les représentations et les pratiques des travailleurs sociaux seraient à l'origine de certaines de ces disparités liées à la surestimation et à l'idéalisation de la famille adoptive. Nous nous sommes appuyés sur le concept de représentation et sur le fait qu'il existe des déterminations sociales, éducatives, culturelles, familiales dont on ne peut se départir, ce que Bourdieu appelle l'Habitus. Certains départements ont un taux de refus d'agrément plus important que la moyenne. 135 questionnaires nous ont été retournés par des travailleurs sociaux de la moitié de l'Hexagone. Nous avons constaté que ceux-ci, dans les départements à fort taux de refus, exerçaient dans une cellule adoption, qu'ils avaient plus d'ancienneté, qu'ils faisaient plus d'évaluations et rencontraient plus souvent les candidats. Au niveau des représentations, nous voyons qu'il vaut mieux être un couple marié, âgé de 25 à 45 ans, de préférence sans enfant. Toutefois, une adoption antérieure constitue dans ce cas de figure un "bonus" indiscutable. L'observation du fonctionnement de la commission d'agrément a montré certains facteurs susceptibles eux aussi de générer des inégalités. Là encore, la réponse dépendra souvent de la typologie familiale et la présence facultative des candidats s'avère parfois discriminative. L'expression même des avis de la commission peut prendre le masque d'une diversité sémantique interpellante. Cette recherche nous a amenés à nous interroger sur les modifications possibles à envisager. La perception du regard demeure délicate à appréhender et n'évoluera que par la constitution d'un groupe de réflexion pluridisciplinaire visant à objectiver la notion de risque pour l'enfant attendu. Cette mise à plat collégiale amènerait un équilibre entre les démarches de terrain des professionnels qui rencontrent les candidats et celle de la commission chargée de statuer sur dossier.
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• CORTET, Marie-Christine Le passage à la retraite des travailleurs de CAT dans un milieu rural : une formule de prise en charge apportée par une organisation territoriale del'action sociale DSTS, dir. : (non indiqué). Centre : Institut du travail social de Tours, 1998, 115 p. |
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Le changement de statut de la personne handicapée qui arrive à l'âge de soixante ans, les nouvelles orientations politiques après la "décentralisation" et les effets de la crise économique laissent la place à une logique de territoire. De nouvelles réponses apparaissent pour l'hébergement des personnes handicapées au moment de la retraite avec une "individualisation" des projets. Une enquête menée auprès des CAT d'Indre-et-Loire révèle qu'un seul établissement, inscrit dans un environnement rural, accueille treize personnes handicapées retraitées. La formule de prise en charge proposée est différente du secteur normé habituel et ne nécessite pas de professionnels formés en travail social. Ainsi, le territoire dans son organisation semble assurer l'encadrement des personnes retraitées et se substituer aux professionnels du social. Quelle est l'influence politique et économique jouée dans cette organisation ? Comment celle-ci apporte-t-elle une intégration sociale pour les personnes retraitées ? Une étude qualitative, utilisant les méthodes de l'observation et de l'interview, a amené l'auteur, éducatrice spécialisée sur un foyer d'hébergement, à évoluer dans l'espace communal et à participer à la vie locale. Au-delà de l'exemple étudié, cette recherche pose la question de la prise en charge des personnes handicapées retraitées. Restera-t-elle dans les compétences du secteur social ou sera-t-elle dans les attributions d'une action sociale de proximité ?
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• CROUZAL VERGNAUD, Marie-Thérèse L'insertion interrogée : étude de trois récits de carrières d'adultes sortis d'un foyer d'action éducative DSTS, dir. : (non indiqué). Centre : Institut du travail social de Tours, 1998, 108 p. + ann. |
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La notion d'insertion est présente dans les discours de société et dans le vocable du travail social. On note la montée en puissance de cette notion depuis quelques décennies. On est à même de s'interroger sur le sens du mot et les postulats idéologiques qu'ils sous-tendent. L'évolution du contexte économique, social et politique confirme la fin de l'Etat-Providence. L'emploi, en tant que "grand intégrateur", s'essouffle. Au travers de l'étude de trois récits de carrières d'adultes sortis d'un foyer d'action éducative, la question de leurs constructions identitaires et celle de leurs évolutions respectives dans le système social est posée. L'auteur montre que tout individu est le produit d'une histoire dont il cherche à devenir le sujet en lui donnant sens. Plus un jeune s'approprie cette histoire, à la fois macro et micro-sociale qui l'habite, plus il peut être agissant dans l'orientation de sa carrière. Plus il la nie, plus le social l'agit et le détermine livrant sa carrière aux faits de structure.
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• CYRILLE, Marie-marguerite Analyse de l'origine socio-culturelle dans le cadre de l'évaluation diagnostic des enfants déficients intellectuels orinetés en IMP DSTS, dir. : (non indiqué). Bretagne : IRTS de Rennes/AMDOR Martinique, 1998, 98 p. |
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Quelle est la place de l'évaluation-diagnostic de l'intelligence par les tests, dans l'orientation des enfants déficients intellectuels en IMP, décidée par la CDES - commission départementale d'éducation spécialisée - en Martinique ? L'évaluation-diagnostic par les tests standardisés répond aux exigences de l'annexe 24 de 1989 quant à l'orientation des élèves déficients en IMP. Cependant, l'application de ces tests en Martinique amène à poser le problème à plusieurs niveaux : - au niveau de de la vocation des tests, - de l'adaptation des tests au contexte socio-culturel martiniquais, - de l'impact des tests dans l'élaboration des projets individuels des enfants. En fin de compte, il appartient aux équipes médico-pédagogiques de faire émerger des objectifs de recherches autour de la question de l'évaluation.
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• DAGUZAN, Claudie Polyvalence de secteur : trajectoires professionnelles et stratégies d'acteurs. Comprendre l'orientation et l'inscription des assistantes sociales dans un secteur d'activité DSTS, dir. : Elisabeth Dugue. Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998, 140 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 454 2V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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La polyvalence de secteur est aujourd'hui le centre d'interrogations inhérentes au contexte de mutations dans lequel elle s'inscrit. Les professionnelles elles-mêmes témoignent de leurs difficultés à appréhender l'ensemble des problèmes sociaux et des missions désormais dévoluées aux conseils généraux, à travers la multiplication des dispositifs sociaux. Cependant, elles tendent à dénoncer les restructurations qui les dépossèderaient de tâches faisant jusqu'alors partie intégrante de leur activité. Malgré les contraintes qui pèsent sur la polyvalence de secteur actuellement, et à défaut de contrainte du marché du travail, comment expliquer l'inscription des assistantes sociales dans ce secteur d'activité ? La sociologie de l'acteur est un champ théorique propice aux concepts de pouvoir et de stratégies (M. Crozier), d'identité et de trajectoire (C. Dubar), d'autonomie et de contraintes (D. Monjardet). Ces concepts permettent le décryptage des divers processus de construction identitaire, à travers les trajectoires professionnelles des assistantes sociales et leurs discours sur la polyvalence de secteur. Les stratégies mises en oeuvre par les assistantes sociales en particulier celles exerçant en polyvalence, de mobilité d'une part, d'autonomie interne au poste qu'elles occupent d'autre part, constituent les axes de cette recherche. La polyvalence de secteur offre un espace particulier au développement de stratégies diverses qu'elles soient explicites, telles que la capitalisation d'expériences ou la formation continue, ou implicites telle la sélection des tâches ou les activités connexes au poste de travail.
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• DE CLERCK, François Quelle place pour ces pères dans la modernité ? : recherche exploratoire sur la place du père "désigné absent" dans la pratique de l'assistance éducative en milieu ouvert DSTS, dir. : Bernard Buisine. Picardie : Université de Picardie Jules Verne, 1998, 141 p. Cote CEDIAS : 57 468 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Autrefois, les attentes de la société à l'égard du père étaient juridiquement et socialement clairement définis. Aujourd'hui, les hommes se voient contraints d'inventer une autre manière d'être. Etre père n'est plus un état géniteur. Il était le chef de famille : aujourd'hui, son statut flou exige une démonstration dans la vie pratique et une reconnaissance sociale. Eloignés de leurs enfants ou en situation de chômage, la difficulté pour les pères de retrouver une identité, une place est amplifiée. Par ailleurs, en France, relatant le manque de repères des jeunes en difficulté, la presse quotidienne leur impute souvent la responsabilité en les qualifiant de "pères absents". Elle se fait l'écho de l'analyse des psychanalystes mais aussi des travailleurs sociaux et, notamment, des éducateurs intervenant en A.E.M.O (assistance éducative en milieu ouvert). L'objectif de ce travail de recherche est de comprendre pourquoi ces hommes sont stigmatisés "pères absents".
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• DELAVAL, Dominique Résistance au changement et interventions sociales collectives : l'exemple de la formation initiale des assistants sociaux DSTS, dir. : Françis Lanselle. Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 111 p. Cote CEDIAS : 57 465 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Le service social partage une histoire commune, complexe, ambiguë avec le "territoire". Depuis une quinzaine d'années, il est appelé à participer au développement social des zones où vivent ceux qui sont exclus du système économique et social. Dans ce cadre, il doit mettre en oeuvre des interventions sociales collectives. Cela suppose une évolution des pratiques professionnelles, actuellement trop centrées sur la seule prise en compte de l'aide à la personne. Cela nécessite également de dépasser le cadre de référence traditionnel du travail social, inscrit sur un registre psycho-social, pour intégrer la dimension socio-politique perceptible dans les interventions sociales collectives à visée de développement social local. Cela implique de compléter la formation initiale des étudiants en service social par un apprentissage d'autres méthodes et techniques. Pour beaucoup de professionnels, il s'agit là d'un véritable changement qui ne va pas sans susciter des réactions contraires, du type de celles analysées par les sociologues du changement social sous le nom de "résistance au changement". Pour la majorité des futurs professionnels, il s'agit d'une remise en cause du modèle auquel ils aspirent à ressembler. La recherche tente de cerner les causes des difficultés des étudiants en service social à l'égard de l'approche collective du travail social. Son hypothèse est que cet apprentissage est plus difficile pour ceux qui ne s'inscrivent pas dans un champ socio-politique ou qui ont tendance à résister au modèle professionnel sous-jacent aux intervention sociales collectives et au développement social local. L'enquête menée auprès des trois promotions d'assistants sociaux, en formation initiale à l'IRTS de Loos (à partir d'un questionnaire auquel ont répondu 127 étudiants sur 143 et de l'analyse des bilans des promotions),s'efforce d'en vérifier la pertinence. Les résultats, sans établir strictement de lien de causalité, montrent que l'inscription dans le champ politique exerce bien une influence, tant sur le rapport au modèle d'intervention que sur le rapport à la formation qui y prépare. L'enseignement principal est que domine l'intérêt, et non pas le rejet, pour des méthodes qui élargissent les compétences professionnelles. Ils fournissent également matière à améliorer la formation dispensée à l'IRTS de Loos, en particulier à l'aide de sept propositions.
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• DELTOMBE, Jean-Paul Les familles d'accueil : une réponse complémentaire aux besoins d'hébergement des déficients intellectuels sortant d'IME-IMPro DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 111 p. |
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A 20 ans, âge-limite de prise en charge en IME-IMPro, les jeunes déficients mentaux doivent quitter les structures "enfance" et attendre une entrée en structure "adulte". Ce problème se révèle particulièrement crucial chez ces jeunes adultes dépourvus de milieu familial positif. La recherche d'un hébergement protégé s'avère indispensable. Malheureusement, ces places semblent saturées et peu de créations se profilent à l'horizon. Une recherche de solutions alternatives s'impose alors. Parmi elles, les familles d'accueil spécialisé constituent une réponse possible. Ce mémoire se propose d'affiner cette réflexion rapide. D'abord, une clarification des termes s'avère indispensable : comment décrire l'handicap mental ? Comment définir les familles d'accueil spécialisé ? C'est l'objet du chapitre premier. Le chapitre second présente le système de prise en charge des personnes handicapées mentales : ses lois, ses textes primordiaux mais aussi son organisation sur le terrain et les réalités statistiques que ce phénomène social recouvre aujourd'hui. Le troisième chapitre est entièrement consacré à l'analyse des réponses au questionnaire envoyé aux établissements de type IME-IMPro et disposant de section d'internat. Ces résultats confirment les difficultés de solution en hébergement pour les sortants mais ne permettent pas, pour autant, de confirmer que les familles d'accueil spécialisé peuvent se substituer aux structures existantes. C'est pourquoi, dans mon ultime chapitre quatre, je tente de démontrer que pourtant ces familles d'accueil méritent d'être plus connues. L'assise de la loi de 1989, relative à l'hébergement de personnes handicapées en familles d'accueil, les réalités de leur développement, tout cela me permet d'avancer quelques propositions d'utilisation de cette formule en guise de réponse aux besoins d'hébergement de certains sortants d'établissements-enfance. Je conclus ensuite en expliquant pourquoi ces mêmes familles peuvent accueillir un public plus large. Les personnes handicapées vieillissantes ou celles qui vivent chez leurs parents, eux-mêmes très âgés, peuvent aussi trouver leur solution à travers ce dispositif.
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• DENOUAL, Michèle Quand la tutelle se met à table et ses bénéficiaires autour de la table : ou l'introduction de la pratique de groupe professionnels-adultes dans la tutelle aux prestations sociales adultes DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 120 p. |
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En travail social, la mise en place de nouvelles pratiques professionnelles ne peut se fonder que sur la rencontre entre une nécessité et une opportunité. Ainsi, la question du groupe de travail avec des adultes handicapés, en tutelle aux prestations sociales, a-t-elle pu se poser à un moment de l'histoire d'un service de tutelle aux prestations sociales adultes. Le champ de la tutelle aux prestations sociales adultes est régi par une loi qui en circonscrit les contours en ouvrant un champ éducatif d'application assez vaste. La confusion et le croisement avec d'autres lois sur les tutelles font que le champ a été, est toujours traversé d'interprétations. Sortir de l'appréciation subjective a été, pour l'UDAF de la Charente-Maritime, se doter d'un projet et donc élaborer une pratique éducative particulière à la tutelle aux prestations sociales adultes. La mobilisation et la fédération des énergies et des pratiques autour de ce projet ont été porteurs de résultats quant aux conditions de vie, au développement des relations de proximité. Toutefois, pour certains adultes qui manifestaient le désir de s'insérer dans des groupes, l'intervention professionnelle individuelle se révélait insuffisante. La cohésion du groupe des professionnels, la gestion collective de l'action éducative sur l'alimentation ont crée l'opportunité de travailler en groupe avec des adultes sur ce thème. La recherche-action a porté sur les effets du travail de groupe. Les apports sont individuellement différenciés, les principaux étant l'écoute, la capacité à émettre un avis personnel, la capacité à prendre une place, la négociation , la réflexion et l'organisation. Des interviews menées six mois après ont permis de vérifier que les bénéfices étaient d'autant plus forts que les positionnements des adultes et des professionnels avaient bougé du fait du groupe mais surtout dans la représentation que les uns avaient des autres. Des interviews réalisées sur d'autres groupes de formation, mis en place ultérieurement, réinterrogent la question du positionnement et de la représentation imaginaire.
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• DEPAGNE SAINTAGNE, Dominique Le placement scolaire des placés DSTS, dir. : Jacqueline Gateau. Basse-Normandie-Haute-Normandie : Institut du développement social de Canteleu (Haute-Normandie), 1998, 119 p. Cote CEDIAS : 57 458 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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La vulgate célèbre le dogme des épousailles entre enfant placé et échec scolaire. Mais qu'en est-il réellement ? Evoquer la scolarité des enfants placés, c'est en restituer une vision exacte. Cette étude porte sur la situation scolaire des enfants âgés de 11 à 20 ans, pris en charge physiquement p r l'aide sociale à l'enfance de la Seine Saint-Denis. Si peu d'enfants placés ont un parcours scolaire conforme à leur classe d'âge, si la majorité ont une ou deux années de retard, s'ils concrétisent un certain fatalisme typé socialement en s'engageant massivement dans des filières professionnelles, il convient de ne pas conclure trop hâtivement à un échec scolaire massif. A la façon d'un palimpseste sociologique, nous retrouvons sous l'emblème du placement, la scolarité antérieure au placement de l'enfant, celle de la classe d'appartenance sociale dont il est issu. Bien qu'en quelque sorte effacée, celle-ci agit et réagit durant le temps du placement. Toutefois, le placement va imprimer son sceau sur la scolarité de l'enfant en structurant le sens qu'il lui accorde. Mais surtout, cette étude révèle que le placement, objet d'anathème, n'est pas un risque scolaire, qu'il permet aux enfants placés - dans certaines conditions - d'échapper à leur prévisible destin. Dans une société où l'école devient la principale voie d'accès à un emploi et à un statut social, le placement peut s'avérer un atout précieux et efficace pour lutter contre la mise à l'écart par l'échec scolaire, contre la marginalisation et l'exclusion.
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• DERIVAUX SLAOUI, Michèle La politique de la petite enfance à Strasbourg : propositions d'orientation DSTS, dir. : (non indiqué). Alsace : Centre d'études et de recherches sur l'intervention sociale, 1998, 116 p. |
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La politique d'accueil de la petite enfance s'est développée au siècle dernier dans un contexte de mutations sociales. Cette période marquée par les transformations économiques et politiques véhiculant de nouveaux modèles exigeait une rationalisation de la vie familiale, une adaptation des personnes au nouveau statut de salariat et de citoyenneté. C'est pris dans ce mouvement, soutenu par des dispositifs d'assistance sociale, que le modèle de la famille restreinte s'est progressivement imposé ainsi que le concept d'enfance. Les politiques d'accueil de jeunes enfants sont alors au coeur des dispositifs d'action sociale. C'est en intervenant sur le petit enfant et la mère autour de notions de puériculture, d'hygiène que l'entreprise de domestication des familles prend toute son efficacité. Très tôt Strasbourg a suivi ce mouvement en se dotant de salles d'asile, de crèches puis dans les années trente de divers dispositifs d'accueil intégrés dans un programme d'urbanisation de la ville. Longtemps, la vocation de ces établissements reste marquée par un hygiènisme confirmé au travers de leur réglementation en 1945. Au-delà de cette période et jusqu'en 1970, les politiques du jeune enfant ont marqué un temps d'arrêt. C'est une période familialiste où l'éducation reste du domaine de la mère au foyer. Ce n'est qu'après les années soixante-dix, sous la pression du développement de l'activité féminine, que les politiques d'accueil du jeune enfant reprennent un essor, marquées par la problématique de la garde de l'enfant. Les textes réglementaires sont réactualisés, s'adaptent aux nouvelles exigences des familles empreintes de notions de psychologie. La réglementation n'est alors pas revue dans son ensemble, laissant en place un cadre juridique marqué par les cloisonnements entre des équipements d'accueil et de nombreuses incohérences. Dès 1990, la ville de Strasbourg - soutenue par la Caisse d'Allocations Familiales au travers du contrat-enfance - s'oriente vers une politique globale de la petite enfance. Cette orientation se heurte à un ensemble de résistances interagissant les unes par rapport aux autres : - la pénurie d'équipements, - les fortes disparités d'implantation de structures d'accueil laissant les quartiers socialement fragiles en situation de déficit d'équipements, - les fonctionnements cloisonnés, fermés de la plupart des établissements, - des pratiques de fréquentation qui font des classes moyennes et supérieures les meilleurs utilisateurs d'équipements d'accueil collectif, - les représentations du jeune enfant, de la famille, de la femme, de l'éducation qui favorisent l'exclusion de certains groupes trop éloignés des pratiques culturelles des structures d'accueil. Face à ces constats et aux problématiques sociales actuelles, nos propositions d'orientation consistent à favoriser une meilleure insertion de la petite enfance dans l'ensemble de l'action sociale. Pour cela nous mettons l'accent sur la coordination, l'action des professionnels sur le terrain visant à développer des espaces intermédiaires mettant en lien les familles avec les institutions éducatives en leur redonnant une position d'acteur, une adaptation des équipements où un fonctionnement polyvalent intègre des besoins variés d'accueil tributaires des mobilités professionnelles.
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• DESSERTINE, Jean-Claude Entre rentabilité et insertion : perspectives et possibilités des ateliers protégés ? L'atelier Noêl le Gaud 1991-1997 DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 103 p. |
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La mutation de la notion de handicap, au regard de l'évolution de l'emploi et de l'économie, permet de situer les difficultés que rencontrent aujourd'hui les directeurs dans les ateliers protégés et les enjeux qui se présentent à eux. Ils s'inscrivent au centre de cette recherche car, par rapport à la finalité des ateliers protégés, un paradoxe met en cause leur existence même. Ce paradoxe est double, il se situe au point de rencontre entre la finalité et la rentabilité, il peut se décliner comme suit : réinsertion-rentabilité d'une part, de l'autre réinsertion-dégradation de l'emploi, au croisement entre les intentions qui président à la mise en place des ateliers protégés et la réalité économique. L'analyse du champ dans lequel s'inscrit le travail protégé, son histoire, son évolution, son environnement socio-économique a fait émerger la nécessité de changement. Celle-ci s'exprime notamment au travers des propositions qu'énoncent certaines associations. Les étudier et s'arrêter sur l'exemple de l'atelier Noël Le Gaud parmi celles-ci, pour analyser les moyens mobilisés afin de mener de front la formation, la remise au travail et la réinsertion, permettra d'en étudier les aspects novateurs et créateurs de liens entre ce secteur et le secteur industriel et d'envisager la création d'une troisième structure par le dédoublement de l'atelier protégé. Cette structure nouvelle facilitera la mise en place de solutions pour les travailleurs handicapés soit dans le sens d'une évolution vers le milieu ordinaire, soit dans celui d'un retour en milieu protégé en prenant ainsi en compte tout au long de la vie de la personne la fragilité latente que représente un handicap.
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• DHOOGE HUYGGHE, Florence Le retour dans la cité : la citoyenneté des personnes atteintes de troubles mentaux DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 150 p. |
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Un nombre important de personnes est hospitalisé depuis de nombreuses années dans les services de psychiatrie. Elles ont subi les processus de chronicisation dont les déterminants sont autant liés à la personne qu'à l'institution. Leur vie quotidienne est caractérisée par une restriction dans l'exercice de leurs droits que l'on peut qualifier d'aliénation sociale. La réhabilitation psycho-sociale se donne comme objectif final, en plus de l'autonomie et de l'insertion des patients, leur accession au statut de citoyen. La citoyenneté ne se réduit pas à l'exercice du droit de vote. Le concept de citoyenneté sociale, avec les notions d'utilité, de tâches sociales qui s'ajoutent à celles de droits et de devoirs, permet d'affirmer la citoyenneté des personnes atteintes de troubles mentaux. Les logements thérapeutiques sont des structures alternatives à l'hospitalisation qui se proposent d'appliquer ce nouveau concept de réhabilitation psycho-sociale et d'amener les résidants à un citoyenneté retrouvée. Une étude, menée par questionnaire auprès des services ayant ouvert des logements thérapeutiques sur l'ensemble du territoire métropolitain, montre que l'admission dans ces structures permet l'exercice - plus autonome - d'un nombre plus important de droits. Asssistante de service social au Centre Hospitalier Spécialisé de Bailleul, j'ai été amenée, par l'élaboration de ce mémoire et la recherche sur les structures alternatives, à m'impliquer fortement dans la création et l'animation d'une association qui s'est donnée comme objet la réflexion, la promotion et la gestion d'alternatives à l'hospitalisation. L'association "Promouvoir" a ouvert en mai 1997 son premier appartement à visée thérapeutique. Elle envisage l'ouverture de nombreux autres dans les mois à venir. Ces structures ont pour objectif principal de permettre l'exercice d'une citoyenneté aux personnes atteintes de troubles mentaux ayant subi les processus de chronicisation.
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• DORNADIN, Ruffin Sport adapté : enjeux à la Martinique DSTS, dir. : (non indiqué). Bretagne : IRTS de Rennes/AMDOR Martinique, 1998 |
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Le sport adapté est une activité de prise en charge qui s'est développée dès la création des institutions médico-sociales à La Martinique en 1972. Depuis 1986, des travailleurs sociaux en contact avec deux organisations extérieures à La Martinique, la Fédération Française de Sport Adapté et le Special Olympics International structurent progressivement cette activité. La fédération française de sport adapté est une organisation à envergure nationale. Elle fonctionne selon les critères sportifs classiques avec des licenciés des clubs, des ligues et une fédération nationale. Le special olympics international est une association caritative ayant un rayonnement mondial qui utilise les activités sportives comme support de relations entre les personnes déficientes. Leur cellule de base est un programme qui est accrédité en fonction de son développement dans un territoire donné. La volonté et la possibilité pour les travailleurs sociaux martiniquais de participer aux deux organisations a crée des tensions avec la fédération française de sport adapté et son homologue français de special olympics, le special olympics France. La détermination des travailleurs sociaux martiniquais a opéré des choix en fonction des critères techniques, pratiques et culturels, les a amenés à s'inscrire dans un processus identitaire afin de garder leurs acquis. Le processus a nécessité la mise en place de stratégies pour défendre deux positions : celle de la reconnaissance des compétences acquises par l'expérience, la créativité des professionnels et le désir de sauvegarder leur identité. A travers cette recherche, nous avons tenté de comprendre et de définir le positionnement de chacun des acteurs en présence, à partir de notions d'appartenance, de visibilité sociale, d'enjeux de pouvoir et de revendication. Pour étudier cette question, nous avons interviewé et questionné des travailleurs sociaux. Nous avons aussi fait une analyse de contenu de courriers échangés entre ces différents acteurs pour essayer d'éclairer le processus d'identité, nié ou revendiqué par les uns et les autres. Enfin, nous proposons des états généraux du sport adapté à La Martinique afin de faire le point sur le passé et tracer des perspectives plus sereines, favorisant une réelle insertion de la personne déficiente dans son environnement géographique, culturel, économique et social.
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• DUCHESNE, Maryvonne La majorité occultée : les mesures d'assistance éducative en faveur de jeunes majeurs dans un centre éducatif pour adolescentes DSTS, dir. : (non indiqué). Centre : Institut du travail social de Tours, 1998, 122 p. |
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Suite à l'abaissement de l'âge de la majorité en 1974, tout jeune majeur en grandes difficultés d'insertions sociale peut bénéficier à sa demande, entre 18 et 21 ans, d'une mesure d'assistance éducative judiciaire ou administrative. Notre propos est de montrer que malgré la notion de majorité qui est à l'origine, malgré la notion de contrat impulsée par les politiques sociales actuelles, ces mesures restent dans le sillage du système de production dû à la minorité. A partir du centre éducatif pour adolescentes, lieu de notre observation et de notre pratique et à la lumière du concept dialectique de logique intentionnelle - logique objective - notre analyse tend à démontrer que les moyens mis en oeuvre ne répondent pas de manière spécifique à la situation du jeune majeur et aux objectifs d'insertion et d'autonomie recherchés en sa faveur. Si le jeune majeur est l'objet de la mesure, il n'en est pas l'unique cause.Au-delà des discours tenus, l'intentionnalité ne peut répondre des effets produits sur la pratique. D'autres enjeux implicites à l'action révèlent l'existence d'une logique objective dont les effets non voulus échappent à la conscience des acteurs. En donnant priorité à la logique de protection, légitimée par un discours psycho-éducatif, les professionnels privilégient une action réparatrice à long terme. Ils participent en même temps à l'occultation de la majorité et à la continuation du système de protection. Les logiques d'actions élaborées par les jeunes majeures confirment l'inadéquation entre les fins et les moyens utilisés. Les jeunes les plus en difficultés sortent massivement du système de protection pour mettre en place leurs propres solutions. L'analyse des pratiques laisse penser que d'autres modes d'intervention doivent être proposés, adaptés à la réalité sociale, afin de donner au jeune majeur la place qui lui revient dans la société, si on veut vraiment l'aider.
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• DUCROUX, Michelle Le développement social local aux prises avec le territoire : approche compréhensive des logiques d'acteurs dans la mise en oeuvre d'un programme d'action pour la revitalisation du milieu sur le canton de Charolles (Saône et Loire) 1994-1997 DSTS, dir. : Philippe Prud'homme. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 166 p. |
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Sur un canton rural, la MSA met en place un PARM, outil de DSL destiné à produire un changement social. Chargée de la cooordination du programme, l'auteur est confrontée à la difficulté du PARM à promouvoir des actions collectives se référant au DSL. La nature du rapport qui s'établit entre les acteurs du territoire rend-elle possible l'articulation entre procédure et processus de DSL par l'émergence d'un projet collectif ? L'analyse du discours des acteurs du PARM permettra une approche compréhensive du territoire en terme de système et révélera que les acteurs, pris dans des enjeux contradictoires, sont dans l'incapacité par manque de communication de s'engager dans un processus de changement social, négocié dans un projet collectif. L'écart entre le référentiel DSL, porteur d'utopie transformatrice et les réalisations soumises aux impératifs de la procédure interroge l'intervention sociale. N'a-t-elle pas, par sa position intermédiaire, un rôle de médiation à jouer sur la scène locale pour permettre l'établissement de rapports sociaux différents ?
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• DUMONT, Régis Le réseau des professionnels : un outil organisationnel au service de la coordination DSTS, dir. : Françis Simon. Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 128 p. Cote CEDIAS : 57 471 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Après le partenariat des années 80-90, voici qu'arrive en force le concept de réseau dans le travail social. Les formes d'utilisation du réseau dans le secteur social sont nombreuses. Parmi elles, on trouve le "réseau de professionnels" qui rassemble des professionnels confrontés à la complexité croissante d'un travail social avec les usagers. Cette forme d'organisation transversale, à côté du modèle d'organisation traditionnel caractérisant les différents services qui interviennent dans le travail social - après avoir fait ses preuves dans le secteur de l'entreprise - permet de développer une coordination nécessaire dans une intervention mobilisant plusieurs services auprès de l'usager. Le contexte actuel du travail social place les organisations devant le dilemme de choisir entre un mode de coordination par le renforcement de mécanismes de standardisation et de supervision directe et une coordination par ajustement mutuel, plus adaptée à la complexité de ces situations. Le "réseau de professionnels", à côté d'une coordination par la verticalité préservant chaque organisation, permet de renforcer la coordination par ajustement mutuel entre des acteurs de terrain prompts à réduire l'incertitude liée à leur confrontation dans l'intervention à plusieurs auprès de l'usager. En tant qu'organisation apprenante, il favorise chez les participants le développement de ressources qui leur permettront de mettre en oeuvre cette compétence à la coordination, dans l'action et en situation. C'est aussi une force de propositions ascendantes vers les organisations qui ont, dès lors, la possibilité de renouveler leurs standards. Pour le formateur, le "réseau de professionnels" est l'objet d'interventions sur les terrains pour aider les professionnels et responsables à l'initier, le piloter, le manager. Mais le "réseau de professionnels" est aussi un modèle d'organisation qui, appliqué en centre de formation, permet de développer - chez les travailleurs sociaux en devenir - les ressources nécessaires à l'exercice de cette compétence transversale ou compétence à la coordination dans le processus de formation lui-même, puis par transfert, dans leur pratique de terrain pour un meilleur service à l'usager.
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• DUPREZ, Eric Des malades mentaux face à notre souci de leur insertion DSTS, dir. : (non indiqué). Lorraine : IRTS de Le Ban Saint-Martin, 1998, 94 p. |
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L'histoire de la folie ne recouvre pas totalement celle de la psychiatrie mais elles sont fortement liées. De l'enfermement des fous au traitement des malades mentaux, une longue et lente évolution des pratiques sociales et médicales s'est peu à peu réalisée. Parallèlement, le travail considéré comme une vertu et un traitement moral s'est transformé en emploi et représente aujourd'hui l'une des lignes de partage fondamentale de l'insertion sociale. Ce mémoire a pour objet de comprendre comment aujourd'hui des malades mentaux envisagent leur insertion professionnelle en milieu ordinaire, à partir d'une institution psychiatrique sectorielle : un centre médico-psychologique. Se fondant sur l'approche socio-historique de Michel Foucault, cette étude doit beaucoup aux travaux de Robert Castel sur la désaffiliation. Après un détour historique local permettant de mieux appréhender la problématique, ce travail se propose de mettre en évidence les fondements théoriques qui sous-tendent la question sociale. Des malades mentaux ont été sollicités pour raconter leur parcours social et leur rapport à l'emploi afin de repérer leur désir de réaffiliation dans la société. Cette réaffiliation fondée sur le paradigme de l'autonomie représente-t-elle vraiment ce qui est vécu par les personnes elles-mêmes ? Le jeu dans lequel elles évoluent entre contraintes sociales et pouvoir institutionnel leur permet-il de réaliser "autre chose", de se réaliser comme sujet ? Une dernière partie envisagera de réfléchir sur le changement des démarches professionnelles en travail social, en proposant une approche différente. L'éthique comme moment d'élucidation de l'action et un nouveau regard porté sur le salariat seront les éléments essentiels pour transformer ces pratiques.
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• DURAME RICHER, Jocelyne CAF et ASSEDIC - comment faire ? : ou les stratégies d'obtention de prestations de survie du côté des usagers et du côté des travailleurs sociaux DSTS, dir. : Marie-Claude Eglin. Picardie : Université de Picardie Jules Verne, 1998, 146 p. |
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Lors de notre pratique professionnelle, nous avons observé à maintes reprises que des personnes n'effectuaient pas les démarches qui leur permettraient d'améliorer leur revenu. Pourquoi ? Après avoir d'abord pensé à un faible capital culturel, au sentiment de domination par les administrations et leur réglementation, à interroger différentes personnes en passant par des jeunes en forte désinsertion, des mères de famille et des agents pour nous pencher sur les raisons de l'acceptation de la domination... Quelles sont les stratégies des travailleurs sociaux pour aider ces personnes ? Se retrouvent-ils eux-mêmes dans ce dédale des réglementations ?
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• ECHASSERIAU, Jean-Yves Entre maison d'accueil spécialisée et centre d'aide par le travail : les activités occupationnelles de production DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 105 p. |
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Certaines personnes déficientes mentales sont trop handicapées pour accéder à un travail même protégé. Par contre, elles ne nécessitent pas une aide permanente dans les actes de la vie quotidienne. Il s'agit : de personnes vieillissantes n'ayant jamais quitté leurs parents, de jeunes qui sortent d'IMPRO ou d'IME mais qui ne sont pas assez indépendants. Il s'agit également d'adultes provenant d'hôpitaux psychiatriques, réfractaires au travail ou de personnes aux troubles somatiques importants. Il peut s'agir encore de travailleurs qui ne supportent plus le rythme de production du CAT. L'objectif de prise en charge défini est de proposer, à ces personnes, des activités d'animation, de loisirs et occupationnelles afin de faciliter leur insertion sociale. Leur accueil n'a pas été prévu de façon spécifique. Pour y remédier, on a vu se développer dans un vide juridique des structures variées. Cette diversité traduit à la fois cette carence et des approches différentes. Sur le département des Yvelines, ces établissements accueillent aujourd'hui, dans des conditions variables, des populations hétérogènes plus ou moins dépendantes, admises sur des critères plus ou moins explicites qui ne permettent pas un accueil adapté. Les foyers occupationnels (ou foyers de vie), caractérisés par l'absence de soins médicaux et psychologiques, ne peuvent dans leur état actuel répondre à ce besoin. Les foyers dits à double tarification, qui sont des foyers de vie médicalisés, présentent - eux - toutes les caractéristiques nécessaires à l'accueil de cette population. Les activités occupationnelles de production, qui peuvent exister, ne doivent pas avoir un caractère contraignant. Leur objectif est de rendre les personnes qui y participent moins dépendantes et plus responsables. C'est pourquoi des activités qui sont de l'ordre du soin à donner (culture, élevage) sont à privilégier. La production doit demeurer une conséquence de l'activité, exploitée dans un but d'échange marchand avec l'environnement, d'intégration de la structure favorisant l'insertion des personnes. La rémunération directe des personnes n'est pas envisageable mais l'auto-financement de ces activités et la circulation de l'argent sont à encourager.
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• FALQUET, Chantal De la prise en charge à la prise en compte du travailleur handicapé en centre d'aide par le travail DSTS, dir. : Michelle Daran. Rhône-Alpes : GREFOSS, 1998, 120 p. Cote CEDIAS : 57 441 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Le champ du handicap s'est constitué à partir des années 1960 dans une politique du "laisser-faire" qui s'expliquait par l'importance des besoins à satisfaire en matière de prise en charge. C'est l'époque du "tout-institutionnel" dont les résultats vont être sévèrement critiqués. La fin de "l'Etat-providence", les autres formes d'exclusion qui surgissent et occupent le devant de la scène publique, les nouvelles techniques d'accompagnement qui émergent bousculent ce champ de l'action sociale. Dans les C.A.T, l'entrée dans une dynamique de projet en est à ses prémices.En repositionnant ces établissements comme des lieux de production mais aussi de soutien aux personnes dont le projet individualisé témoigne, nous réaffirmons leur vocation et répondons aux défis actuels.
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• FAURE, Isabelle Entreprise et handicap : une dynamique à construire entre l'économique et le social. L'équipe de préparation et de suite au reclassement - EPSR du Var - Mission et Prospective 1995-1997 DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 123 p. |
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La loi de 1987 concernant l'obligation d'emploi des personnes handicapées en entreprise peut sembler déterminante et achever le processus d'intégration déjà bien engagé avec la loi de 1975. Ce mémoire présente le travail d'une Equipe de Préparation et de Suite au Reclassement (EPSR) du sud de la France, entre 1995 et 1997, par deux enquêtes menées auprès de deux secteurs d'activités différents : cliniques et maisons de retraite varoises et experts comptables et comptables varois où on a pu comparer les représentations que se font les employeurs des personnes handicapées. Les questions posées sont nombreuses : comment peut-on, dans le contexte de société actuelle, permettre la rencontre du social et de l'économique ? Quelles devront être les étapes préparatoires pour la personne handicapée comme pour l'entreprise, qui permettront un placement réussi et durable ? Comment une EPSR peut-elle maintenir des objectifs de placement tout en étant en accord avec une politique de solidarité nationale ? L'objectif de ce travail est de repérer combien les effets de la législation relative à l'intégration dépendent de l'ensemble d'un processus social et de la place que chacun reconnaît à une personne handicapée. Le statut réellement conféré à ceux qui sont perçus comme différents est un des révélateurs le plus fidèle du champ social. Dans le prisme de l'insertion professionnelle, nous pouvons tout à la fois constater, évaluer et proposer des orientations de travail efficaces, innovantes et en accord avec l'évolution économique et sociale contemporaine.
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• FEVRE, Françoise De la création artistique au lien social : un mode d'action sociale. Le quartier "Mosaïque" DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998, 112 p. |
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De la création artistique au lien social raconte l'histoire d'une action sociale spécifique dans un quartier marginalisé des Hauts de Chartres. Des travailleurs sociaux, en partenariat avec les institutions et les habitants, conduisent une intervention originale intégrant l'aspect économique - par la création d'une régie de quartier - et la dimension culturelle et artistique, par l'ouverture d'un atelier de mosaïques, reprenant ainsi l'exemple de Raymond Isidore et l'histoire locale. Autour de la mosaïque s'est organisée une vie de groupe permettant l'accès à un statut de sujet et le partage de l'espace social. L'investigation par entretiens individuels témoigne de l'intérêt de cette action multidimensionnelle qui, par le recours à la mémoire collective, a contribué à la restauration de liens sociaux plus solidaires et à désenclaver le quartier. Le terrain vient ainsi justifier de l'utilité d'une approche conceptuelle transdisciplinaire, à la fois psychologique, sociologique, philosophique et artistique. Les expériences présentées apportent une contribution à la réflexion sur les pratiques professionnelles.
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• FILLMANN, Gabriel Ma joie de donner est morte à force de donner : analyse de l'épuisement professionnel d'éducateurs spécialisés exerçant en home de semi-liberté DSTS, dir. : (non indiqué). Lorraine : IRTS de Le Ban Saint-Martin, 1998, 113 p. |
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Cette recherche est une micro-étude se centrant sur une structure particulière, un home de semi-liberté accueillant des adolescents en difficulté sociale et/ou familiale, présentant des troubles de la conduite et du comportement. Son objectif : comprendre ce qui se joue tant au niveau individuel que professionnel, en terme d'épuisement professionnel de l'équipe éducative, afin de proposer des changements des pratiques professionnelles visant à le prévenir ou le juguler. Ses méthodes d'investigation : le M.B.I, instrument de mesure permettant d'évaluer l'ampleur de l'usure professionnelle; l'entretien semi-directif, pour accéder aux représentations des éducateurs spécialisés concernés. Ses principales conclusions : un épuisement professionnel considérable s'expliquant surtout par un sentiment de ne plus pouvoir donner sur le plan relationnel; une confirmation du caractère multidimensionnel de ce phénomène de Burn-out, les principaux facteurs responsables ayant été identifiés comme : - un impact particulièrement intense de l'engagement dans une relation d'aide avec ce type de population, l'agressivité verbale et physique fréquente de ces adolescents provoquant un vécu douloureux chez les éducateurs les prenant en charge; - un dysfonctionnement institutionnel généralisé; - une équipe à la dérive; - un sentiment de n'être pas entendu, soutenu. C'est sur une tentative de redonner une cohésion à cette équipe, du sens à leur travail et des outils pour le mener à bien que se sont centrées les propositions de changements des pratiques professionnelles.
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• FROIDEFOND, Brigitte La formation professionnelle adaptée : une insertion possible pour jeunes en grande difficulté sociale DSTS, dir. : (non indiqué). Alsace : Centre d'études et de recherches sur l'intervention sociale, 1998, 104 p. |
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Les jeunes placés en Foyer d'Action Educative sont en grande difficulté sociale, sortis du système scolaire sans qualification; ils ont beaucoup de problèmes pour s'insérer dans un projet quelconque (apprentissage, travail). Rupture totale correspond à désarroi. Sans statut social, ils n'ont pas d'identité. Il y a deux types d'exclus : ° le jeune est en rupture totale (scolaire et sociale) pour qui il est impossible de faire un projet d'apprentissage ou un projet professionnel. °le jeune qui s'inscrit dans un Centre de Formation pour Apprentis mais qui ne s'adapte pas et le quitte prématurément. A la suite de ces constats, deux hypothèses émergent : 1. Les jeunes n'ont pas les bases scolaires suffisantes. 2. L'enseignement (scolaire et technique) dispensé en CFA n'est pas adapté pour ce type de jeunes. L'enquête menée auprès des jeunes semble confirmer ces données. Il nous parait urgent de penser leur insertion en jouant sur l'espace social, psychologique, pédagogique : une formation professionnelle aménagée peut être une réponse pour certains d'entre eux.
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• GALAS, France-Line L'accueil de la petite enfance dans le XIème arrondissement de Paris DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Centre de Chaligny, 1998, 87 p. + ann. |
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L'accueil de la petite enfance à Paris et, plus précisément sur le XIème arrondissement de la capitale, met en lumière à la fois la complexité mais aussi la forte évolution d'une politique conduite dans le domaine des modes de garde. Visant une meilleure conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle des parents - et, notamment, des mères actives - cette politique s'est intensifiée dans les années 1980 face à l'accroissement de la demande en structures d'accueil du jeune enfant. Pour comprendre les enjeux liés aux attentes composites des familles et au phénomène de la diversification de l'offre en la matière, ce travail de recherche aborde cette problématique en s'appuyant sur une certaine pluralité des modes d'analyse comme l'illustrent les entretiens effectués avec les familles et les professionnels de la petite enfance sur le XIème arrondissement. Ces outils de travail m'ont ainsi permis d'évaluer de manière qualitative les besoins des familles, de décrire le projet qu'elles ont pour la garde de leur enfant et d'exprimer enfin leurs préférences par rapport à l'offre existante. Une des spécificités de cette politique menée en faveur des modes de garde est le caractère multi-partenarial et la superposition d'acteurs institutionnels nationaux (Etat, CNAF), locaux (municipalités, conseil général) et périphériques (crèches parentales). Ce travail apporte un éclairage sur les sytèmes et les logiques d'actions propres à chaque institution et à chaque acteur, ouvrant ainsi le débat des modes de garde à une dynamique s'associant aux politiques de la famille et de l'emploi.
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• GAVELLE, Laurent Comment soutenir un processus d'autonomie avec la personne adulte mentalement handicapée dans une institution résidentielle : de la prise en charge à l'accompagnement social dans un foyer d'hébergement du sud-ouest Yvelines DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 137 p. |
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C'est à la question de l'accompagnement de la personne adulte handicapée mentale, dans sa démarche d'autonomie, que les réflexions présentées tentent d'apporter comme éléments de réponse à un certain nombre de besoins. La personne handicapée mentale, avec ses capacités et ausi ses limites, est porteuse de désirs et de demandes. Etre capable d'avoir des projets et de les mettre en oeuvre représentera l'aboutissement d'un travail d'individuation qui permet l'accès à l'autonomie. L'hébergement, en institution résidentielle, apparaît comme une étape déterminante pour conduire le résident vers l'autonomie et le développement de celle-ci constitue l'objectif privilégié des professionnels afin de construire un projet avec la personne et soumis à son propre principe d'évaluation. Il faut donc reconnaître un projet individualisé en préservant une approche de la personne fondée sur un profond respect de l'individu, privilégiant ses choix, ses droits, ses devoirs et en raisonnant en terme de pratique professionnelle d'accompagnement qui engage la libre adhésion du résident plutôt qu'en terme de prise en charge qui déresponsabilise. La personne handicapée mentale veut son autonomie et, loin de la contrôler, il s'agit de respecter son parcours en partant de ce qu'elle-même peut dire de ses conditions de vie et de ses aspirations. Mais l'attention des professionnels implique une vigilance constante sur les capacités et limites de la personne afin de ne pas la pousser systématiquement et inconsidérement vers des lieux hors de sa portée. La fonction d'accompagnement souligne fortement la nécessité de soutenir un résident, en foyer d'hébergement, dans sa tentative d'exprimer ses potentialités, de s'adapter à un environnement incertain dans lequel il s'accomplit, pour franchir les étapes de la vie dans un espace institutionnel, lui-même inscrit dans un dispositif susceptible de répondre au cas par cas à la singularité.
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• GENNERET BUSSET, Claire Difficultés d'intégration des jeunes maghrébins d'une cité auboise dans la sphère publique : intérêts et limites d'un dispositif local de médiation DSTS, dir. : Françoise Moncomble. Ile-de-France : Université Paris XII-Val de Marne, 1998, 190 p. Cote CEDIAS : 57 447 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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S'intégrer à l'espace public local, respecter les règles de droit commun qui le régissent et assurer à tous la même égalité de traitement représentent pour les jeunes le premier stade d'accès à la citoyenneté, le moyen de développer des types de socialité urbaine leur permettant de vivre avec les autres, d'entrer en société et en démocratie. Or cette intégration semble actuellement, pour les jeunes maghrébins des cités, très aléatoire et compromise par un contexte sociétal particulièrement anomique et globalement hostile à leur égard mais aussi par leur comportement déviant et agressif dans l'espace public urbain qui renforce leur stigmatisation et leur relégation hors du champ social et politique. En observant la réalité d'une cité auboise, nous serons amenés à montrer comment ces adolescents marginalisés mettent en acte collectivement leur haine et leur rage en s'appropriant ce territoire, en y imposant leur propre loi, en le soumettant à l'ordre arbitraire de l'honneur de la communauté des pairs, incapables d'établir avec les autres groupes sociaux des compromis de coexistence et des relations de droit. Dans cette recherche, nous analyserons l'action de ces grands frères pacificateurs, embauchés comme agents de proximité pour temporiser la violence et les conflits générés par les jeunes dans le sphère publique, pour les initier aux règles de la civilité et du vire-ensemble et faciliter ainsi leur entrée en société et en citoyenneté. Il s'agit de mettre en évidence l'intérêt et les limites de ces nouveaux dispositifs territorialisés de régulation sociale et de médiation dans les banlieues.
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• GERMAIN, Béatrice De la conduite de la relation conjugale et familiale au travers du "temps pour soi" DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Université Paris XII-Val de Marne, 1998, 119 p. + ann. |
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Considérée ici comme entité politique, oeuvrant à sa pérennisation par la recherche d'une unité qui vient transcender les intérets contradictoires entre groupe familial, couple et individu, la famille est supposée adopter une conduite politique, laquelle est déterminée par une volonté, une stratégie, une sélection de moyens. La relation conjugale contemporaine tente de concilier, dans un rapport démocratique, aspirations individualistes et désir de fusion. Une nouvelle forme familiale apparaît ainsi avec l'association-fusion, porteuse de conflictualité et instable puisqu'intégrant à la fois désir d'individuation et de fusion. Au travers du "temps pour soi", temps que l'individu s'accorde à lui-même hors des sphères familiale et professionnelle, ce travail a pour but d'analyser - au travers de différents entretiens - lequel des deux versants de cette nouvelle forme familiale est privilégié par les membres d'un couple et quelles en sont les conséquences sur leur capacité de négociation. Au travers du "temps pour soi", cette recherche met finalement en perspective le rapport dialectique entre association et fusion, représentations et conduite politique, convention et contrat, crise et conflit au sein de la relation conjugale et familiale. Ce travail veut montrer, en outre, l'utilité de prendre en compte - dans le cadre d'une intervention éducative et d'une problématique conjugale trop fusionnelle - les deux partenaires du couple pour aider celui-ci à réduire son dysfonctionnement par l'introduction du public dans le "tout-privé", y compris au risque de provoquer des ruptures qui n'en seront peut-être pas moins des opportunités de reconstruction.
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• GONCE LIPIRA, Pascale Vivre hors les murs de l'hôpital : étude des représentations sociales de l'insertion sociale des malades mentaux auprès d'assistants sociaux de psychiatrie DSTS, dir. : Marie-Odile Clostre. Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998, 141 p. + ann. |
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Favoriser l'insertion sociale de malades mentaux hospitalisés parfois depuis des années, telle est l'une des missions confiées aux assistants sociaux de psychiatrie. De quelle insertion peut-il être question pour cette population ? Ce travail souligne les nombreuses contradictions et pressions inhérentes à l'insertion sociale de malades mentaux chroniques. La notion d'insertion sociale est particulièrement complexe et laisse ainsi le champ ouvert aux représentations sociales. Après avoir approfondi les notions d'insertion sociale (Labregere, Castel, Dubar, Durkheim) et de représentations sociales (Jodelet, Herzlich, Abric) l'objectif de cette recherche est de tenter de mettre à jour quelques-unes des représentations sociales de l'insertion qui la conditionnent et l'orientent. Entretiens d'enquête et questionnaires ont été réalisés auprès d'assistantes sociaux travaillant en Centre hospitalier spécialisé en psychiatrie. Les résultats de cette enquête montrent une image positive de l'hôpital et de l'insertion pour les malades mentaux chroniques. Elle met également en évidence les contenus des actions d'insertion, considérés comme un processus dans lequel une insertion-adaptation réciproque est privilégiée. Enfin, des tensions entre plusieurs couples d'opposition apparaissent et vérifient l'hypothèse de départ selon laquelle les tensions inhérentes à la notion même d'insertion sociale pour des malades mentaux chroniques se retrouvent dans les représentations sociales de cette insertion.
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• GREMILLET, Pascal Du résident à l'usager : regard sur une évolution des politiques sociales à l'égard des personnes handicapées DSTS, dir. : Jean-Pierre Fanget, Pascale Pichon. Rhône-Alpes : SUFC-Université J. Monnet de Saint-Etienne, 1998, 111 p. |
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Depuis vingt ans, la prise en charge des personnes mentalement handicapées a considérablement évolué. Elle est passée d'une prise en charge collective à une prestation de service individualisée. Cette évolution ne fut pas sans incidences sur le statut des personnes handicapées. Nous verrons à travers l'exemple de la création d'un service d'accompagnement à la vie sociale les effets de ce changement sur l'insertion des personnes handicapées dans le monde ordinaire.
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• GROS, Patrick De l'accueil à l'accompagnement des jeunes : repères pour la construction d'une identité professionnelle des accueillants en missions locales DSTS, dir. : Lorette Pierret. Ile-de-France : IRTS de Paris, 1998, 123 p. Cote CEDIAS : 57 446 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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La fin de la période de forte expansion économique, intervenue dans les années 70, a généré l'effritement de la société salariale, laissant apparaître des marges de plus en plus larges de personnes fragilisées. De nouvelles catégories sociales ont émergé, dont les jeunes de 16 à 25 ans, qui réagissent de manière sensible aux phénomènes qui agitent notre société. De par leurs difficultés d'accès à l'emploi, ils sont les révélateurs de changements sociaux importants où la valeur travail est fortement interrogée; ils sont contraints à une nouvelle gestion du temps où alternent des périodes d'activité et de non-activité. Pour tenter de répondre au problème posé par l'insertion sociale et professionnelle des jeunes, Bertrand SCHARTZ a crée, il y a une quinzaine d'années, les Missions locales. S'inscrivant dans une nouvelle dimension de l'intervention sociale, définie à partir de la territorialisation, elles ont donné naissance à de nouveaux acteurs sociaux. Les accueillants, en prenant en compte la globalité des difficultés que les jeunes rencontrent, apparaissent aujourd'hui comme les accompagnants d'un public particulièrement fragilisé. Or, malgré la place sociale qu'ils occupent, ils n'ont pas accédé jusqu'alors à un statut qui leur permettrait d'asseoir leur identité professionnelle. Après avoir retracé l'histoire des missions locales et analysé les fondements de la revendication identitaire des accueillants, l'auteur de ce mémoire met en évidence le rôle d'accompagnants qu'ils jouent auprès des jeunes. Leur accès à une reconnaissance professionnelle ouvrirait à une réflexion déontologique qui permettrait d'interroger ce qui caractérise certainement les "nouveaux métiers du social" à savoir proximité avec le public et perspective temporelle.
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• GUILLON, Renée Vie associative à l'hôpital : complémentarité privé/public dans la prise en charge de la maladie mentale DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 126 p. |
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Si la maladie mentale est la maladie du lien, alors les associations ne viennent-elles pas justement recréer, maintenir ce lien social si vivement attaqué ? L'hôpital, après avoir abandonné ses fonctions d'accueil et d'assistance, se médicalise et, depuis près d'un demi-siècle, des équipes soignantes sont venues y greffer des associations. Par la souplesse qu'elle autorise, la loi de 1901 ouvre un espace considérable de créativité, elle est à l'origine de nombreuses initiatives qui ont fait évoluer les modes de soins, elle est un outil idéal dans la prise en charge des malades mentaux. Aujourd'hui, les associations ont irrigué tout le tissu social, tout le monde en bénéficie, elles naissent, vivent là où les manques se révèlent. Elles sont un véritable terreau d'innovation. Alors, à l'hôpital psychiatrique, quelles sont les raisons qui motivent les équipes soignantes à créer sans cesse des associations ? Si ce sont des lieux de créativité, elles générent cependant une multitude d'interrogations. Critiquées, soupçonnées par certains, soutenues par d'autres, elles sont l'enjeu de discussions, de tractations. Certains y voient des dérives, d'autres des outils. Quelles sont leurs fonctions à l'hôpital ? Est-ce le reflet d'une "entreprise dynamique" ? Ne sont-elles pas aussi des domaines où s'exercent des enjeux de pouvoirs ? Ainsi, pourquoi un service public, l'hôpital,qui dans un pays très développé, l'un des sept plus riches du monde, envié par tant de voisins, ne se suffit-il pas à lui-même et voit se multiplier dans sa proximité tout un tissu associatif ? Doit-il et peut-il répondre à tous les besoins engendrés par la maladie mentale ?
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• HAMON, Antoine L'image de la personne handicapée moteur DSTS, dir. : (non indiqué). Basse-Normandie-Haute-Normandie : Université de Caen (Basse-Normandie), 1998, 122 p. |
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La situation des personnes handicapées moteur en France a changé considérablement depuis soixante ans. L'évolution a lieu dans tous les domaines : la protection sociale, la scolarisation, l'accès à l'emploi, les techniques médicales, le maintien à domicile, les structures de logement, l'accessibilité aux bâtiments publics ou aux moyens de transport, etc.. Les associations, notamment l'Association des Paralysés de France (APF), jouent un rôle important dans le regroupement, les actions et les revendications des personnes handicapées et représentent un champ d'observation important. La perception du handicap, à l'heure actuelle, n'est pas semblable à celle des années quarante. Le regard du "valide" sur le "handicapé" s'est transformé et réciproquement. Quelles images de la personne handicapér moteur une association telle que l'APF transmet-elle aux personnes valides, plus généralement au public ? Une approche interactionniste permet d'établir que les relations entre le public et les personnes handicapées produisent des représentations du handicap moteur. La transformation des images de la personne handicapée (considérées comme l'aspect figé des identités sociales) se fait avec les personnes elles-mêmes, à travers des activités collectives militantes. L'action de l'APF participe donc à l'institutionnalisation des images contemporaines du handicap moteur. L'étude du contenu, à partir de 344 éditoriaux de Faire Face (mensuel de l'association) permet, de 1933 à 1966, de faire correspondre à chaque image proposée une modification de la position sociale des personnes handicapées moteur ou une modification des orientations de l'association. Plusieurs thèmes sont développés, notamment le passage de "l'infirmité" au "handicap", l'avénement de la réadaptation fonctionnelle par la quête de normalisation, la stigmatisation du "handicap associé", la construction d'une identité propre à partir de la valeur "souffrance", la dépendance financière de l'association... Pour conclure, une réflexion d'actualité est proposée à propos de l'intégration par la citoyenneté. Ce travail participe d'une réflexion de l'APF sur son projet associatif.
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• HAUDEN, Christian Les conditions de construction d'un projet de prévention de la délinquance : étude du Conseil intercommunal de prévention de la délinquance de l'agglomération roussillonnaise (de 1985 à 1994) DSTS, dir. : Bernard Cogne. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 151 p. |
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Au début des années 80, de nombreuses villes se sont dotées d'un Conseil de prévention de la délinquance. La mission de ces conseils était de coordonner et d'animer des actions de prévention. L'analyse de leur fonctionnement - qu'en ont fait les experts - laisse à penser qu'il n'est pas aisé, pour ces instances, de répondre efficacement. L'auteur fait l'hypothèse de la nécessité, d'une part, de la clarification du rôle des acteurs et, d'autre part, de la structuration de l'organisation Conseil de prévention. En s'appuyant sur une étude du C.I.P.D de l'agglomération roussillonnaise, à travers l'analyse des freins et des facteurs facilitateurs à l'élaboration d'un projet, il tente de faire émerger la construction d'un dispositif opérationnel. Au-delà de l'aspect organisationnel, l'auteur fait ressortir l'importance d'une volonté politique locale, inscrite dans un cadre administratif adapté, pour remplir sa mission de Conseil intercommunal de prévention de la délinquance.
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• HAYER, Eric Tous les chemins de l'établissement spécialisé mènent-ils à l'intégration ? : modes d'entrée dans la vie d'adulte de jeunes sourds DSTS, dir. : (non indiqué). Basse-Normandie-Haute-Normandie : Université de Caen (Basse-Normandie), 1998, 101 p. |
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Notre recherche s'est portée sur une population de jeunes dans une version qui n'est pas la plus "parlante" puisqu'il s'agit de la jeunesse sourde et, particulièrement, celle dont les chemins passent par l'établissement spécialisé. Marqués très tôt par ce handicap de la communication et de la compréhension, les jeunes enfants sourds profonds n'ont souvent d'autre alternative que d'être confiés par leurs parents "aux bons soins" de l'établissement spécialisé. Au-delà de cette compréhension, nous nous sommes demandés si ce passage dans l'établissement spécialisé ne constituait pas, pour certains d'entre ces jeunes qui y étaient longtemps exposés, une entrave supplémentaire dans la dynamique de leur intégration. Nous nous demandions, entre autres, si l'établissement ne participait pas - pour ces jeunes - de cette ambiguïté originelle et fondamentale qui fait "qu'elle repose sur la combinaison de la ségrégation (comme moyen de protection et de création de nouvelles situations d'apprentissage) et de l'intégration (comme but final de l'éducation)". (1) Pour répondre à cette question, nous avons donnée la parole à des jeunes adultes sourds, passés par l'établissement. Afin de mieux nous représenter comment ce passage avait été assimilé, il était primordial de recueillir leurs histoires de vie au sein de l'établissement et celle de leur insertion dans la société. Les données recueillies, de type récits biographiques, nous montrent que les modes d'entrée dans la vie d'adulte et que les modes d'intégration varient en fonction effectivement du nombre d'années passées dans l'établissement mais varient aussi en fonction du milieu familial, du niveau scolaire, des expériences d'intégration (ou non), des niveaux de sociabilité, des moyens d'autonomie. (1) Philippe J.M. Reynaud - L'éducation spécialisée (thèmes et problèmes-L'éducation) Encyclopedia Universalis, 1984, 220 p.
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• HENRY, Gilles Médiation et transaction sociale : les "dix-huit chameaux des frères Sérendip" ou la place du médiateur dans la régulation d'un conflit au sein d'une instance non juridictionnelle de médiation DSTS, dir. : Arsène Amen. Lorraine : IRTS de Le Ban Saint-Martin, 1998, 101 p. Cote CEDIAS : 57 456 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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A partir d'une métaphore inspirée d'un conte pour enfants, intitulé "Les dix-huit chameaux des frères Sérendip", ce mémoire aborde la question centrale de la place du médiateur au sein d'une instance non juridictionnelle de régulation des conflits se référant au concept de "médiation". Après une première approche s'appuyant sur des témoignages de médiateurs ainsi que de protagonistes de conflits ayant fait appel à de telles instances, complétée par la consultation d'une partie de la littérature tendant à modéliser le rôle du médiateur, une étude plus approfondie est développée à partir du concept de "transaction sociale". Cette seconde approche aborde les enjeux liés aux interactions nées de la triangulation constituée du médiateur, agissant en tant que tiers, et des protagonistes du conflit. Elle tente de nous éclairer sur les stratégies mises par ces trois acteurs. Elle décrit la nature du rapport qu'entretiennent les protagonistes d'un conflit à l'égard de ces instances non juridictionnelles de régulation des conflits et du médiateur. De même, elle aborde la nature de l'accord qui est conclu. Elle interroge, au delà de ces aspects, l'existence même de ces modes non juridictionnels de régulation des conflits dans la perspective d'un débat très ouvert sur l'agglomération messine et qui porte sur l'opportunité de créer une "Maison de la Justice et du Droit" qui ciblerait un quartier ou une "Maison de la Médiation et du Droit" qui rayonnerait sur l'ensemble de cette agglomération.
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• JEAN, Patrick Le pari de la confiance au coeur de la décision : l'acteur et ses logiques DSTS, dir. : (non indiqué). Limousin : Institut d'économie sociale et familiale de Limoges, 1998, 135 p. |
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Sept ans après la décentralisation, la déconcentration dans la Fonction publique d'Etat a pour but de développer les responsabilités et transférer les compétences à l'échelon local, donc redistribuer les pouvoirs. Elle se doit d'être un moyen de rapprocher l'administration de l'administré. Pourtant, elle se trouve confrontée à des résistances notamment en terme de péril pour une république indivisible et une inviolable égalité pour tous sur le territoire. Si la déconcentration se décrête comme un outil de modernisation, comment se vit-elle de l'intérieur ? Quels réels changements se sont opérés dans les pratiques ? Quels nouveaux liens sont apparus entre l'échelon national et l'échelon local ? Pour tenter de répondre à ces questions, nous étudierons le moment de la décision de la déconcentration de l'action sociale au Ministère des Finances. Après une étude des chemins institutionnels de la décision, nous analyserons le contexte de l'évolution de l'action sociale et ses résistances dans un ministère "hyper-centralisé et méfiant". Puis, un meilleur repérage des logiques des acteurs nous amenera aux mécanismes de la décision, au travers d'enjeux débattus et d'exemples concrets où nous repérerons les " nouveaux partenariats" dans les négociations. Ces étapes nous conduisent au constat qu'il n'y a pas eu un réel changement dans les modes de décision : il se produit plutôt un phénomène de "calque",entre les fonctionnements à l'échelon local et à l'échelon national, qui s'est en quelque sorte réapproprié les décisions, provoquant quelques déceptions et tensions à l'échelon départemental. Dans ce contexte très cadré il apparait une réelle difficulté à la remontée de la demande sociale, laissant entrevoir un système de réponse à des besoins présupposés. De là, se pose une question essentielle pour l'assistant de service social : comment faciliter l'énonciation de la demande sociale ? Comment, en amont, la repérer ? Nous postulons que la non-remontée des besoins n'est pas le seul fait de blocages institutionnels. Il existe un hiatus entre la logique administrative et les logiques de vie des agents. Et l'assistant social se trouve à la croisée de deux champs d'intervention que sont : une politique de gestion du personnel où il s'identifie alors à l'institution et fonctionne dans une mission de service social d'entreprise ou bien une approche globale de l'agent (mission de polyvalence de catégorie) pour laquelle il est légitimé. Dès lors, il nous semble qu'un choix d'orientation de l'action sociale au Ministère des Finances doit s'opérer car la nature même de la demande en dépend ainsi que ses possibilités d'énonciation.
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• JEULIN, Fatima S'insérer, une injonction institutionnelle : le cas des mères isolées accueillies au centre maternel Marie Bacquet de Vienne DSTS, dir. : Anne-Catherine Wagner. Ile-de-France : Centre de Chaligny, 1998, 115 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 445 2V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Centre maternel, l'établissement Marie Béquet de Vienne a pour mission de protéger les enfants de moins de trois ans et d'accompagner leurs mères, isolées, en situation de précarité dans un parcours d'insertion. A partir des situations concrêtes d'une grande diversité, le centre maternel s'efforce d'aider ces femmes à exercer leur rôle de mère, à rechercher un emploi et un logement afin qu'elles ne soient plus des "assistées". L'interaction entre les exigences du centre maternel et les stratégies de mères marque ce chemin vers leur autonomie. Mais à côté de certaines réussites, le suivi de l'insertion professionnelle et la préparation à la sortie de l'établissement liés au contexte économique et social demeurent des points d'insatisfaction importants.
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• KEDZORA GARDEZ, Eliane L'accompagnement de la personne âgée à domicile : regards sur les solidarités familiales DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 90 p. |
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Le vieillissement de la population pose la question de la prise en charge de personnes âgées à domicile; en effet, lorsque les problèmes de santé apparaissent, la personne âgée sollicite de l'aide soit auprès de sa famille soit auprès des services de proximité, voire parfois ces deux types d'aide se cumulent. Aussi, notre questionnement s'est orienté autour de l'articulation entre les solidarités familiales et les services de proximité, essentiellement représentés ici par les aides à domicile. L'hypothèse de travail qui a guidé notre recherche stipulait que "des représentations du rôle de l'aide à domicile découlaient la relation de travail et la collaboration familiale". Cette enquête s'est déroulée auprès de la population âgée du régime minier et des aides à domicile encadrées par le service social U.R.S.S.M. Elle a permis de mettre en évidence : d'une part, une représentation du rôle de l'aide à domicile essentiellement ménagère pour les personnes âgées et à prédominance relationnelle chez les aides à domicile et, d'autre part, les freins relatifs à la collaboration familiales sous-tendus par les images de l'entraide familiale et de sauvegarde de la vie privée. Au regard de ces deux constats, nous avons élaboré des pistes de réflexion pour la mise en oeuvre de nouvelles orientations professionnelles, réparties autour de deux axes : - élaboration d'un protocole d'accord entre l'institution et la personne âgée bénéficiaire du service aide à domicile enrichi par la constitution d'un plan d'aide à la personne, établi entre tous les intervenants du domicile, - mise en place d'instance de supervision en faveur des aides à domicile destinées à favoriser l'acquisition d'attitudes professionnelles. La réalisation de ces propositions relèverait en grande partie du service social et serait de nature à permettre une meilleure connaissance du rôle de chacun ainsi qu'une collaboration familiale effective auprès des personnes âgées.
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• KELLER GUNEPIN, Irène Le voyage humanitaire, outil de l'éducation populaire : peut-il permettre à des jeunes en difficulté une réorientation de leur trajectoire personnelle ? DSTS, dir. : Anne Flye Sainte Marie. Lorraine : IRTS de Le Ban Saint-Martin, 1998 |
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Le voyage humanitaire pour des jeunes en situation d'exclusion peut, à travers la rupture apportée, leur permettre une reconstruction identitaire : c'est ce que l'auteur de cette étude tend à démontrer à partir du scénario de vingt-deux parcours d'adolescents et jeunes adultes. En effet, l'humanitaire occupe aujourd'hui une place indéniable dans notre imaginaire social et politique. A travers l'épreuve du choc culturel, de la rencontre avec l'autre, du risque, de la rupture, de l'aventure, il va connaître de nouvelles capacités d'intervention. Le voyage va représenter un temps d'expérience de soi et du monde, faire émerger de nouvelles valeurs, de nouvelles formes de civisme et redonner du sens à leur vie. Toutefois, le voyage humanitaire ne peut jouer ce rôle que si une étape de préparation en amont et une étape de suivi en aval entourent le voyage lui-même. C'est un éventail de projets, d'expériences, de témoignages que propose l'auteur autour de trois concepts-clé : le projet, le processus identitaire et l'interculturalité. Elle s'attache également à montrer que la fonction d'aide à la reconstruction identitaire ne peut être atteinte que si une véritable relation/négociation avec la population d'accueil s'instaure.
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• LABROUSSE, Jean-Jacques Politique locale du logement social et partenariat : du mariage de raison au contrat de mariage DSTS, dir. : Bruno Maynard. Limousin : Institut d'économie sociale et familiale de Limoges, 1998, 127 p. |
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Les politiques du logement social ont depuis leur origine fait référence à des collaborations, des co-réalisations de l'Etat avec d'autres collectivités publiques ou privées. Aujourd'hui, le partenariat s'est imposé dans la panoplie et les normes de l'action publique et il irrigue les pratiques sociales actuelles. La loi du 31 mai 1990 fait expressément référence au partenariat pour la mise en oeuvre du droit au logement. A Saintes, en Charente Maritime, ville de 28.000 habitants, se mène depuis près de quinze ans une expérience de construction d'une politique locale du logement social, inscrite dans une démarche de partenariat. Il semble que cette démarche ait produit une politique plutôt plus adaptée et efficace dans le domaine de l'insertion par le logement des personnes en difficultés. Après avoir tenté de voir ce que recouvrait le concept récent qu'est le partenariat, il importait de vérifier que la démarche entreprise rassemblait les indicateurs du partenariat tels qu'identifiés et de mesurer les effets et les limites de cette démarche sur la politique produite sur le plan local - elle-même inscrite dans une politique départementale puisque la loi a retenu cet échelon administratif pour la mise en oeuvre du droit au logement. Le partenariat ne saurait s'ériger en valeur. Il n'est pas une fin en soi ni un concept figé. Le partenariat s'inscrivant dans une démarche d'expérimentation, celle-ci - si elle veut aboutir à la définition et à la mise en oeuvre de politiques territorialisées plus efficientes - ne pourra faire l'économie des quelques invariants identifiés dans cette étude.
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• LANUSSE-CAZALE, André Destins de Centaures : étude de la population de lads-jockeys en situation de reconversion DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 118 p. |
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L'image des courses de chevaux demeure celle du jeu ou de la litanie des résultats à la radio. Pourtant, derrière cela se cache une véritable industrie qui représente plus de 50.000 emplois directs, un chiffre d'affaires supérieur à 33 milliards de francs et rapporte près de 6 milliards nets par an à l'Etat. L'Institution des Courses, loi de 1901, gérant ce patrimoine national a chargé l'AFASEC de la formation des lads-jockeys et de l'action sociale des écuries de courses. C'est auprès de cette population de lads-jockeys que j'ai réalisé cette étude. Le métier a des spécificités propres et le lad-jockey a des caractéristiques physiques particulières puisqu'un jeune, entrant en formation à l'âge de 14 ans, mesure 1m40 pour 36 kilos. Exercer cette profession nécessite un très bon niveau sportif puisque lors d'une course, le jockey peut subir une traction de 12 kg dans les bras et ses pulsations cardiaques peuvent monter jusqu'à 200 durant plusieurs secondes. Cette caractéristique et les nombreux accidents font que le problème de la reconversion professionnelle se pose de façon critique. En effet, à l'âge de trente ans, un salarié sur deux quittte la profession. Cela est le début d'une douloureuse démarche car, dans la très grande majorité des cas, elle n'est pas souhaitée. L'objet de cette étude a été l'approche de ce problème afin de le cerner et de trouver des pistes de réflexion qui permettront de mieux aborder cette situation délicate. Nous nous sommes aperçus, à l'issue de l'enquête que nous avons réalisée, que les jeunes qui entrent dans cette profession le font d'abord par passion et qu'ensuite ils sont "portés" au sein de l'institution par des structures qui les prennent en charge du début de la formation jusqu'à la retraite et ce, dans un milieu très fermé. Quatre facteurs essentiels interviennent dans la difficulté à exercer une autre fonction : problèmes liés au métier, problèmes d'affiliation, d'identification et de socialisation. Les inter-relations existantes entre ces facteurs peuvent se regrouper sur le concept de réintégration sociale. Afin d'améliorer cette situation, nous proposons au terme de cette étude deux axes de réflexions. L'une durant la formation concerne le projet éducatif, l'autre, la mise en place d'un milieu ouvert afin de favoriser l'intégration sociale.
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• LAVALLEE, Carmen L'accueil de nuit au service des SDF : entre l'urgence et l'insertion, un outil à revisiter DSTS, dir. : Bruno Maynard. Limousin : Institut d'économie sociale et familiale de Limoges, 1998, 127 p. |
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Aujourd'hui, la présence de plus en plus visible de personnes sans abri sur l'espace public participe complétement de notre quotidien. Il est devenu banal, normal de côtoyer des individus qui vivent dans la rue, des êtres apparemment sans devenir pour qui chaque nouvelle journée est une épreuve, un combat qu'il faut mener pour survivre. Et si ce phénomène nous émeut peut-être un peu plus fort ces dernières années, c'est sans doute parce qu'on a acquis la certitude qu'il peut nous atteindre. La pauvreté resserre en cette fin de 20ème siècle son étau autour de franges de populations considérées jusque là comme protégées. Elle prend ses racines non plus dans les inégalités et les injustices sociales mais dans la crise de l'emploi et du modèle salarial. Multiforme, elle en appelle à de nouvelles définitions et à d'autres mots pour se nommer. Les pauvres sont devenus des chômeurs puis des exclus. Les sans-logis rebaptisés SDF demeurent quoi qu'il en soit la figure emblématique de l'exclusion. La satisfaction de leurs besoins élémentaires : manger, dormir au chaud et en sécurité, se vêtir, se soigner, conserver quelques liens sociaux occupe tout leur temps et les amène à utiliser les dispositifs et les structures spécifiques qui se sont développés ces dernières années. Les accueils de nuit font partie de cet ensemble et constituent l'un des derniers filets de la protection sociale. Quelles missions leur sont assignées ou reconnues ? Sont-ils une étape vers l'insertion ou une halte provisoire dans l'urgence ? Mon expérience professionnelle m'incline à penser qu'ils inscrivent plus fortement les personnes dans leur errance. Tel est l'objet de ce mémoire. Après avoir tenté de définir les concepts de pauvreté et d'exclusion, j'ai dans une deuxième partie essayer de mieux comprendre les réalités plurielles que recouvre le terme SDF. La troisième partie rend compte de l'étude réalisée auprès de quatre accueils de nuit et me permet d'envisager dans ce domaine quelques perspectives de travail afin de favoriser l'intégration de ces publics.
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• LE CAPITAINE, Stéphane Les uns avec les autres : en quoi, les intéractions parents-professionnels influent sur le retour de l'enfant placé au domicile DSTS, dir. : (non indiqué). Centre : Institut du travail social de Tours, 1998, 132 p. + ann. |
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Dans le cadre du système de protection de l'enfance, des mineurs en diffcultés sociales et/ou familiales peuvent être placés dans des internats spécialisés. Si les orientations sont du registre judiciaire ou administratif, elles mettent en relation les familles, les parents des enfants placés et les professionnels qui accueillent ceux-ci. Cette confrontation entre le parent et le professionnel est source d'enjeux déterminants dont le retour de l'enfant au domicile parental n'est pas le moindre. Nous présentons le champ pratique de cette recherche constitué de la famille et de l'établissement d'accueil des enfants. Leurs fonctionnements et leur évolution ainsi que les textes législatifs formalisant les rencontres et précisant les droits de chacun sont proposés comme autant d'appuis à nos interrogations. A partir d'interviews de parents, de professionnels de l'internat et des interactions émanant de cette rencontre, nous avons tenté ensuite de déterminer ce qui pouvait favoriser ou non le retour de l'enfant placé au domicile parental. Si certains éléments sont factuels à l'ensemble des situations, des stratégies et des représentations des parents comme des professionnels sont à l'oeuvre, le changement étant alors actif. Autant de paramètres dont la prise en compte nous permet de déterminer les places de chacun, les rapports qui s'établissent et les glissements éventuels qui interviennent laissant envisager la possibilité ou non du retour de l'enfant.
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• LE FUR, Hélène Quel hébergement et quels moyens mettre en oeuvre pour répondre aux questions posées par le vieillissement de la personne handicapée mentale ? DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 137 p. |
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Les personnes handicapées mentales bénéficient, aujourd'hui, de la nouvelle longévité des "hommes" et vieillissent. Leur famille ainsi que les professionnels sont donc confrontés au délicat problème de leur hébergement qui revêt un caractère d'urgence, tant le problème s'amplifie de jour en jour : nous sommes irrémédiablement en manque de structure adéquate. Depuis la décentralisation, il appartient aux départements de définir leurs politiques sociales en matière d'hébergement. Les restrictions budgétaires auxquelles ils sont assujettis et le manque de planification ainsi que d'évaluation de la demande réelle ne leur permettent pas, à ce jour, de remédier à ce problème. Il revient donc aux professionnels de les informer de cette situation et de les alarmer quant à l'importance des besoins. On ne peut qu'imaginer un partenariat de pensée, de réflexion et un travail en réseau pour mobiliser les collectivités locales et les amener à reconnaître la nécessité de réorganiser le système face à des logiques économiques qui vont à l'encontre de notre idéologie dont les intérêts sont contradictoires avec les contraintes qui nous sont imposées. En effet, au problème des restrictions budgétaires est lié celui du risque croissant de déqualification professionnelle auquel le contexte actuel nous soumet. Nous sommes donc amenés à nous interroger quant aux stratégies à mettre en place pour préserver la qualité de la prise en charge des usagers, développer les compétences professionnelles du personnel et répondre aux besoins croissants des usagers avec des moyens de plus en plus insuffisants. La redistribution des postes et des places afin d'équilibrer les groupes peut permettre d'ajuster notre prise en charge aux nouveaux besoins de la personne handicapée mentale vieillissante. Cela va de pair avec le redéploiement des enveloppes attribuées à chaque secteur dont il est question du fait de la reconversion du sanitaire vers le médico-social, induite par la réforme de la protection sociale de 1995.
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• LE PECHON, Nicolas De l'utopie fondatrice à la crise de légitimité : la fédération des Amis des petits frères des pauvres - enquête dans une association membre DSTS, dir. : Louis Moreau de Bellaing. Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998, 159 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 439 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Les petits frères des Pauvres, bénévoles et salariés, hommes et femmes de tous âges, tentent depuis cinquante ans et sous des formes en constante évolution, d'apporter bonheur et réconfort à des personnes âgées souffrant de solitude. Issus de cette tradition vivante et animés du même esprit fondateur, les Amis des petits frères des Pauvres constituent des associations locales qui reposent sur la libre adhésion de bénévoles entourant des personnes isolées de plus de soixante ans dans leur ville par des activités collectives et des visites régulières. Des élus bénévoles et une équipe de cinq salariés animent la Fédération qui regroupe et coordonne au niveau national ces associations locales. L'ambition de ce travail est d'apporter une analyse renouvelée de cette organisation complexe par la mise en perspective d'éléments habituellement disjoints. Le terrain d'étude est une des associations membres de la fédération. La parole est donnée aux personnes âgées, acteurs à part entière et objet de sollicitude de tous ainsi qu'aux bénévoles et salariés qui en sont l'âme et la cheville ouvrière. Construite autour de l'hypothèse d'une crise de légitimité atteignant diversement les acteurs à tous les niveaux, cette recherche tente de montrer comment s'articulent de façon plus ou moins satisfaisante aujourd'hui au sein de la fédération des valeurs et des pratiques individuelles et collectives dans des systèmes d'action concrets soumis à de multiples régulations concurrentes. Si, au terme de cette recherche, la situation de l'organisation parait bloquée à bien des égards, la voie est pourtant ouverte à un aggiornamento par un processus volontaire et construit de mobilisations des acteurs pour le changement.
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• LEBOURGEOIS, Jacques La formation professionnelle en IMPRO : quelle place et pour quoi faire ? DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 118 p. |
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L'orientation des jeunes en IMPRO s'argumente sur le fait qu'ils ne peuvent pas ou ne peuvent plus être dans les structures d'éducation habituelles. Nous pourrions développer sur les difficultés de mettre en place une politique d'intégration à l'école ou sur la capacité d'adaptation de cette dernière, sur les intentions et les empêchements mais nous avons choisi de constater l'arrivée dans les structures IMPRO d'une population qui est autant victime de ses propres difficultés que d'un système rejetant et inscrivant dans le handicap. Deux types majeurs de population sont en IMPRO avec, bien sûr, à l'intérieur des différences et des individualités : - les adolescents dont les pathologies sont décrites en termes de déficiences intellectuelles profondes, moyennes, légères avec troubles associés; - les adolescents, souvent de milieux défavorisés, arrivant de structures de l'Education Nationale (SES,SEGPA, EREA...) qui, par justification de l'exclusion ou par nécessités administratives, sont étiquetés handicapés mentaux ou inadaptés, avec troubles du comportement. Si cela peut se vérifier pour quelques-uns, cette orientation est faite aussi par manque de structures intermédiaires. Ces jeunes sont donc orientés vers l'IMPRO, sur deux critères contenus dans son sigle et fixant son agrément : le médical et le professionnel. Si les parties médicale et éducative sont généralement convenues par l'aura ou les représentations qu'elles véhiculent, le pro.., la formation professionnelle, est souvent placé dans l'illusion. Il y a confusion dans cette assertion car, basée essentiellement sur la capacité d'insertion professionnelle eu égard à la réalité de l'emploi. Elle ne tient, en effet, pas compte des capacités du jeune à acquérir des savoirs-faire techniques, transposables et utilisables socialement et professionnellement. Nous avons donc travaillé sur ce qu'est la formation professionnelle pour ces jeunes, comment elle s'envisage, s'élabore en institution, comment elle est complémentaire dans l'action globale et spécifique dans son approche; autrement dit, la question de sa place afin - et dans le postulat de la reconnaître comme axe de travail pour certains jeunes - d'éviter la dualité sous-jacente, induite par l'intitulé lui-même I.M.PRO, entre le thérapeutique et la formation. Les pôles que nous avons abordé concernent l'institution, dans son fonctionnement comme dans son organisation, le jeune, dans sa particularité et l'extérieur, dans ses dispositifs, ses ouvertures.
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• LEGENT, Evelyne Crise d'identité dans le personnel du Crédit Lyonnais confronté à la mobilité DSTS, dir. : Evelyne Gamba-Nasica. Franche-Comté : IRTS Franche-Comté, 1998, 90 pages + ann. Cote CEDIAS : 57 463 2V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Une (r)évolution des structures d'une entreprise entraîne nécessairement un changement d'habitudes dans les fonctionnements "professionnels" et "personnels" de ses salariés. L'assistante sociale du travail, à l'interface des 2 mondes (1) qui constituent l'identité des hommes au travail, se doit de veiller à l'équilibre de ceux-ci. Au travers des freins à la mobilité (géographique et fonctionnelle) instituée par l'entreprise pour sa survie et sa rentabilité et en liaison avec la construction identitaire des salariés, l'assistante sociale a tenté de percevoir et de développer les impacts de son action tant au niveau individuel que collectif. Quelles propositions, quelles actions pouvait-elle faire et mener dans ce contexte de changement permanent pour accompagner les salariés ? Par une étude de type sociologique menée sur une partie de la population de ce secteur - les femmes des services administratifs délocalisés à une centaine de kilomètres - l'assistante sociale a pu, d'une part, mettre en évidence les initiatives qu'elle a prises pendant cette période de mouvance pour les salariées concernées et, d'autre part, élaborer une proposition de réorganisation pour le service social où elle exerce correspondant aux évolutions de l'entreprise. (1) Par les 2 mondes, nous entendons d'une part la vie privée du salarié et d'autre part sa vie professionnelle.
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• LEHINGUE, Jean-Marc Quartier des Champs Montants à Audicourt (25) : enfermement et lien social DSTS, dir. : (non indiqué). Franche-Comté : IRTS Franche-Comté, 1998, 139 p. |
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Cette recherche porte sur un "quartier sensible" et sur sa "situation spatiale au regard de la cohésion sociale". La problématique décrit : ° un quartier avec ses lieux et ses hommes, ° une population avec ses caractéristiques et son histoire, ° l'interaction entre les hommes et les lieux ainsi qu'entre les hommes eux-mêmes. L'hypothèse est : il existe une corrélation forte entre la conception même du site (quartier des Champs Montants à Audincourt) et la nature des liens sociaux entre ses habitants. L'espace excentré du reste de la commune, replié sur lui-même conduit à modifier les liens sociaux. Nous avons là : une zone pavillonnaire qui relie le quartier au centre-ville, une avenue qui le ceinture et des "immeubles sociaux" à l'intérieur de la boucle. Les éclairages théoriques abordés sont : ° les sociologues contemporains de la ville, ° les concepts de socialisation, d'identité et de lien social, ° les travaux de "l'Ecole de Chicago". La méthodologie est constituée : ° d'une pré-enquête par questionnaires auprès d'habitants de deux quartiers d'Audincourt (Forges et Champs Montants). Elle montre le repli de l'espace Champs Montants et son lien social dense mais interne; ° d'une lecture analytique d'un ouvrage monographique "Sixty blocs" : on découvre la coupure dès l'origine de l'espace "Champs Montants" et l'apparition de "l'enfermement" de 1970 à nos jours; ° d'entretiens d'habitants ayant déménagé il y a moins de deux ans : des démarches de socialisation et d'identité apparaissent mais en souhaitant maintenir le lien social. En conclusion : il y a bien corrélation entre la conception du site et les liens sociaux. Beaucoup aspirent à quitter le cercle mais en restant car attachés à ces liens. Pratiques professionnelles : l'évolution professionnelle d'un directeur de Maison de Jeunes et de la Culture passant dans ce contexte de pratiques de "développement de la citoyenneté" à des initiatives favorisant "la socialisation et l'identité", tel est l'impact professionnel de cette recherche.
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• LEMAN, Marc Un pas de plus pour éviter les processus de l'exclusion ou la responsabilisation d'adolescents en grande difficulté par le dispositif de la formation professionnelle destiné aux 16-25 ans et l'accès au logement individuel DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 128 p. |
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Souvent décrié ces dernières années mais toujours autant sollicité, l'internat est un mode de réponse aux problématiques de jeunes en grande difficulté. Pourtant, face à l'évolution de l'emploi et à la montée du chômage des jeunes d'un bas niveau de qualification, face au retour de la pauvreté au sein des familles, au surendettement et à ses répercussions sur le maintien dans le logement, l'exclusion guette le jeune à l'issue de son placement. La prise en charge éducative ne peut plus se situer dans le cadre de l'ancienne mission de l'internat et les attentes des usagers se sont modifiées. L'internat est au coeur d'un problème qui a changé de nature, de façon d'être posé et nous devons essayer d'apporter des réponses. Après une présentation de la problèmatique, la première partie s'attachera à collecter des apports théoriques. La seconde partie est exclusivement consacrée à une étude de terrain réalisée auprès de jeunes ayant récemment quitté l'institution. La troisième partie sera l'occasion d'identifier des propositions de travail pour éviter au mieux, à l'issue du placement, l'engrènement des processus de l'exclusion.
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• LENOBLE, Jean-Paul Le rôle des EPSR : la formation, un moyen incontournable pour la rééducation professionnelle DSTS, dir. : (non indiqué). Limousin : Institut d'économie sociale et familiale de Limoges, 1998, 182 p. + ann. |
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R.Q.T.H est un sigle percutant : - pour le commun des mortels, il fait partie des nombreuses abréviations que le monde actuel utilise et dont la signification n'est pas représentative; - pour le professionnel averti, cette abréviation interpelle et, replacée dans un cadre, permet d'apprécier le niveau d'inadaptation et les problèmes liés au handicap; - pour l'initié, ce sigle a souvent une résonance négative ou charitable car il fige le travailleur handicapé dans une catégorie excluante et désavantagée. Depuis la création des EPSR et leur reconnaissance par l'intermédiaire du Code du travail, ceci conformément aux lois de 1975 et de 1987, les CO.T.O.REP peuvent reconnaitre à certaines personnes le statut de travailleur handicapé et leur assurer un suivi et un reclassement professionnel au sein des entreprises. L'entreprise n'a que deux solutions : - exclure et licencier le salarié suite à son handicap et ainsi éviter d'affronter les méandres de la loi de 1987 en payant une contribution à l'A.GE.F.I.P.H, - faire appel à l'E.P.S.R et à ses partenaires pour élaborer un projet individuel conformément aux souhaits du salarié, de l'employeur, tout ceci en tenant compte du handicap révélé. Les contrats de rééducation proposés par les régimes d'assurance (Sécurité Sociale et MSA) peuvent être un exemple de reconversion professionnelle en assurant le maintien dans l'emploi du salarié grâce aux mesures de l'A.GE.F.I.P.H. Ce type de contrat est un travail de longue haleine, impliquant de nombreux partenaires motivés pour la même cause : la lutte contre l'exclusion des travailleurs handicapés. L'E.P.S.R. de la Creuse, à travers la réalisation du contrat de rééducation de Tristan R., a prouvé brillamment que la notion de R.Q.T.H n'est pas un facteur d'exclusion mais peut être un moyen d'inclusion dans le monde du travail et, plus particulièrement, dans l'entreprise.
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• LETOUT, Bertrand Le travail social au coeur des familles : aide à domicile et évolution du travail social DSTS, dir. : (non indiqué). Basse-Normandie-Haute-Normandie : Institut du développement social de Canteleu (Haute-Normandie), 1998, 90 p. + ann. |
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La proximité à l'usager et la faible qualification des travailleuses familiales et des aides ménagères peuvent nuire à la reconnaissance de leur identité professionnelle de travailleur social, dûment inscrit dans le champ de l'intervention sociale. Seuls une pratique de la concertation et le suivi d'une formation adaptée, alliés à l'assurance d'un encadrement et d'un conseil technique professionnalisés, sont susceptibles de présenter des garanties dans ce sens à un moment où le travail social connaît des mutations profondes en lien avec l'évolution de l'environnement économique. Des entretiens semi-directifs ont été menés auprès de 7 professionnelles de l'aide à domicile afin de nous éclairer sur leur trajectoire et leurs compétences, leurs pratiques professionnelles et leurs rapports avec l'institution employeur ainsi que leur vision des perspectives d'avenir. Force est de constater, même si nous avons bénéficié d'un échantillon composé de personnalités particulièrement dynamiques, que le secteur de l'aide à domicile doit s'engager plus résolument dans la professionnalisation de l'encadrement et du conseil, le renforcement de la concertation avec les travailleurs sociaux, voire vers une accentuation en direction de la formation. Si tel n'était pas le cas, le risque serait grand de voir, au moins pour partie, les métiers de l'aide à domicile se détacher du travail social pour rejoindre la nébuleuse des emplois familiaux dont les caractéristiques sont d'allier les inconvénients de la précarité de l'emploi, de la proximité à l'employeur et une faible qualification - ce qui les rapproche, somme toute, des métiers de la domesticité.
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• LICHOSIEK, Daniel T'as pas un stage? : prévention spécialisée et formation professionnelle, soutien aux jeunes en grande difficulté DSTS, dir. : Annie Mortreux. Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 120 p. Cote CEDIAS : 57 470 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Créée en 1978, la structure "insertion" d'une association de prévention spécialisée tente de répondre à la problématique des jeunes en grande difficulté sur le "versant nord-est " de la métropole lilloise. En utilisant la formation professionnelle comme outil, cette équipe essaie de favoriser l'intégration de ces jeunes dans les dispositifs traditionnels. La prévention spécialisée est-elle un moyen spécifique pour venir en aide aux cas lourds que l'on rencontre sur ce secteur ? C'est l'hypothèse posée de ce mémoire. Un détour historique de la formation professionnelle et de l'institution, puis un état des lieux du contexte local permettent de saisir globalement - dans une première partie - la problématique posée. La suite du document est consacrée aux trajectoires de jeunes : des histoires de vie, filtrées par l'approche interactioniste qui compose le corps théorique de la recherche, permettent de concevoir et de proposer une méthode d'analyse. Celle-ci permet-elle à la prévention spécialisée de répondre spécifiquement aux besoins des jeunes en grande difficulté ? L'hypothèse initiale est-elle valide ? La dernière partie montre comment ces méthodes d'analyse, largement fondées sur l'interactionisme, peuvent modifier les pratiques professionnelles. L'apport d'expériences permet d'alimenter la réflexion sur les conditions à mettre en oeuvre pour accueillir ce type de public. Une partie annexe complète les histoires de vie et une partie enquête synthétise dans le corps du mémoire.
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• LIOTIER, Chantal L'éducateur spécialisé : représentation et discours d'affirmation identitaire. L'exemple d'une institution de l'enfance inadaptée DSTS, dir. : (non indiqué). Rhône-Alpes : SUFC-Université J. Monnet de Saint-Etienne, 1998, 101 p. |
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Etre éducateur en institution, c'est se retrouver dans un rapport de proximité avec l'adolescent mais aussi s'inscrire dans un espace social où des personnes se côtoient avec une spécifité professionnelle et des références culturelles différentes. L'institution assigne à chacun une place relativement précise, en fonction de ses compétences dont la garantie est assurée par le statut professionnel dans le but d'une mission sociale. Cette spécifité ne se manifeste pas seulement dans les limites qui lui sont assignées géographiquement ou administrativement mais aussi dans les représentations que se font d'elle ses agents. C'est donc le rapport de l'individu à ses conditions d'existence qui est en jeu ici : chaque agent occupant une place à la fois singulière, dans le sens où lui seul l'occupe, et collective car il se rattache par sa fonction à une catégorie professionnelle déterminée. Tout un réseau de relations, réelles ou imaginaires, se tisse entre professionnels, dessinant des figures multiples où se révèlent différentes stratégies. C'est à travers ces confrontations avec un réel mouvant et incertain que se forgent les identités professionnelles : c'est dans le mode de construction des pratiques qu'elles se révèlent. Pour comprendre comment se construisent ces différents modèles dans un espace donné et savoir à quelles représentations ils nous renvoient, cette recherche propose une approche théorique de l'institution, des pratiques qui s'y confrontent. Ensuite, nous observerons les représentations que les éducateurs tentent de dégager de leur pratique éducative : une série d'entretiens réalisés dans une institution de l'enfance inadaptée étoffera notre réflexion. Au-delà de son expression dans un cadre institutionnel, le problème de l'identité professionnelle renvoie également aux nécessités d'une formation. Avant donc de conclure, nous redéfinirons les cadres théoriques de la formation d'éducateur spécialisé et leur implication sur le terrain sans oublier pour autant l'importance de la formation continue.
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• LOBRY HOUEL, Christine Réseaux dans le travail social : analyse de l'utilisation de ses relations formelles et informelles par l'assistant social pour son action d'insertion par le logement, en Ille-et-Vilaine DSTS, dir. : Dominique Beynier. Basse-Normandie-Haute-Normandie : Université de Caen (Basse-Normandie), 1998, 108 p. Cote CEDIAS : 57 457 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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En sciences sociales, la structuration des relations entre les individus est un phénomène essentiel à étudier pour comprendre les fonctionnements humains. Qui fréquente qui ? Comment ? Pour quoi faire ? Pourquoi cette personne-là plutôt qu'une autre ? Tel est le type de questionnement que cette recherche tente d'élucider. L'analyse de réseau s'intéresse à toutes les relations interpersonnelles dans leurs contextes, leurs circonstances en tenant compte de tous les facteurs qui interviennent. En Ille et Vilaine, pour exercer sa mission d'insertion par le logement, l'assistant social entretient des contacts avec de nombreux partenaires. Il gère un enchevêtrement de réseaux professionnels qui se complètent, se juxtaposent ou s'interpénètrent . Il joue un rôle d'interface entre la population concernée et la société. Pour cette recherche, les assistants sociaux s'expriment sur leurs pratiques professionnelles : ces représentations explorées donnent lieu à une approche qualitative par la confrontation avec l'analyse conceptuelle de réseau. Au-delà d'une base commune due aux réseaux formalisés, il s'avère que chaque acteur possède des réseaux relationnels uniques et originaux. Certaines variables peuvent être significatives dans ces différenciations telles que l'âge, l'expérience du métier, le parcours professionnel... mais l'inédit des situations ou des modalités de rencontre participe aussi à l'émergence des variations entre acteurs. Il en résulte que chacun semble négocier sa participation aux contraintes institutionnelles en même temps qu'il saisit les opportunités relationnelles qui passent à sa portée. De sorte que les réseaux sociaux personnalisés, formels et informels confondus, établissent un système qui maintient la cohésion du tissu social. L'analyse du réseau permet de s'en rendre compte.
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• LONG, Muriel Femmes en attente - attentes de femmes : le rapport au temps de femmes en centre maternel DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Centre de Chaligny, 1998, 132 p. + ann. |
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Quelles sont les attentes des femmes qui sollicitent leur admission en établissement maternel ? Et comment évoluent-elles en fonction de la réalité de la vie institutionnelle ? C'est à partir de ces questions que la présente recherche s'est construite. Si la centralité du concept de temps a déterminé l'analyse, celle-ci s'est aussi nourrie des apports de la sociologie des institutions et des interactions. Le recueil des données s'est effectué à partir d'entretiens auprès d'un groupe de résidantes - à deux moments de leur séjour - et de l'observation du milieu. Ainsi, a été mise en évidence la relation particulière au temps des femmes admises. Bousculant le temps social de la grossesse, leur situation difficile au moment de leur demande d'admission mobilise toute leur attention et laisse peu d'espace au futur. Dans ces conditions, les attentes vis-à-vis du centre sont peu explicites. Le rôle de l'institution est de permettre cette projection vers l'avenir en favorisant l'intégration du temps social par les femmes. Mais peut-elle y parvenir lorsqu'elle impose ses propres modèles sociaux sans réellement tenir compte des préoccupations des résidantes et de l'évolution de la société en général ? Le centre maternel apparaît alors comme un milieu contraignant qui laisse peu d'espace de liberté et d'expérience à ses pensionnaires. Certaines s'adaptent et peuvent trouver en la continuité de leur séjour l'espoir d'une amélioration. D'autres sont sans espoir et préfèrent partir en oubliant alors, pour un moment, ce que peut être la dure réalité extérieure.
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• MAHIEUX, Chantal Dialogue de sourds : de la surdité à la culture DSTS, dir. : Christian Hermelin. Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 112 p. Cote CEDIAS : 57 438 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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La planète des sourds. "Le monde du silence", "Le sixième continent"... les sourds forment un peuple étrange, à part entière mais plutôt méconnu des entendants. Ils sont trois millions et demi aujourd'hui de sourds en France dont environ cinq mille en Bretagne. Souvent rejetés ou incompris par notre société, ils revendiquent leur culture. Naître sourd ou le devenir précocement entraîne une mutité de fait car, ne pas entendre, rend difficile voire impossible (sans technique) la capacité à reproduire les sons. Ce double handicap ou surdi-mutité engendre des problèmes communicationnels et induit des comportements, des expressions, des manières de voir et de faire différentes des entendants. Ces constats, basés sur des observations empiriques, nous interrogent sur l'existence éventuelle d'une culture sourde et sur sa légitimité. Charge à nous de vérifier au cours de cette étude la validité de l'hypothèse. Ceci étant, nous rejoindrons alors notre problématique : en quoi cette culture sourde est-elle facteur d'intégration ou d'exclusion ? Pour répondre à la problématique posée, nous avons souhaité interroger les sourds adultes, les mieux placés, semble-t-il, pour traiter de ce sujet. Les propos accueillis complèteront nos interrogations et nous permettrons de dégager un certain nombre de constats qui aboutiront à une réflexion sur l'institution spécialisée et plus particulièrement sur le projet d'établissement. Les réponses à ces interrogations devraient nous éclairer sur les effets du projet d'établissement. Celui-ci est-il adapté à la manière dont vivent les sourds aujourd'hui ? L'action éducative menée correspond-elle aux besoins réels des jeunes sourds aujourd'hui ? Globalement, l'institution spécialisée favorise-t-elle la socialisation des sourds et leur donne-t-elle les moyens suffisants pour vivre au mieux leur surdité dans une société majoritairement entendante ? Nous effectuerons, au terme de cette étude, un certain nombre de propositions en vue d'améliorer le projet.
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• MARCIANO, Robert Aux confins du travail éducatif, la mort : la mort, analyseur de la représentation, par les membres d'une équipe éducative, des polyhandicapés DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998, 121 p. |
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Il s'agit de parler de rencontre. D'une rencontre entre des personnes qui ne peuvent pas s'exprimer et d'autres qui peuvent ne pas s'exprimer. Et d'une rencontre avec l'extrême différence, au travers de la mort, entre professionnels éducatifs et pensionnaires polyhandicapés. Autant il semble difficile de décrire, de nommer ces rencontres, ces relations quotidiennes, autant la fin, la mort laissent en suspens ce qui n'était déjà qu'échafaudage fragile. Au-delà d'une image médicale (la symptomatologie), qu'en est-il de la représentation qu'ont, de ces jeunes personnes profondément handicapées, les personnels éducatifs qui en ont la charge et qui les accompagnent leur vie durant ? Toute inscription familiale, sociétale, humaine nécessite une inscription dans le temps et l'espace. L'espace pour des personnes démunies et dépendantes est circonscrit dans des lieux spécialisés, ici un institut médico-éducatif. Le temps, dans le cadre d'une prise en charge éducative et thérapeutique, est limité d'une naissance déficiente à une mort qui reste cachée. Neuf personnes, membres d'équipes éducatives, se sont prêtées à cette recherche pour approcher à une meilleure connaissance, au travers de ce qu'ils peuvent dire sur la mort, de ce que représentent - pour eux - ces jeunes polyhandicapés qu'ils aident à vivre au mieux quotidiennement pendant de nombreuses années. L'analyse de ces entretiens montre comment ces jeunes personnes, gravement démunies, sont reconnues et considérées par les personnels éducatifs qui les entourent et les accompagnent. Plusieurs catégories, issues de cette analyse, vont permettre de cerner la spécificité d'un tel travail éducatif et thérapeutique ainsi que la vitalité parfois insoupçonnée de ces personnes.
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• MARIE MAGDELEINE, Gabrielle Education spécialisée entre intégration scolaire et exclusion DSTS, dir. : (non indiqué). Bretagne : IRTS de Rennes/AMDOR Martinique, 1998 |
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La notion de handicap officialisée par la loi d'orientation de 1975 va prendre toute sa valeur dans les années 1980, contexte de crise économique et de changement politique. Dès lors, les I.M.P. n'auront plus à adapter les enfants à leur milieu mais à les y intégrer. La signature commune du texte de l'intégration scolaire des handicapés par les ministres de l'Education Nationale et des Affaires Sociales est de bonne augure. Les I.M.P semblent s'être structurés et professionnalisés. Le texte du décret du 27 octobre 1989, remplaçant le décret du 9 mars 1956 prônant l'intégration, rend légal ce qu'ils avaient senti ou pressenti comme légitime. L'analyse des pratiques professionnelles montre que selon leur culture professionnelle, éducateurs spécialisés et enseignants sont partagés entre l'intégration scolaire et l'intégration sociale prônée, elle, par les I.M.P. Chacun de ces professionnels a une représentation différente de l'enfant tantôt considéré pour ses manques scolaires, tantôt comme personne ayant des difficultés sociales, psychologiques et intellectuelles. Cet enfant devient alors l'enjeu de confrontations de logiques, de tiraillements qui aboutissent à un cloisonnement des pratiques et, peut-être, à son morcellement. Mais quel est le devenir de ces enfants et adolescents, issus pour la plupart de classes d'intégration de l'école ordinaire ? Quelle intégration ? Quelle école pour eux ? Faut-il privilégier l'intégration scolaire ou l'intégration sociale ? Ce travail de recherche nous aidera à découvrir les enjeux et à définir la visée pédagogique des institutions, clarifications qui nous aidera à choisir ou à rendre antagoniste ces deux concepts.
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• MEREL, Christiane La fédération des oeuvres laïques de la Savoie et l'action sociale : comment une fédération d'action populaire accomplit une mission sociale (1954-1997) DSTS, dir. : Dominique Mansanti. Rhône-Alpes : GREFOSS, 1998, 168 p. |
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A l'issue du 65ème congrès à Bordeaux en 1954, le vice-président de la Ligue de l'Enseignement demande à ses FOL de mettre en oeuvre "la conception laïque de l'action sociale" en élargissant leur champs d'activités aux problèmes sociaux. Cette proposition ne reçoit qu'un écho tenu en Savoie. Les militant laïcs savoyards poursuivent l'oeuvre d'éducation populaire entreprise depuis la création de la fédération en 1925. Leur action sociale est indissociable de l'action éducative. Progressivement, au cours des années soixante-dix, ce concept éducatif s'ouvre à d'autres influences. Des formes de pratiques s'apparentant à l'action sociale se révèlent en corollaire à l'acte éducatif. Le réseau d'instituteurs qui constituait la base active de la fédération de Savoie s'amenuise et celle-ci met en place des partenariats avec des professionnels issus du travail social. Cette ouverture vers le social constitue une des orientations de la FOL 73 au cours des années 90.
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• MESSAGER, Michèle Du "burn out" au "burn up" ou comment dépasser et prévenir l'usure professionnelle en institution DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 93 p. + ann. |
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L'usure professionnelle ou "burn out" est un phénomène qui commence à être étudié dans le secteur social. Cependant, il continue à être tu et vécu dans la culpabilité. Prévenir l'apparition de ces difficultés, qui représentent un coût humain important (tant pour les professionnels que pour les publics accueillis), nécessite d'appréhender le problème dans sa globalité. Cette recherche vise à identifier les facteurs qui favorisent l'usure professionnelle dans le secteur institutionnel de la déficience intellectuelle. Prenant naissance dans la négociation du lien "sujet-institution", l'usure professionnelle s'articule autour de trois pôles : "l'individu - la profession - l'institution". Dans ce cadre, l'usure professionnelle apparaît comme un phénomène multi-dimensionnel sur lequel pèsent trois facteurs : - l'inscription des individus dans une identité professionnelle d'exclusion qui amène position de retrait, sentiment d'inutilité sociale, quête de reconnaissance, - la crise du sens du travail social qui affecte les valeurs des éducateurs, - l'organisation du travail qui mine la liberté des acteurs. Cette crise n'apparaît, cependant, pas comme irrémédiable et il est possible d'agir pour dépasser et également prévenir l'usure professionnelle. Le préalable est de reconnaître le phénomène dans l'entreprise, de le faire sortir de l'ombre. Prendre en compte l'aspect multi-dimensionnel de ce malaise, demande d'agir sur plusieurs terrains : ceux de la dimension éthique, de la construction d'identités au travail valorisées, de la réappropriation du sens de l'action, de la transformation de l'organisation du travail. L'enjeu est de créer un espace de travail dans une institution ouverte permettant aux professionnels de remplir "sereinement" leur mission et de revitaliser les projets en direction des publics.
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• MOJICA, Daniel La prévention spécialisée aux prises avec la dialectique de l'espace urbain : quartier/centre ville DSTS, dir. : (non indiqué). Aquitaine : IRTS de Talence, 1998 |
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Si les sociétés occidentale ont connu durant plusieurs siècles une réduction marquée de la violence, depuis une vingtaine d'années l'augmentation des phénomènes de violence urbaine témoigne qu'un "mal des villes" se développe et qu'il est le symptôme d'une réelle dégradation des relations entre divers groupes sociaux dans l'espace public, notamment entre les générations d'une part et entre groupes de jeunes de quartiers différents d'autre part. Pour répondre à ce "mal des villes", de nouvelles politiques sociales territorialisées (s'appliquant à une base géographique concrète : le quartier) ont été mises en place. Mais malgré ces nouvelles politiques sociales, l'actualité des violences urbaines vient régulièrement questionner l'efficacité de ces interventions. C'est dans une cohérence d'intervention, tant à l'échelle des quartiers que de la commune et de l'agglomération, que l'enjeu semble se jouer. Cette recherche, à partir de l'exemple de l'agglomération bordelaise (par une démarche qualitative et sous un angle psycho-sociologique), sur les représentations sociales des jeunes concernant les enjeux de leur investissement sur les espaces publics de la ville, tente de contribuer à une meilleure perception et compréhension de la dialectique de socialisation et d'attraction vécue par les jeunes entre leur quartier de résidence et le centre-ville. La prise en compte de cette dialectique (quartier/centre-ville) conduit à faire émerger une réflexion sur la nécessité d'une réelle complémentarité dans les pratiques de prévention entre les logiques d'action basées en terme de "territoire", d'autres, axées sur les différents pôles d'investissements et la réalité des enjeux vécus dans les déplacements de jeunes dans l'espace urbain en général et sur le centre-ville en particulier. Si cette recherche nous mène à considérer une telle réflexion sur les pratiques de prévention, elle induit aussi pour la prévention spécialisée en Gironde l'urgence de l'enjeu de se doter d'une instance de liaison inter-clubs pouvant permettre l'émergence d'une plus grande cohérence et complémentarité dans les pratiques de prévention à l'échelle de l'ensemble de l'agglomération bordelaise.
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• MONSABERT, Ulda L'insertion par l'internat : réflexions sur des tranches de vie DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Centre de Chaligny, 1998 |
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L'internat socio-éducatif est une structure de l'action sociale qui a pour mission d'organiser des actions éducatives collectives afin de favoriser l'insertion socio-professionnelle des jeunes dont la situation familiale présente des risques d'inadaptation sociale. Nous constatons, depuis quelques années, que de nouvelles appelations se font jour : hébergement éducatif, internat, médiation unité d'éducation et de réadaptation, espace éducatif... De nouveaux axes de travail sont affirmés : ouverture, individualisation, projet personnel, acteur... Qu'en est-il pour les jeunes de ces établissements, quelle représentation en ont-ils ? L'objet de notre recherche est de savoir si l'internat dans sa forme actuelle est une structure d'action sociale pertinente dans un réseau de prévention spécialisée. Afin de tenter de répondre à cette question nous avons conduit des entretiens auprès de deux catégories de jeunes : l'une ayant séjourné en internat, l'autre pas et qui n'a qu'une vision imaginaire de cette structure d'accompagnement.
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• MONTANIER, Bruno Des chiffres aux politiques ? Exemple de l'aide sociale à l'enfance de l'Isère DSTS, dir. : Jean-Louis Falcoz Vigne. Rhône-Alpes : GREFOSS, 1998, 121 p. Cote CEDIAS : 57 440 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Les statistiques ont pris une place grandissante dans les discours et il n'y a pas de politiques sociales sans statistiques des groupes concernés. La thématique de ce mémoire vise à observer la place des statistiques dans l'élaboration et la mise en oeuvre des politiques départementales de l'ASE. Sur une durée de dix ans et au moyen de l'étude de trois types de documents administratifs (les statistiques départementales, les rapports d'activité, le schéma départemental), l'étude montre comment sont élaborées les statistiques, leur utilisation dans la gestion du service de l'ASE et, in fine, leur place dans l'élaboration d'une politique du service. Les liens entre ces différents documents administratifs restent à trouver, tout comme l'affichage d'une politique à l'ASE clairement énoncée. Pour autant, la démarche évaluative est un outil de communication clair et accessible; elle permet, à n'en pas douter, une rationalisation des actions engagées. Mais son utilisation dans la définition et l'élaboration de politique demeure modeste. Serait-ce en raison du carcan juridique qu'entoure le service de l'ASE ? Ou serait-ce en raison de la difficile appropriation par les élus de "la question sociale", par manque d'informations ?
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• MORIN, Jean-Noël Vieillir en CAT : les déficients mentaux de plus de 40 ans. DSTS, dir. : Alain Blanc. Rhône-Alpes : GREFOSS, 1998 |
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La politique sociale en direction des personnes handicapées résulte de l'application de la loi d'orientation du 30/6/1975. Elle définit les modes de prise en charge des adultes handicapés sur le plan de l'hébergement et de l'insertion professionnelle. Les mécanismes du vieillissement de la population française sont répertoriés. Parmi ceux-ci, le travail constitue un facteur de vieillissement de l'individu. Dans ce cas, on parle de vieillissement précoce ou prématuré. Les responsables associatifs s'inquiètent du vieillissement des personnes handicapées. On nous propose une analyse quantitative de ce type de population pour aborder la notion de vieillissement des travailleurs handicapés en CAT. Les mécanismes du vieillissement des personnes handicapées sont peu étudiés, hormis certaines catégories (cas de trisomie 21). Les professionnels intervenant dans les CAT construisent leurs propres évaluations concernant le vieillissement des travailleurs handicapés. On nous soumet une enquête qui permet de définir les critères d'observation de ce phénomène auprès des travailleurs de CAT.
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• MULLER, Gilles L'école, vue(s) de la cité : les enfants vlachs de la cité de transit de Châtenay-Malabry DSTS, dir. : Jacky Beillerot. Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998, 96 p. Cote CEDIAS : 57 437 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Lorsque la plupart des enfants d'une cité de transit de banlieue parisienne sont en échec scolaire, on peut avec légitimité mettre en question le bien-fondé de ces cités et leur capacité à intégrer les populations en transit. On peut aussi questionner les politiques urbaines qui ont organisé de tels regroupements. L'école, creuset de l'intégration où se fonde la République, a-t-elle, de son côté, rempli son devoir vis-à-vis de cette population ? On pourrait, enfin, examiner les circonstances qui ont présidé au mouvement migratoire qui a rempli cette cité et se pencher sur les projets que les parents construisent pour eux-mêmes et leurs enfants. Ce travail se limite à recueillir l'avis des enfants concernés. Leur point de vue. Il tente de répondre à la question suivante : quel sens l'enfant vlach attribue -t-il au fait d'aller à l'école et d'y apprendre des connaissances ? Quel sens donne-t-il à ce qu'on y apprend et aux façons d'apprendre ? Dans le domaine des sciences de l'éducation, plusieurs ouvrages récents ont étudié le rapport au savoir des élèves et, en particulier ceux issus de l'immigration, en prenant le parti de porter une attention toute particulière aux enfants qui réussissent en dépit des statistiques qui les prédisposaient par leur origine, leur milieu socio-professionnel, leur habitat à se situer plutôt du côté d'un parcours scolaire parsemé d'embûches. Le discours des enfants interwiewés a révèlé des constantes et des divergences quant aux façons de voir des "bons" et des "mauvais" élèves de la cité. Certaines valeurs culturelles, comme la façon de transmettre aux descendants et les contenus transmis, se situeraient plutôt du côté des constantes alors que d'autres sentiments, largement partagés par la population étudiée tels que la honte et le sentiment de subir un traitement discriminatoire, sont des expériences vécues de façon extrêmement différentes selon les enfants. On suivra avec un intérêt particulier le parcours d'une jeune universitaire qui a vécu un rapport à la société d'accueil en général et à l'école en particulier, semblable aux autres élèves de son milieu; cette jeune fille a su nous décrire les déclics qui lui ont permis de faire évoluer, par exemple, un sentiment de honte vers un goût pour la compétition. La compétition restant une "valeur" scolaire de l'école primaire jusqu'à l'université. Cette étude permettra aux enseignants de mieux comprendre le fonctionnement individuel et social des enfants vlachs et aux travailleurs sociaux d'avancer avec prudence et de proposer aux décideurs politiques des plans qui favorisent une intégration en douceur.
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• MUNIER, Jean-Louis Le chemin se fait en marchant... : étude sur le passage de la marginalité à l'intégration normative à partir de quatre récits de vie de jeunes adultes appartenant à des milieux socialement défavorisés DSTS, dir. : Bertrand Bergier. Centre : Institut du travail social de Tours, 1998, 119 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 473 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Aujourd'hui, la "nouvelle pauvreté", la recrudescence des exclus interpellent les sociologues, les politiques, les médias... Dans un mouvement inter-générationnel, ces personnes appartenant à un milieu qualifié de socialement défavorisé s'installent dans une reproduction sociale. Comment peuvent-elles tendre vers le champ de conformité, vers l'intégration sociale normative ? A partir de cette question, quatre récits de vie ont été recueillis auprès de quatre jeunes adultes pour montrer le passage du côté des OUT au côté des IN, d'un espace marginal à l'espace conventionnel légitimé par l'ordre social dominant. L'analyse de ces entretiens met en lumière l'élaboration de situations sociales paradoxales, à la fois dans le registre de l'enculturation et dans une démarche d'acculturation. Cette approche compréhensive permet de repérer certains processus à l'oeuvre à la croisée des axes de socialisations et d'intégrations.
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• PART, Maryse Responsable de circonscription et identité : une construction DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 104 p. |
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Après 18 ans comme assistante sociale, au contact direct avec les usagers, la prise d'un poste de responsable de circonscription amène rapidement à un constat de changement radical d'identité au travail. S'agit-il d'une identité de métier ou d'une identité de profession ? Cette identité n'est-elle pas le produit d'une construction au travers de la trajectoire personnelle et de la trajectoire professionnelle de chacun ? Dubar, dans son ouvrage sur "La socialisation, construction des identités sociales et professionnelles" et Sainsaulieu, dans ses deux livres, "L'identité au travail" et "Les mondes sociaux des entreprises" apportent des éléments conceptuels par rapport à ce questionnement. La recherche menée auprès d'un échantillon de responsables de circonscription a permis de vérifier que l'identité est bien une construction incessante, faite de réajustements et d'interactions entre l'identité pour autrui et l'identité pour soi. Dans le cadre d'une institution en mutation mais qui reste bureaucratique, la notion de profession chez le responsable de circonscription n'est pas retrouvée entièrement. Les changements des pratiques proposées peuvent permettre de progresser vers la précision identitaire.
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• PATHIER, Françoise Les contradiction de l'accueil : d'une logique de demandeur à une logique d'usager. Une situation d'accueil dans un centre d'action sociale parisien DSTS, dir. : Michèle Odeye. Ile-de-France : Centre de Chaligny, 1998, 130 p. Cote CEDIAS : 57 436 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Lorsqu'on évoque le problème de l'accueil dans les institutions administratives et sociale, on s'étonne de l'unanimité provoquée par le sujet : il y a, semble-t-il, consensus car l'accueil pose toujours problème. La plupart des institutions qui initient une réflexion concernant l'accueil le font le plus souvent en terme organisationnel tout comme ce fut le cas pour une section du centre d'action sociale de Paris, objet de notre étude. Dans cette organisation ancienne, en voie de modernisation et, donc, d'informatisation, l'ampleur des changements relance l'intérêt pour ce poste. Désormais, le rôle de l'accueil sera déterminant et remplira une véritable fonction sociale. Malgré tout, l'héritage de l'ancien bureau de bienfaisance pèse de tout son poids et cette étude permettra de vérifier les effets de cette culture bureaucratique traditionnelle sur la pratique des accueillants mais aussi sur la vision "idéale" qu'ils possèdent de cette fonction. Car, dans cette organisation toute entière tournée vers la recherche de la rationalité et de l'efficacité mais oublieuse du sens de sa démarche, l'accueil figure l'exact reflet de ces dysfonctionnements institutionnels qui rendront si difficile le passage obligé de la culture du demandeur à la culture de l'usager. L'observation des règles et des coutumes pratiquées à ce poste permettront de vérifier les écarts entre les effets recherchés par cette nouvelle procédure d'accueil et les effets réellement produits par ces modes de faire. Ainsi pourrions-nous revenir à la perspective d'un accueil du public dont l'objet essentiel serait bien l'usager.
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• PAULIN, Jean-Michel Les centres sociaux des caisses d'aloocations familiales : un territoire en question DSTS, dir. : (non indiqué). Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 132 p. + ann. |
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Plus que tout autre institution de protection sociale, les caisses d'allocations familiales ont subi de plein fouet les transformations qui ont marqué la société française au cours des trente dernières années. Cette recherche est consacrée à l'analyse des changements intervenus dans l'activité des centres sociaux gérés par les caisses d'allocations familiales. A partir d'une enquête historique puis d'un repérage des pratiques de ces équipements, l'auteur interroge les effets de cette évolution sur leurs territoires de compétence.
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• PELLETIER, Jean-Pierre Enseignants, travailleurs sociaux, représentations réciproques et rencontres interprofessionnelles : étude et croisement des représentations des enseignants de l'école primaire et des travailleurs sociaux chargés d'action éducative, influences des représentations sur les rencontres interprofessionnelles DSTS, dir. : Guy Le Bouedec. Centre : Institut du travail social de Tours, 1998, 140 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 466 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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De la naissance de l'école publique, gratuite, laïque et obligatoire, soeur aînée du XXème siècle, à celle de la protection et de la sauvegarde de l'enfance, reconstruites sur les décombres de la seconde guerre mondiale, l'Histoire marquera les uns, les autres et les rapports qui présideront à leurs destinées communes. Au croisement de ces parcours et de leurs différences, les rencontres interprofessionnelles - dont les nécessités ou les attentes pourront être évaluées différemment de part et d'autre - se présenteront alors, de ces différences voire de ces antagonismes, comme une actualisation complexe. Le concept de représentation sociale nous permet ici d'aborder une forme de connaissance particulière, tenant à la fois aux parcours individuels, aux histoires institutionnelles et aux relations des professionnels à leurs groupes sociaux. Saisir cette forme de connaissance en mouvement, c'est à dire dans sa construction à la lumière de l'actualité de l'expérience, nous conduira à envisager les rencontres entre enseignants et travailleurs sociaux comme procédant également d'une dynamique de création de nouvelles représentations, au moins d'actualisation, au pire d'entretien des antagonismes voire des conflits. Les individus ne pourront vraisemblablement pas refaire leur histoire, les groupes leurs liens, les connaissances se remplacer ou les rencontres interprofessionnelles éliminer les contentieux culturels, idéologiques... si ce n'est en questionnant l'expérience ou les représentations, finalement le principal de ce qui les fait exister. C'est alors entre la pesanteur et la portance des représentations sociales.
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• PILLET, Patricia Les enjeux de la coopération en réadaptation professionnelle DSTS, dir. : (non indiqué). Bretagne : IRTS de Rennes, 1998, 170 p. + ann. |
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La coopération s'instaure entre les acteurs sur des objectifs communs mais s'établit sur un rapport social inégalitaire et donc conflictuel : le statut des acteurs est différent et leurs intérêts sont en partie divergents. Ce constat se vérifie d'autant plus quand la relation est d'ordre professionnel. Ce mémoire décrit la rencontre entre usagers et professionnels dans une situation de réadaptation professionnelle. Les premiers se trouvent à un moment charnière de leur construction identitaire car ils vivent une remise en cause de leur trajectoire personnelle, sociale et professionnelle. Les seconds détiennent un pouvoir certain du fait de l'inscription de leur travail dans une entreprise de normalisation. L'étude se déroule dans un centre de réadaptation professionnelle. L'équipe de réadaptation se compose d'experts médico-socio-professionnels et le public choisi de "travailleurs manuels du Bâtiment et des Travaux Publics en arrêt de travail pour lombalgies". L'analyse porte sur les usagers, le centre et ses professionnels et sur leur inter-action, en entrant dans leur "monde" respectif et en recherchant les déterminants de leur relation. La population d'usagers apparaît fragilisé vis-à-vis du travail. Leur positionnement dénote une attitude de dominé même s'ils possèdent des stratégies personnelles. L'organisation de travail atteste sans équivoque de la qualité d'agent de contrôle social des professionnels, même s'ils défendent la dimension humaniste de leurs missions; ils utilisent les outils traditionnels de la réadaptation professionnelle et la structure est peu ouverte sur l'externe. Dans ce contexte, la coopération entre les acteurs peut devenir si conflictuelle qu'elle remet en cause la mission même du centre, à savoir la lutte contre l'exclusion du travail. Que proposer pour prendre en compte le changement intervenu dans le contexte global de la réadaptation professionnelle ? Ce mémoire développe trois propositions cohérentes au regard du projet global de l'établissement; elles visent à développer la dimension coopérative de la coopération entre les professionnels et les usagers d'une part, avec les partenaires extérieurs d'autre part, dans l'équipe de réadaptation elle-même enfin.
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• PLAIS, France Le divorce dans les familles ouvrières : la médiation familiale, une intervention sociale pour préserver l'intérêt de l'enfant ? DSTS, dir. : Jean-Pierre Pinet. Picardie : Université de Picardie Jules Verne, 1998, 124 p. |
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Le service des assistantes sociales de la Caisse d'Allocations Familiales de Beauvais intervient auprès des familles monoparentales dont le chef de famille est en cours de divorce ou divorcé. Il s'avère que les enfants qui ont leur résidence habituelle chez la mère n'ont plus que quelques contacts avec leur père ou ne le voient que très irrégulièrement. Afin de préserver l'intérêt de l'enfant qui est de maintenir des relations avec ses deux parents lorsqu'ils se séparent, la loi a évolué afin de maintenir une co-responsabilité : ainsi, l'autorité parentale n'est plus exercée uniquement par le parent-gardien mais par les deux parents conjointement. L'évolution du statut social et juridique de la femme qui a amené vers une égalité des droits de la femme et de l'homme n'a actuellement que peu modifié la forte division des rôles sexuels dans les familles ouvrières. En effet, ces familles tiennent au primat masculin du travail et de l'autorité et à la place "naturelle" de la femme au foyer, auprès des enfants. L'évolution du statut social et juridique de l'enfant a abouti à la loi du 8 janvier 1993 qui affirme le principe de l'exercice en commun de l'autorité parentale pour préserver l'intérêt de l'enfant. L'évolution de la loi n'a pas favorisé le maintien d'une autorité parentale conjointe dans les familles ouvrières. De plus, les pratiques juridiques ne semblent pas permettre de susciter une co-responsabilité des parents après le divorce, compte tenu du mode de gestion actuel du divorce en France et des situations conflictuelles ou de non-communication entre les parents. La médiation familiale est un processus qui vise à établir un dialogue entre des parents séparés grâce à l'intervention d'un tiers impartial qui crée les conditions d'une résolution constructive du conflit mais qui n'intervient pas dans l'élaboration de la décision. Cette pratique récente connait un développement difficile lié au contexte social actuel. Le but de la recherche est de tenter d'évaluer si cette intervention sociale peut exercer un impact sur les pratiques des parents divorcés du milieu ouvrier et préserver les relations de l'enfant avec ses deux parents.
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• POIRIER, Jean-Philippe Les mineurs étrangers sans représentant légal : leur prise en charge par l'aide sociale à l'enfance de Paris. Adaptation ou inadaptation des outils et des pratiques utilisées par les acteurs ? DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Centre de Chaligny, 1998, 204 p. |
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La recherche a pour objet la prise en charge des jeunes mineurs étrangers sans représentant légal par le bureau de l'aide sociale à l'enfance de Paris. La problèmatique est la suivante : 1) l'absence pour ces mineurs de représentation légale va-t-elle demander une implication et une responsabilité particulière de l'institution ? Quelles en seront les incidences en terme d'accompagnement social et de suivi éducatif ? 2) faut-il traiter de manière particulière ces jeunes, considérant que la situation dans laquelle ils sont placés va générer des besoins spécifiques ? 3) la prise en charge ne conduit-elle pas à se poser la question de l'inadaptation des outils et des moyens utilisés ainsi que de la cohérence des pratiques des acteurs sociaux et judiciaires? 4) la situation de ces mineurs demande-t-elle que l'institution mette en place des mesures spécifiques en direction de ce public ? Quelles en seraient alors les dérives possibles ? La méthodologie est centrée autour de trois pôles : une recherche documentaire, une enquête statistique et une enquête qualitative de terrain faite auprès des acteurs de terrain et menée sur un échantillon de la population des jeunes mineurs étrangers sans représentant légal - pris en charge par le bureau de l'aide sociale à l'enfance de Paris. Le bureau de l'A.S.E du département de Paris qui exerce, de par la mission qui lui est confiée par le conseil général, des mesures visant à la protection des mineurs se trouve confronté à ce problème de prise en charge. La particularité de cette population est d'être placée dans une situation d'isolement plus ou moins avérée, sans domicile fixe et privée sur un plan juridique d'une représentation légale susceptible d'exercer à leur endroit les prérogatives inhérentes à l'autorité parentale. Arrivés majoritairement par des voies clandestines à un âge souvent tardif, au-delà de 15 ans, la prise en charge par l'institution A.S.E va s'accompagner de problèmes spécifiques dans le traitement de leur situation.En effet, les difficultés rencontrées pour reconstituer l'histoire familiale, le parcours de ces mineurs apparaîssent comme un problème crucial du fait qu'ils sont le plus souvent démunis de tout papier et racontent une histoire difficile à vérifier. De plus, souvent le décès de leurs parents, l'impossibilité de retourner dans leur famille en raison de difficultés économiques ou pour des faits de guerre, rendent complexe le traitement des situations. En outre, l'absence de représentation légale va demander à l'institution, le cas échéant, de se substituer aux parents, d'où une implication importante auprès de cette population. De ce fait, le rôle des acteurs de terrain va s'en trouver également renforcé dans la mesure où, en l'absence de représentation légale, le jeune doit être représenté juridiquement dans toutes les démarches qu'il entreprend. Cette situation va s'avérer difficile à gérer par les acteurs de terrain en terme de construction d'un projet, pour ce type de jeunes,d'autant que si leur situation administrative au regard du séjour n'est pas résolue à leur majorité du fait de leur arrivée clandestine, toute poursuite de prise en charge sera impossible. C'est dans cette situation paradoxale que se trouvent les acteurs vis-à-vis de la prise en charge de ces mineurs : entre une volonté d'intégrer ce mineur lorsque le projet de retour auprès de sa famille ne peut être envisagé et une réalité basée sur l'impossibilité éventuelle de régulariser son séjour à sa majorité (qui peut parfois tendre à l'exclure de ce circuit l'intégration).
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• POLLISSARD, Monique Les jeunes face à l'assistance : exemple de l'aide exceptionnelle aux jeunes parisiens de 18 à 25 ans DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Centre de Chaligny, 1998, 128 p. + ann. |
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Les jeunes de 18 à 25 ans, exclus d'une forme structurée d'aide sociale comme le RMI, sont amenés à solliciter les services sociaux. En effet, en raison de la crise de l'emploi, ils doivent faire face à des situations difficiles qui oscillent entre des périodes de dépendance et d'autonomie. Ils aspirent à un statut social d'adulte, attirés par les normes d'indépendance. Le centre d'action sociale de la ville de Paris accepte le principe de leur venir en aide par l'intermédiaire de "l'allocation exceptionnelle". Les jeunes de 18 à 25 ans s'adressant au centre d'action sociale du XVIème arrondissement pour demander une aide financière représentent l'objet de ce mémoire. Une approche "quantitative", réalisée sur la base d'une enquête documentaire, donne une première idée de ce phénomène : loin d'installer les jeunes dans la dépendance, les demandes d'aide financière émanant de ce public ne se renouvellent pratiquement pas. L'analyse de la procédure engagée à travers les propos tenus par certains de ces jeunes et par quelques membres du personnel du centre d'action sociale permettent de poursuivre la compréhension de ce phénomène. Cette étude montre que le personnel apparaît exigeant vis-à-vis de ces demandeurs qu'il ne veut pas voir "tomber dans l'assistanat". Certains se révèlent actifs face à cette exigence, d'autres hésitent, trouvent cela trop difficile ou n'ont pas les moyens personnels d'y répondre. Ce mémoire propose d'étudier ce fait social dans le sens de la sociologie compréhensive de M. Weber et à l'appui de travaux plus contemporains comme ceux de M. Messu et de V. de Gaulejac.
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• POMMIER, Annie La professionnalisation des métiers de service de proximité : le cas de l'aide à domicile DSTS, dir. : (non indiqué). Limousin : Institut d'économie sociale et familiale de Limoges, 1998, 145 p. |
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En France mais également en Europe, de nouvelles formes de traitement du chômage sont impulsées en direction de l'intérieur des territoires. Il s'agit là de pallier aux dégâts sociaux produits par la perte d'identité sociale qui était jusqu'alors procurée par le travail et de permettre aux populations exclues des systèmes de production, donc de consommation, de pouvoir redevenir des citoyens, acteurs dans la société. Les services de proximité ont été conçus, au départ de leur réflexion, comme moyen de mettre en oeuvre des actions locales, basées sur la participation de tous à des actions d'utilité collective et sociale. La dimension est d'ordre humaniste et vise la construction de solidarités entre des citoyens au sein même de leur groupe ou collectivité d'appartenance. En France, ces services ont été pris en compte et étudiés, en particulier pour leur aspect "gisement d'emplois". Partant de listes de besoins qui seraient peu ou pas satisfaits, tant auprès des particuliers que des collectivités, les services de proximité ont vu ainsi leur légitimité sociale se construire. Or, à part les domaines d'intervention de ces services, il existe peu de détermination des métiers et emplois pouvant y être effectués. Les services d'aide à la personne sont, parmi les services de proximité, ceux qui seraient le plus "porteurs" de création d'emplois. Mais des métiers relèvent déjà des services d'aide à la personne et sont exercés dans le cadre d'associations d'aide à domicile (aide ménagère, auxiliaire de vie...). Ces "nouveaux métiers" des services de proximité peuvent-ils devenir de vrais emplois et non des "petits boulots" tels qu'ils sont souvent considérés ? La professionnalisation des métiers d'aide à la personne répond à un double enjeu : faire des professionnels de l'aide à la personne des partenaires de l'action sociale, pour leur rôle auprès des personnes fragilisés mais également faire qu'une reconnaissance sociale de ces métiers soit établie afin que soient reconnues les compétences et les qualifications requises à leurs exercices.
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• PONCELET, Gérard L'usure professionnelle des éducateurs spécialisés : une mise à l'épreuve des rôles DSTS, dir. : Jean-Paul Lassaire. Picardie : Université de Picardie Jules Verne, 1998, 114 p. |
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Les représentations initiales des éducateurs de l'aide sociale à l'enfance sur le métier d'éducateur se trouvent modifiées au contact de l'action quotidienne, elles apparaîssent en décalage avec la réalité. Depuis les années 1970/80, un malaise apparaît dans le secteur social identifié sous le terme de burn-out. De plus, ces dernières années, le secteur social a été confronté à de nouvelles conjonctures telles que la dégradation du contexte socio-économique qui engendre de nouvelles formes de précarité (grande pauvreté), l'évolution des politiques sociales ou bien la décentralisation. Cela contribue à de nouvelles confrontations dans le champ des pratiques pour les travailleurs sociaux. L'objectif de ce travail de recherche est de tenter de comprendre et d'identifier les différents facteurs qui contribuent à la mise en place de ce phénomène d'usure professionnelle chez les éducateurs travaillant à l'aide sociale à l'enfance et d'évaluer les répercussions sur leurs pratiques.
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• RALICKI DELFAUT, Annick La démarche de projet en institution médico-sociale : outil de management et remède au morcellement éducatif DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 98 p. |
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Les pratiques de soins, d'éducation et de rééducation obéissent à des logiques, des rationalités et des techniques différentes. La refonte des Annexes XXIV engagent les institutions médico-sociales à mettre en oeuvre une prise en charge globale et cohérente des enfants et adolescents qui leur sont confiés. L'analyse du fonctionnement d'un établissement accueillant des jeunes infirmes moteurs d'origine cérébrale montre que les notions de prise en charge globale et de travail pluri-disciplinaire des équipes, bien que séduisantes en théorie, se heurtent à des difficultés pratiques ou institutionnelles. Le morcellement des prises en charge, le manque de communication entre les services et la perte de la visée globale de l'action sont des faits plus communément observés. L'élaboration d'un projet d'établissement et la mise en place de projets individualisés sont des supports de travail qui favorisent la régulation des actions éducatives et des interventions. La détermination d'objectifs de travail et leur évaluation permet à chaque professionnel de se reconnaître et de s'ajuster pour une meilleure efficacité du service rendu. Le projet d'établissement peut être un moyen privilégié pour introduire le changement et insuffler une nouvelle dynamique de fonctionnement, à partir de l'instauration d'une réflexion collective qui nécessite la participation de tous les personnels. A ce niveau, la démarche de projet devient pour l'encadrement un support de travail pour l'animation des équipes. Elle représente aussi, pour les responsables, un outil de gestion des ressources humaines qui leur permet de mieux appréhender la réalité institutionnelle et la complexité des rapports sociaux qui l'anime.
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• RANDRIANARISOA SOLONIAINA, Alain-Olivier Les enfants de rue : survie et perspective d'avenir. Le cas de Madagascar. DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 91 p. + ann. |
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Le fait social "enfant de rue" n'est pas un phénomène miracle pour les pays du Tiers-monde, il est devenu planétaire. La plupart des cas sont dus à des conséquences économiques, sociales, politiques qui produisaient des déséquilibres à la vie sociale et au développement humain. Ici, le cas des "4 Mi" d'Antananarivo à Madagascar présente une forme particulière par rapport aux caractéristiques identiques et communs avec les autres pays du monde car, non seulement, ce fait change de forme mais aussi, il varie de plus en plus selon la conjoncture du pays. Cet environnement influe automatiquement sur la survie quotidienne de cette population en difficulté. En effet, ces problèmes la poussent à des attitudes de risques et de périls qui souvent finissent dans de mauvaises conditions. Or, on sait que les enfants sont les bâtisseurs de demain. Parfois, l'application de la convention des droits de l'enfant et des lois en vigueur en matière de la protection de l'enfance restent théoriquement envisageables pour le pays mais, à cause d'autres priorités nationales, elle est en veilleuse. Nous, travailleurs sociaux, ne pouvons pas rester neutre devant la complexité du phénomène et le spectacle de notre propre société avec sa misère grandissante. Donc, nous proposons au terme de cette étude, deux interventions : la prévention et l'insertion des enfants en difficulté en fonction de leur compétence et de leur capacité, plus la formation des professionnels nécessaire pour ce combat.
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• RASSENDREN, Cécile Travailler en binôme dans les services d'AEMO judiciaire : étude des représentations à travers le discours des travailleurs sociaux DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998 |
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L'Action Educative en Milieu Ouvert est l'une des différentes formes de protection des mineurs sur le territoire français. Les professionnels, éducateurs ou assistantes sociales, interviennent au sein même de la famille auprès des mineurs, victimes de violences, maltraitances, délaissements... Devant l'évolution des difficultés parentales, certains services d'AEMO proposent une nouvelle pratique d'intervention : le travail en binôme. Le travail en binôme dans le cadre de l'AEMO judiciaire prend sa source dans les images, les représentations que les acteurs élaborent à la lecture des signalements, des premiers éléments des dossiers. Nous nous sommes appuyées sur le concept des représentations sociales développé par Moscovici, Jodelet et Abric pour comprendre cette nouvelle forme de travail. A l'issue de cet éclairage, nous pensons que l'AEMO judiciaire, exercée en binôme, infléchit les représentations que les travailleurs sociaux développent sur les familles. Le binôme est choisi comme mode d'intervention afin de dépasser, de transcender les affects inhérents à la pratique éducative. A partir de cette catégorisation des familles, les acteurs professionnels ont des représentations élaborées du travail. Notre outil d'investigation s'appuie sur l'analyse de contenu de dix entretiens, semi-directifs, menés auprès de professionnels de l'AEMO judiciaire. Cette recherche nous permet de penser que les représentations portées par les travailleurs sociaux sur les familles infléchissent les représentations du travail en binôme. La technicité des professionnels s'avère un élément fondamental de cette forme d'intervention caractérisée par un besoin de sécurité et de canalisation des émotions.
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• RAZE, Catherine La relation techniciens - usagers : entre mandat professionnel et compromis relationnel DSTS, dir. : Jean-Pierre Fanget. Rhône-Alpes : SUFC-Université J. Monnet de Saint-Etienne, 1998, 122 p. Cote CEDIAS : 57 452 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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La politique publique en faveur des travailleurs handicapés s'est traduite sur le terrain par la création, entre autres, de services privés d'accompagnement vers l'emploi. Ces services, aussi bien publics que privés, reçoivent des personnes reconnues handicapées afin de leur "apporter un soutien actif pour faciliter leur reclassement profesionnel". Pour bénéficier de ce soutien, le travailleur handicapé doit se présenter à un entretien individuel. C'est dans cet espace de paroles que la relation de service va s'instaurer, entre la nécessité de connaître le handicap et ses conséquences, d'appréhender le potentiel scolaire et professionnel de la personne et la volonté de mener à bien une mission de reclassement. Cette mission met en scène la confrontation des politiques sociales avec les attentes des usagers et les modes d'intervention des techniciens. De fait, l'usager devra exposer sa situation sans pour autant laisser de côté ses aspirations personnelles; situation altérée par le handicap et aspirations souvent refoulées. Malgré cela, techniciens et usagers devront coopérer pour construire ensemble un plan d'action commun où emploi et handicap seront compatibles. A travers cette rencontre, transparait la rencontre de l'ensemble des professionnels au contact direct du public, un lieu de paroles constitué d'actes professionnels codifiés et mémorisés mais aussi empreint de professionnalisme, marge de manoeuvre qui permet à un agent de d'utiliser ses savoirs-faire et sa mission tout en étant attentif à la relation avec l'usager.
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• REISCH, Gérard Violences, maltraitances intra-familiales et AEMO : de la théorie à la pratique DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 118 p. |
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Les importantes mutations du champ social nous ont amené à réfléchir davantage au sens de nos interventions, à ses paradoxes, à la pertinence de notre mission auprès des familles. Après avoir effectué une recherche théorique afférente à la violence et aux maltraitances à enfants, nous avons étudié comment la mesure d'assistance éducative en milieu ouvert (A.E.M.O), ordonnée par le juge des enfants, permettait l'utilisation d'outils et de moyens adaptés. A cet effet, nous avons émis l'hypothèse suivante : "devant la diversité des violences intra-familiales et maltraitances à enfants, les institutions chargées de l'A.E.M.O (assistance éducative en milieu ouvert), qui doivent développer des interventions les plus adaptées possible aux difficultés vécues par les familles, se trouvent devant la nécessité d'innover des outils et des moyens techniques". Nous avons confronté les données théoriques à des situation familiales vécues (dans le respect de l'anonymat des personnes). Une enquête réalisée auprès de 50 familles, des entretiens avec des travailleurs sociaux et des juges des enfants, ont constitué notre travail de recherche dont nous avons précisé les limites quant aux résultats. Devant les réalités du terrain et certains constats, un tel processus de recherche est moteur et développe une volonté d'innovations, de réajustement, d'évaluation et de changement des pratiques. Ainsi, l'évaluation, la transversalité, le protocole de prévention, la réhabilitation de la parentalité, l'entretien familial éducatif peuvent développer et dynamiser d'autres axes de travail.
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• REY, Jean-Claude Le projet professionnel : comment réinventer une communication harmonieuse ? DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 62 p. + ann. |
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S'appuyant sur des ressentis personnels, l'auteur a cherché à savoir pourquoi des professionnelles issues - pour la très grande majorité d'entre elles - de l'Institut Médico-Educatif voisin, sont plus "positives" au niveau de la Maison d'Accueil Spécialisée. La population accueillie est la même. Au niveau de la M.A.S, le changement des comportement des salariés serait dû au fait que le personnel s'est vu offrir d'autres conditions d'exercice professionnel, ce qui permettrait de révéler un style de managementdifférent. La méthodologie suivie pour infirmer ou confirmer cette hypothèse a été construite autour d'entretiens semi-directifs. La première partie de la recherche démontre une satisfaction évidente des besoins de réalisation du personnel. La deuxième partie met l'accent sur les acquis au niveau des conduites des personnes ainsi que ceux au niveau du style de direction. La troisième partie concerne le projet professionnel.
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• ROGER, Xavier Existe-t-il des facteurs psychologiques spécifiques qui prédisposent à la maternité précoce ? : approche réalisée auprès de 6 adolescentes de 14 à 16 ans non enceintes, placées en institution DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 135 p. + ann. |
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Educateur spécialisé depuis 20 ans dans l'accompagnement d'adolescentes cas sociaux placées en institution, j'ai pu constater une progression sensible de filles enceintes pour la plupart d'une origine modeste, issues de milieu défavorisé, pour qui la maternité constitue une difficulté supplémentaire. Cette observation est faite à partir de mon lieu de travail mais il n'est pas un phénomène isolé puisqu'il est une des préoccupations des pouvoirs publics, notamment dans le Pas-de-Calais et, plus précisément, dans le Boulonnais. Les établissements de cette région se voient donc contraints de renvoyer ces futures mères vers d'autres départements. L'approche de ces maternités reste complexe. A l'heure de la contraception et de la sexualité "banalisée", pourquoi sont-elles enceintes ? Quel sens peuvent avoir ces maternités ? Je vais traiter cette approche sous l'angle psychologique et, plus spécialement, celui de la psychologie de la santé qui essaie de voir la façon dont chaque individu perçoit les situations difficiles, évalue ses ressources pour y faire face, se sent ou non entouré, se comporte, tout cela pouvant modifier l'impact des événements de vie sur l'équilibre psychologique. Ce champ théorique m'apportant l'utilisation d'outils de mesure, d'évaluation comme les traits de personnalité, le locus de contrôle, le coping, le soutien social. Outils qui me seront indispensables face à ma question centrale qui permet de résumer notre problématique. "Existe-t-il des facteurs psychologiques spécifiques associés au processus de maternité précoce, chez des adolescentes de 14 à 16 ans non enceintes, placées en institution ?" Le but : essayer de les prévenir ou savoir quelle aide pourrons-nous apporter à ces jeunes qui en auront le plus besoin.
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• SAINGIER DEHERTOGH, Anne-Marie Genèse et processus de structuration de la profession d'aide-médico-psychologique dans la région Nord - Pas-de-Calais DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 128 p. + ann. |
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Ce mémoire, élaboré dans le cadre du Diplôme Supérieur en Travail Social, a pour objectif d'étudier le processus de structuration d'une profession médico-sociale. En tant que formateur de l'Institut Régional de Travail Social Nord Pas-de-Calais qui détient l'agrément de la formation d'Aide Médico-Psychologique, depuis ses origines, nous avons centré notre étude sur le rôle du centre de formation dans la genèse et l'évolution de cette profession en interaction constante avec les instances ministérielles et de tutelle et les institutions médico-sociales. Après vingt-cinq ans d'histoire marquée par un élargissement régulier de ses fonctions, en adéquation avec les besoins de prise en charge spécialisée de la population dépendante, la profession entre dans une période-charnière de rapprochement du secteur sanitaire et du secteur social dans un souci de réponse d'aide globale à la personne. Dans cet esprit, une expérience de formation innovante associant stagiaires, aides médico-psychologiques (AMP) et aides-soignants (AS) en transversalité a été créée. Cette expérience de transversalité va-t-elle contribuer à renforcer l'identité professionnelle des AMP ? Va-t-elle favoriser la structuration de la profession ? C'est à partir des propos recueillis sous forme d'entretiens semi-dirigés auprès des AMP stagiaires de cette promotion que nous avons pu cheminer dans notre questionnement. Loin de nuire à la reconnaissance de la profession et de l'identité professionnelle de ces futurs diplômés, l'expérience permet de développer des compétences nouvelles, de favoriser la rencontre pluri-professionnelle au bénéfice de l'usager dans une perspective d'ouverture tant personnelle que professionnelle, facilitant des projets de parcours de formation professionnelle. Cette démarche se situe au coeur des préoccupations d'avenir concernant les professions d'aide de niveau V, la politique du secteur, développant soit un éclatement des métiers conçus chacun comme des réponses spécifiques aux besoins d'un seul type d'usager soit, à l'inverse, à une profession unique, polyvalente aux différentes populations dépendantes.
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• SCHNEIDER, Yvan Educateur qualifié : une compétence construite. Analyse des modes d'intériorisation des savoirs professionnels DSTS, dir. : Roger-Serge Toupence. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 161 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 451 2V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Certains éducateurs semblent particulièrement en difficulté quand il s'agit de soutenir les règles éducatives face aux adolescents, quand d'autres paraissent plus à l'aise. Ces écarts nuisent à la cohérence de la prise en charge éducative et à la vie des équipes. L'auteur a donc cherché à savoir pourquoi les règles choisies collectivement ne sont pas régulièrement soutenues par le personnel éducatif face aux adolescents. L'observation des faits laisse apparaître que ce sont les éducateurs non-qualifiés qui se montrent le plus régulièrement à l'origine de ces dysfonctionnements. A partir de ces données, l'hypothèse de recherche va être ainsi formulée. Pendant sa formation l'éducateur qualifié s'est approprié les valeurs, les normes, les savoirs, les savoir-faire et les savoir-être de la profession : c'est cette intériorisation qui va développer sa capacité à soutenir les règles éducatives, capacité qui témoigne de sa professionnalité. L'enquête s'est déroulée auprès de quinze personnes (5 éducateurs spécialisés, 4 moniteurs-éducateurs, 6 personnes non-qualifiées) intervenant directement auprès d'adolescents en difficulté, accueillis en internat. A l'analyse et à l'interprétation des données, il est apparu que les personnes qualifiées avaient intériorisé en cours de formation une technicité professionnelle mais aussi que des mutations identitaires s'étaient produites sous la forme d'une socialisation secondaire. Ainsi, face à des situations éducatives complexes, elles vont avoir acquis une compétence leur permettant de gérer celles-ci par rapport aux besoins des adolescents. Les personnes non-qualifiées, elles, semblant n'être guidées que par leurs convictions, leurs émotions et la peur de perdre la face, donnent le sentiment de n'avoir comme recours, dans les mêmes situations, que leur bonne volonté et leur propre éducation.
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• SCHPIGEL, Nadine L'approche interculturelle en club de prévention : processus d'acculturation chez les jeunes issus de la deuxième génération de l'immigration DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998 |
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Cette étude a pour objectif : - de mettre en évidence et d'illustrer l'existence de différents processus d'acculturation chez les jeunes de la deuxième génération et leurs effets, en terme de conduites négatives ou positives; - de montrer comment la prise en compte de la dimension culturelle, dans le cadre d'un club de prévention, peut être une aide par apport au processus de socialisation; - d'imaginer un dispositif et des moyens appropriés pour accompagner ces jeunes en mal de filiation, d'identification vers une intégration satisfaisante. Ignorer le contexte socio-culturel, religieux ou historique des jeunes et de leurs familles impliquerait une approche uniforme qui plaquerait un modèle unique sur des populations d'origines différentes.
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• SEGER LE BOUCHER, Martine L'insertion sociale et l'économie solidaire DSTS, dir. : (non indiqué). Bretagne : IRTS de Rennes, 1998, 127 p. + ann. |
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Le salariat s'est imposé depuis le milieu du XIXème siècle comme norme et moyen d'intégration. Depuis 1980, l'emploi salarié se fragilise. La diversité et la discontinuité des formes de l'emploi supplantent le paradigme de l'emploi salarié, stable et homogène. La crise de l'intégration par l'emploi salarié est installée. Les politiques, dispositifs et pratiques professionnelles visant l'insertion professionnelle passant par l'emploi salarié de façon quasi unique sont vecteurs d'exclusion et donc d'atteinte identitaire puisque se pose la question des prospectives en matière d'emploi salarié et de l'inscription à un modèle qui ne donne plus les moyens de s'y inscrire. La naissance des pratiques en économie alternative et solidaire se fait dans ce contexte d'implosion sociale, de montée du courant libéral et d'incapacité de l'Etat à trouver de nouvelles régulations dans le partage des richesses. L'exclusion de la sphère de l'économie marchande, l'injonction de notre société de s'y intégrer affectent l'ensemble des aspects de la vie de l'allocataire du revenu minimum d'insertion. La perte de repères aux rythmes collectifs et individuels, la dissolution des liens avec les autres mettent soon identité sociale en suspens. L'image du corps est vécue négativement. L'image de soi est dévalorisée. L'attachement à la valeur emploi salarié ou à une de ses formes substitutives reste importante. Les activités d'économie alternative et solidaire sont un refuge pour des relations authentiques, productrices de lien social, de pratiques et de sens qui s'étendent au-delà de cette participation dans le cadre d'une sociabilité extensive. Le projet de transformation et d'innovation en matière de dispositif et de pratiques professionnelles se situe dans une perspective dialectique entre économie de marché et économie alternative et solidaire. Il vise la mise en place de "micro-actions collectives" allant dans le sens d'une économie plurielle et solidaire. C'est à dire des actions collectives qui mettent en scène un petit nombre d'acteurs-partenaires sur un espace de proximité dans une autre recomposition des rapports entre l'économie, le social et le politique. Aussi, ce projet favorisera trois axes que sont l'emploi salarié, l'emploi à innover et l'activité humaine. Le système d'échange local - laboratoire en économie alternative et solidaire permettant le repérage des besoins et des potentialités en matière d'emplois et d'activités - par les questions multiples, fiscales, économiques, sociales et juridiques qu'il soulève, constitue autant de pistes de recherches futures.
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• SOGNY, Jean-Charles Changement institutionnel et engagement des acteurs : la création de l'hôpital de nuit de La Nouvelle Forge (1979-1984) DSTS, dir. : Chantal Le Bouffant. Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 119 p. Cote CEDIAS : 57 435 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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L'engagement des acteurs est le moteur du changement institutionnel. Confrontés à un environnement mouvant au sein duquel évoluent demande sociale et modèles culturels dominants, les institutions du secteur sanitaire et social - pas plus que les autres - ne peuvent rester immobiles.Elles doivent évoluer et modifier leur finalité, leur structure, leurs règles, leurs pratiques. La transformation de la vie sociale n'est pas gouvernée par des lois naturelles ou historiques. Tout comme la structuration des relations entre acteurs qui permet leur collaboration, le changement institutionnel apparaît comme un construit social contingent, non orientable à priori ni totalement prévisible, du fait de sa nature politique qui met aux prises des individus relativement libres. La création de l'hôpital de nuit de la Nouvelle Forge consiste à amener la petite section de nuit, reliquat d'un ancien internat, d'une dynamique substitutive de prise en charge en continu à une dynamique d'étayage familial centrée sur la notion de séparation. Cette transformation est liée au passage de l'institution du champ médico-social au champ sanitaire qui lui fait intégrer le dispositif de soins pédopsychiatriques de secteur. Ce mémoire étudie la manière dont l'institution, par les actions conjurées des différents professionnels, parvient à créer de nouveaux modes de collaboration et de nouvelles formes de pratiques professionnelles incarnant les orientations culturelles qu'elle choisit de favoriser. Le défi de l'acteur consiste à faire évoluer ses représentations personnelles et les représentations sociales qui relient pratiques concrètes et modèles culturels de référence au sein de l'institution et qui guident et portent son action.
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• SOLA DUTOIT, Martine De l'interdit à l'inter-dit : l'assistante sociale dans l'entre-deux thérapeutique. De la prise en charge à la prise en compte des patients en psychiatrie, par l'application d'une méthode d'intervention de travail social avec les groupes - centre hospitalier Sainte-Anne (1994-1997) DSTS, dir. : Chantal Le Bouffant. Ile-de-France : Institut de travail social et de recherches sociales, 1998, 152 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 434 2V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Assistante sociale en psychiatrie, j'interviens dans deux lieux complémentaires de la prise en charge des malades, l'hôpital et un foyer de post-cure; ils se caractérisent par une commune confrontation des professionnels et des patients dans une proximité de vie, aux questions de la relation, aux problématiques du dedans et dehors de l'institution, de l'avant et l'après prise en charge. La manière dont la personne concernée s'approprie le projet thérapeutique est un des facteurs de sa réussite. Pourtant les professionnels prennent rarement en compte leur point de vue. Cette étude se propose d'analyser le passage de l'interdit à l'inter - dit, ce "dire" des patients qui n'existe pas de droit mais produit des effets, à sa prise en compte pour améliorer la prise en charge. Auteur et acteur de son mieux être, la personne n'est plus pensée comme destinataire du soin, objet d'un savoir dont le destin se lit dans les diverses écritures, historiquement stratifiées, de l'institution psychiatrique. L'approche systémique, rompant la logique linéaire de l'observation au diagnostic, permet de prendre en compte les différents statuts et rôles des acteurs, sans en exclure aucun; modélisant leurs inter-relations, interactions, elle permet d'aborder la complexité en renouvelant notre vision du monde. En appliquant une méthode d'intervention de travail social avec les groupes, le travailleur social crée les conditions d'émergence de cette dimension du Sujet. Grâce au soutien du groupe et l'aide mutuelle, les personnes y modifient leur perception d'elles-mêmes, renforcent leur estime et modifient leur façon d'entrer en relation avec les autres et leur environnement social. Dans la recherche-action, le groupe de travail social, constitué au foyer de post-cure et, de façon individuelle, quelques patients de l'hôpital travaillent à l'expression de leur rapport à l'institution. Par la photographie puis une exposition, les patients/résidants s'autorisent, s'expriment comme interlocuteurs dans un échange avec des professionnels. L'évaluation de cette recherche-action conduit à problématiser une conception de l'institution et des pratiques professionnelles où l'institué peut s'enrichir par l'instituant, dans une dynamique de vie. La reconnaissance du statut de Sujet de la personne soignée permet de faire évoluer la relation tripartite - individu/soignant/institution - vers une forme contractualisée du soin concept et la pratique de l'advocacy, utilisée dans de nombreux pays, permet d'imaginer la construction d'un tel contrat. Cette recherche conduit ainsi à une nouvelle pratique professionnelle.
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• SOULET, Philippe Les représentations sociales du handicapé mental et la valorisation de son image DSTS, dir. : Yves Couturier. Limousin : Institut d'économie sociale et familiale de Limoges, 1998, 133 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 460 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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D'un point de vue théorique, nous avons choisi d'aborder notre sujet en termes de mécanismes de perception d'autrui et de nous centrer plus particulièrement sur la représentation sociale de l'adulte handicapé mental, définie par les personnes du tissu local environnant. L'étude expérimentale d'une représentation sociale est indispensable si l'on ne veut pas se contenter d'un simple recensement des contenus de cette représentation. Il devient possible d'étudier l'effet de cette représentation sur des comportements concrets : dans notre cas d'étude, les variables en fonction de la diversité des contacts (absents, occasionnels, fréquents). Cette démarche est intervenue sur le terrain, dans une procédure de type questionnaires, ceux-ci étant conçus dès le départ et répartis dans la population en fonction d'un plan rigoureux. Les résultats obtenus nous ont permis de poser le profil représentatif des handicapés mentaux à travers divers publics locaux. Dans l'étude détaillée, il existe un écart conséquent entre les identités réelles et virtuelles du handicapé mental que l'on retrouve dans les dimensions les plus malléables des représentations. En revanche, les éléments permanents des diverses représentations nous prouvent que la plupart des individus partagent le sentiment qu'ils sont des êtres humains : victime, malade, souffrant... Ce document tente de cibler des travaux qui ont pour objectifs d'analyser les représentations sociales et les déterminants des barrières susceptibles de s'opposer à l'insertion sociale du handicapé mental ainsi que de rechercher des voies d'approche dynamique pour faciliter l'ouverture et l'accompagnement à une vie sociale plus valorisante. Nous nous sommes appuyés sur une méthode d'intervention canadienne (la valorisation des rôles sociaux) qui valorise l'image et les capacités des résidents de Foyers occupationnels afin de faire évoluer positivement les représentations sociales de l'altérité. A cet effet, les perspectives de changement se reconstruisent autour de la notion du projet d'établissement. Certaines actions socio-éducatives seront un moyen susceptible de contribuer à la valorisation du rôle social de la personne handicapée en "Foyer occupationnel". Au-delà de la mobilisation importante de la solidarité nationale, s'exprimant notamment en termes législatifs et financiers, sont indispensables toutes les actions susceptibles de lever les obstacles à l'insertion sociale des handicapés mentaux face à une société souvent indifférente.
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• TEMIN FAUQUEMBERG, Alice La trajectoire relationnelle des parents d'enfant placé : un processus interactif marqué par la stigmatisation DSTS, dir. : (non indiqué). Basse-Normandie-Haute-Normandie : Université de Caen (Basse-Normandie), 1998, 211 p. |
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L'association des parents d'enfant à l'action des professionnels est devenue aujourd'hui une question centrale de l'action éducative des internats spécialisés. Autrefois considérées comme néfastes pour l'évolution de l'enfant difficile ou en danger, les familles étant écartées de l'action éducative des établissements. De nos jours, les pouvoirs publics et les professionnels souhaitent les associer à leur action. Or, les difficultés de communication persistent qui dépassent de beaucoup toutes les stratégies employées à les résoudre. Pour apporter un éclairage sur cette question, nous avons charché à comprendre comment ces parents construisent, en interaction avec le monde institutionnel et à partir des représentations qu'ils en ont, leur mode de collaboration avec l'institution. L'enquête réalisée auprès de parents d'enfants placés a révélé le caractère stigmatique du placement et l'aspect processuel, fragile et réversible, de leur trajectoire relationnelle. Le parcours idéal-type comprend quatre étapes : la connaissance profane, la découverte de la réalité, l'apprentissage du rôle relationnel au travers de la dualité et la conversion. Chacune de ces phases est caractérisée par une attitude relationnelle particulière. Franchir ces différentes étapes représente pour les parents un apprentissage long et laborieux, marqué par la stigmatisation. Ce constat invite à revisiter les représentations et les pratiques des professionnels.
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• THORET LE DUC, Michelle La décision de placement : un processus stratégique d'évitement. Analyse du placement de l'enfant asthmatique dans un service de pneumologie pédiatrique DSTS, dir. : Michèle Odeye-Finzi. Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998, 140 p. Cote CEDIAS : 57 433 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Nous avons orienté notre mémoire sur le processus stratégique d'évitement dans la décision de placement de l'enfant asthmatique dans un service de pneumologie pédiatrique. Nous avons situé notre recherche dans le courant de la "sociologie de l'action" développé par L.Boltanski, R.Boudon, E.Goffmann et analysé les concepts suivants : le placement, la décision, l'acteur, l'interaction, la rationalité, le fonctionnalisme. Nous avons ainsi été amenée à formuler l'hypothèse " qu'il n'y aurait pas d'éléments déterminants qui feraient emporter la décision de placement, celle-ci correspondrait plus à un processus interactif fondé sur les attentes réciproques et les représentations des différents acteurs; au-delà des raisons invoquées explicitement par chacun des acteurs concernés par la décision de placement, ce dernier apparaîtrait comme un argument qui contournerait, éviterait de traiter, de prendre en charge les aspects d'une situation d'enfant asthmatique qui échappent au médical ( à savoir le social, l'économique, le culturel, le psychologique). Le placement remplirait alors " une fonction latente", non-dite d'évitement; cet évitement devenu enjeu commun conduirait au consensus de placement. La situation interactive (renforcée par une nécessaire décision) permettrait aux acteurs de parvenir sans "le dire" à la décision". A partir de cette hypothèse, nous avons en terme de méthodologie : - procédé à la présentation d'une étude statistique de 20 dossiers d'enfants asthmatiques placés correspondant à la totalité des enfants placés pendant un an - analysé à partir de cette étude statistique 3 cas d'enfants en situation d'être placés - pratiqué les interwiews des principaux acteurs des trois études de cas et analysé le contenu des entretiens. L'ensemble de ces investigations nous a permis de souligner les interactions, les logiques de chacun des acteurs et d'identifier les conduites d'évitement. Notre recherche a fait émerger l'évitement, enjeu majeur conduisant au placement, ce qui nous a amené peu à peu à reconnaitre l'impossibilité (commune à tous les acteurs) de formuler la séparation et d'en évoquer les risques. Nous souhaitons que cette impossibilité, cette "mise à l'écart" soit peu à peu remplacées par une mise en place d'un espace de concertation dans lequel pourrait dialoguer les acteurs du placement mais aussi des partenaires extérieurs de l'éducatif, du social, du médical, du psychologique.
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• TORRES, Josepha L'intégration scolaire des enfants handicapés à l'école pré-élémentaire et élémentaire : entre principe de plaisir et principe de réalité DSTS, dir. : Alain Blanc. Rhône-Alpes : GREFOSS, 1998, 119 p. |
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Cadrée par une batterie de textes législatifs, l'intégration scolaire des enfants handicapés suscite le plus souvent un mouvement d'opinion en sa faveur mais elle révèle dans sa gestion au quotidien bien des difficultés. Aussi, il pouvait être intéressant de regarder "à la loupe" comment l'intégration scolaire était mise en oeuvre sur le terrain et comment celle-ci était vécue par les principaux acteurs, les enseignants et les parents. Les résultats de notre travail témoignent d'un important déficit voire d'une absence de moyens qui interdirait tout intégration scolaire de l'enfant handicapé si parents et enseignants n'avaient recours à ce que nous avons appelé le "système D". Un système D plus ou moins bien vécu mais dont les limites certaines sont à voir dans les efforts toujours accrus qu'il demande à supporter. Face à ce constat, nos conclusions s'articulent - au-delà d'un renforcement de moyens matériels ad hoc - autour de deux actions-forces : d'une part, la formation des enseignants dans l'accompagnement pédagogique d'enfants handicapés, d'autre part une coordination de l'ensemble des partenaires impliqués dans le processus de l'intégration scolaire.
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• TOUZEAU GUEZOU, Christine Production culturelle et insertion sociale : trajectoires individuelles en quête de sens dans la société française d'aujourd'hui DSTS, dir. : Jean-Luc Dumont. Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998, 133 p. Cote CEDIAS : 57 432 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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L'auteur, coordonnateur de dispositifs d'insertion de jeunes de 16 à 25 ans, a mené sa recherche sur le terrain professionnel. La question de recherche est née des écarts constatés entre les logiques institutionnelles et les logiques d'action du public accueilli. Les résultats attendus sont formulés en terme d'emploi et de formation. Or, le marché du travail n'offre que très peu de places aux personnes non qualifiées. Les jeunes en insertion, de niveau VI ou V, manifestent des comportements de plus en plus inadaptés aux exigences de l'emploi. L'auteur s'interroge sur cet éloignement et pose l'huypothèse que ces jeunes ont intériorisé un état d'exclusion et développent de nouveaux modes de socialisation au sein de leur groupe social. Dans ce mémoire, l'auteur présente les résultats d'une étude menée auprès de 215 jeunes ayant suivi un dispositif d'insertion au sein du GRETA de l'Estuaire (44) entre 1983 et 1994. Cette connaissance approfondie d'un groupe social a permis de repérer des changements fondamentaux dans l'environnement des jeunes depuis la création des actions de formation. Une démarche qualitative, par la méthode des récits de vie, permet d'aborder le processus de socialisation et d'entrevoir l'ébauche d'une nouvelle culture. L'auteur porte un regard critique sur la formation comme lieu de transmission "verticale" et propose un schéma interactionniste au sein duquel le sujet deviendrait acteur de son intégration.
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• TREMBLAY, Marie-Ange Une nouvelle carte de visite : agent de travail social. Recherche sur une nouvelle appellation des travailleurs sociaux de la Caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne : émergence d'une nouvelle professionnalité. DSTS, dir. : (non indiqué). Ile-de-France : Ecole supérieure de travail social, 1998 |
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En 1992, la Caisse d'Allocations Familiales de Seine et Marne rebaptise ses travailleurs sociaux (assistantes sociales et conseillères en économie sociale et familiale) : agents de travail social. Ce changement d'appellation s'accompagne d'un retrait de la polyvalence de secteur et d'une redéfinition du champ d'intervention de l'institution en matière d'action sociale. La fonction des travailleurs sociaux est unifiée et fortement structurée. Cela bouleverse leur référentiel d'activités. La mise en place de projet devient le mode d'intervention. Le travail d'équipe est obligatoire. Le collectif prime sur l'individuel. Le partenariat est la clef de voûte de la réalisation d'un projet. Les notions de démarchage, promotion, négociation entrent en jeu. Cette recherche permet de découvrir l'influence d'une politique sociale sur les fonctions des travailleurs sociaux. La caisse d'allocations familiales de Seine et Marne, de par sa volonté de s'adapter au contexte socio-économique d'aujourd'hui, semble faire émerger une nouvelle professionnalité, celle d'agent de travail social. Invitation à réfléchir sur les conséquences d'un changement de politique sociale pour des professions qui perdent leurs références avant d'en acquérir d'autres.
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• TURBE, Marie-Josée Paroles et actes d'un partenariat : nature et enjeu du partenariat pédagogique CFA/entreprise dans la formation par alternance des apprentis en difficulté DSTS, dir. : Bertrand Bergier. Centre : Institut du travail social de Tours, 1998, 116 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 461 2V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Sur fond de crise économique, de problèmes familiaux accrus s'est développé un public d'apprentis déstabilisés présentant des difficultés d'adaptation et/ou d'apprentissage. La formation de ces jeunes, pour la plupart issus de SES, d'EREA, d'IME et traditionnellement accueillis par les Centres de Formation d'Apprentis, interroge les conditions favorables à leurs apprentissages et à leur insertion économique et sociale. La réponse dépasse parfois le strict cadre des acquisitions scolaires et professionnelles pour s'aventurer sur les chemins de l'éducatif et du social. Car il est question pour ces apprentis de compréhesnion de leur problématique spécifique, de repérage des besoins, de rythme, d'accompagnement. Alors, la réflexion sur le partenariat pédagogique dans le cadre de l'alternance s'impose. L'enjeu est de repérer à quelles conditions ce partenariat CFA/entreprise peut être dynamisant pour des jeunes stigmatisés par l'échec scolaire et, a priori, peu adaptés à un parcours de formation qualifiante. La question centrale de cette recherche s'attache donc à la réalité du partenariat pédagogique qui s'établit entre un CFA et une entreprise pour accompagner un apprenti dans son parcours. Cette question interroge la responsabilité individuelle et collective du CFA et de l'entreprise mais plus encore le niveau d'engagement des acteurs en présence : l'apprentis lui-même, son maître d'apprentissage et les formateurs du CFA. En effet, si la loi sur l'apprentissage constitue un cadre de référence définissant un stade de partenariat, sur le terrain les partenariats atteignent des stades différents de développement selon les acteurs en présence. Cette recherche permet de dégager les différents stades de partenariat et les évolutions possibles. Elle montre comment le partenariat est une relation d'échange qui s'établit sur la durée de l'apprentissage. Cette relation peut présenter une variabilité dans le temps, entraînant ainsi un glissement du partenariat vers un stade inférieur ou supérieur au stade de référence, plus ou moins favorable à la réussite de l'apprenti.
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• VANDEWALLE, Didier Les représentations des intervenants sociaux et des familles en protection judiciaire de l'enfance DSTS, dir. : Saïd Bouamama. Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 101 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 469 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Un grand nombre d'enfants, suivis dans le cadre de la protection judiciaire de l'enfance, vivent dans des familles en situation de grande précarité. La mesure judiciaire doit intervenir lorsque l'exercice de l'autorité parentale est défaillant et si la santé, la scolarité, la sécurité et les conditions d'éducation sont gravement compromises. C'est donc l'analyse, que le juge et les intervenants sociaux vont faire de la situation familiale et des responsabilités parentales, qui va déterminer l'opportunité de prononcer une mesure d'action éducative en milieu ouvert. Si les intervenants sociaux et les familles se rejoignent sur certains constats relatifs à la description des conditions de vie, un désaccord émerge sur les attributions causales respectives. En effet, les différences de modes de vie et le décalage culturel entre les familles et les intervenants sociaux sont perçus comme inquiétants et inadaptés par ces derniers qui, en cherchant à leur donner un sens, les rangent (ancrage) dans des catégories de danger psychologique. Il en est ainsi par exemple du jeu des enfants dans la rue, vécu comme inadapté et dangereux par les intervenants sociaux. Cela favorise le recours au judiciaire dans la mesure où les intervenants sociaux privilégient, comme explications des conditions de vie des enfants, des responsabilités individuelles mal exercées des parents plutôt que des conséquences de la précarité ou une expression culturelle spécifique. Le conflit fréquemment rencontré, conséquence de l'incompréhension entre les familles et les intervenants sociaux, et le processus d'attribution individuelle opéré par les intervenants sociaux encouragent à solliciter le judiciaire puisqu'avec cette représentation ainsi construite, c'est l'exercice de l'autorité parentale qui leur apparaît défaillant. La formation initiale et permanente d'une part, une réflexion d'équipe et avec les partenaires de travail sur les représentations des intervenants sociaux d'autre part, devraient favoriser l'émergence de projets d'intervention répondant à la double exigence : de prise en compte des effets de la précarité, de la spécificité de la culture populaire et de restauration de l'exercice de l'autorité parentale.
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• VANWAELSCAPPEL, Guy Perte d'autonomie chez la personne âgée : les nouveaux arguments du management DSTS, dir. : Yannick Schwamberger. Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 133 p. Cote CEDIAS : 57 462 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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L'allongement de la durée de la vie est aujourd'hui un fait avéré : l'homme gagne en moyenne 3 mois de vie par an. Pourtant, ce gain de vie s'accompagne le plus souvent d'une perte d'autonomie pour la personne âgée. Au travers de l'analyse des groupes iso-ressources (GIR), la première partie de l'étude a permis de mettre en évidence la corrélation entre l'avancée en âge et cette perte d'autonomie. Si le pourcentage des personnes vivant en institution et relevant des groupes 1, 2 et 3 - soit à perte d'autonomie importante - passe de 56 à 62 % entre 60 et 80 ans, il atteint 82 % entre 80 et 100 ans et plus. Il est indispensable d'amener une solution institutionnelle à cette situation qui ira de, toutes manières, en s'aggravant dans les années à venir. La réponse considérée comme étant la mieux adaptée à la maison de retraite d'Houplines, terrain de notre étude, est le "Cantou". Cependant, proposer un changement dans une institution amène inévitablement des répercussions sur l'ensemble du fonctionnement de l'organisation. L'implication des collaborateurs décrité par Thévenet montre le rôle prépondérant de l'encadrement dans la conduite de ce type de réorganisation.La deuxième partie de la recherche s'est donc intéressée à savoir quels outils il était intéressant d'actionner afin de favoriser l'implication d'un maximum des acteurs de la maison de retraite. Le projet de vie devient l'outil majeur de l'institution. Son suivi nécessitera pourtant la mise en place d'outils "satellites" qui interviendront plus ou moins ponctuellement. Au moment où les exigences en matière de maîtrise des dépenses obligent les institutions médico-sociales à évaluer leurs activités, la démarche de qualité de services se présente comme un outil d'évaluation continue intéressant.
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• VERMAUWT, Claudine Nourriture en exil : évolution des habitudes alimentaires d'un groupe de réfugiés chiliens en Ile-de-France DSTS, dir. : Maryse Blanchet. Ile-de-France : Université Paris XII-Val de Marne, 1998, 104p. Cote CEDIAS : 57 431 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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L'exil est un lent processus douloureux traversé par des étapes propres à chacun. Lorsque l'exil s'inscrit dans la durée, une lente transformation est à l'oeuvre. Elle se décline à travers divers signes plus ou moins perceptibles que porte en lui le réfugié comme son image et des rites sociaux mais aussi le simple fait de se vivre dans une autre langue. Parmi ces signes distinctifs, nous nous intéresserons dans le cadre de cette recherche à la nourriture en exil. En effet, l'acte alimentaire ne peut se réduire à sa seule fonction biologique vitale. Au-delà de cette activité quotidienne et obligée, la prise de nourriture procure du plaisir, de la convivialité et crée du lien social. A travers l'analyse du discours de onze réfugiés chiliens installés en Ile de France depuis plus d'une dizaine d'années, nous nous interrogerons sur l'évolution de leurs habitudes alimentaires : mangent-ils aujourd'hui comme hier ? Que reste-il- des habitudes alimentaires qui étaient les leurs, à l'arrivée ? Accompagnent-elles leur processus d'intégration ? Utiliser la nourriture comme un indicateur permet de comprendre les mécanismes d'adaptation des exilés en France et ainsi de reconsidérer l'alimentation sous un autre jour, notamment dans la pratique professionnelle des travailleurs sociaux.
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• VIALLEFONT, Catherine Tourisme et développement local en milieu rural DSTS, dir. : (non indiqué). Limousin : Institut d'économie sociale et familiale de Limoges, 1998, 150 p. |
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Depuis 1974, les licenciements individuels dans notre pays n'ont cessé de croître, touchant toutes les catégories professionnelles d'une zone et de tous âges. Les jeunes ruraux subissent en plus l'isolement dû à la désertification : ils bénéficient moins d'infrastructures de transport, ont plus de difficultés à se renconter et sont de fait plus éloignés des centres administratifs et culturels. Exclusion, précarité, insertion, chômage, isolement... ces mots se retrouvent dans tous les discours politiques. Largement véhiculés par les médias, ils sont le thème dominant d'une pensée sociale, à la fin d'un siècle, dans une société occidentale riche. Ils participent à la définition du travail social. Bien qu'exerçant en maison de retraite en tant qu'infirmière, je suis confrontée quotidiennement à ces problèmes à la fois de chômage et d'isolement en milieu rural. En effet, un certain nombre de personnes interviennent au sein de mon établissement en qualité de CES; quelques-unes sont bénéficiaires du RMI, beaucoup sont confrontées à ce phénomène d'isolement, dépourvues de moyens de locomotion, habitant parfois des hameaux désertés où ne résident plus que quelques personnes âgées - elles-mêmes isolées - dont la seule visite quotidienne est bien souvent celle du facteur. Face à ces différents constats, j'ai cherché à savoir si des citoyens, sur leur territoire rural, se sentant responsables de ce qui est fragile dans leur quotidien, avaient cherché des solutions. J'ai découvert un certain nombre d'expériences menées par des hommes et des femmes désireux d'apporter un équilibre sur leur territoire, réalisant ainsi une revitalisation du tissu économique, créant là des services de proximité, ailleurs un aménagement du cadre de vie ou encore une expression multiculturelle... Cette démarche m'a permis de prendre conscience qu'il existait des actions dépassant les frontières du passé, qu'elles soient sur les cartes ou dans les têtes, pour bâtir entre partenaires une communauté de projet sur un espace de vie, qu'il était possible d'animer un lieu pour permettre à ses citoyens de mieux comprendre, maîtriser leur devenir, enfin qu'il existait une manière d'appréhender dans toutes ses dimensions - économique, sociale et culturelle - et le mettre au service de l'homme : le développement local. Certes, il ne s'agit pas d'une panacée mais il a le mérite d'exister. C'est pourquoi, j'ai voulu axer ma recherche sur le phénomène qui m'était très mal connu : - que signifient exactement les termes développement local ? - existe-t-il des expériences similaires dans mon environnement ? - quelles réponses le développement local peut-il apporter aux problèmes de notre société ? - enfin, quelle place réserve-t-il aux citoyens et aux travailleurs sociaux et quelle place ceux-ci veulent-ils y trouver ?
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• VULIN, Guy L'institution : entre le pire et le meilleur. Analyse compréhensive d'un "espace potentiel institutionnel" dans un foyer d'hébergement pour personnes handicapées mentales (Rhône - 1992/1996) DSTS, dir. : François-Xavier Fenerol. Rhône-Alpes : Collège coopératif Rhône-Alpes de Lyon, 1998, 161 p. Cote CEDIAS : 57 455 V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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Dans l'institution, la fonction de chef de service éducatif est prise dans la complexité de l'articulation de différentes réalités : entre la dynamique du travail de terrain et la logique de gestion des instances dirigeantes, entre les différents groupes composant l'équipe éducative, entre celle-ci et les usagers. Cette position fait traverser la fonction de chef de service éducatif d'une incessante tentation : privilégier les uns considérés comme bons au détriment des autres considérés comme mauvais. La détresse relationnelle que l'auteur observe chez les différents membres d'une institution l'engage à recueillir les représentations de l'équipe éducative concernant la vie institutionnelle. L'analyse révèle l'importance des mécanismes d'identification groupale au sein de l'institution : si le groupe donne à ceux qu'il reconnait le sentiment d'être les meilleurs, c'est au prix du rejet de tous les autres. L'institution et l'équipe sont ainsi sans cesse traversées de phénomènes d'ambivalence, de clivage et de morcellement qui assignent ses places et ses rôles à l'individu : chacun y est tour à tour bon et mauvais. Il apparait la nécessité de donner corps à l'équipe et cohérence à son travail mais aussi de rendre possible l'expression de la singularité des personnes. A partir de la notion d'espace potentiel institutionnel, inspirée des travaux de Winnicott, l'auteur nous invite à revisiter la fonction de chef de service éducatif. La double polarité, entre bon et mauvais, de son inscription institutionnelle lui donne la responsabilité d'instituer un espace pour la parole et pour la pensée, d'en garantir les règles de fonctionnement et d'y inviter les membres de l'équipe à un travail d'élaboration de cette tension constitutive de la vie institutionnelle.
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• WILF STONE, Michèle Des errances juvéniles : parcours aux franges de la marginalité DSTS, dir. : Philippe Lemoigne. Basse-Normandie-Haute-Normandie : Institut du développement social de Canteleu (Haute-Normandie), 1998, 67 p. |
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...Après, un soir, j'me souviens, j'suis pas rentrée, j'ai marché toute seule, comme çà... Nous avons essayé, à partir de témoignages tels que celui-ci, de définir les itinéraires biographiques et de mieux cerner l'identité sociale des jeunes en errance. Notre première réflexion s'esr centrée sur les définitions littéraire, historique et sociologique de cette forme de déviance. L'approche du terrain s'est avérée nécessaire pour compléter les apports théoriques. En effet, les questions sont multiples : l'errance, une forme d'anomie ? L'errance, une culture constituée ? L'errance, quels parcours ? A la fin de ce travail, nous avons tenté d'esquisser des schémas nouveaux en terme d'aide apportée aux jeunes en errance.
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• WUCHER ARMBRUSTER, Véronique La reproduction intergénérationnelle du placement à l'aide sociale à l'enfance : biographies, vécus de placement - vers une nouvelle définition de la parentalité et de la fonction de référent à l'aide sociale à l'enfance DSTS, dir. : Marguerite Gille. Alsace : Centre d'études et de recherches sur l'intervention sociale, 1998, 130 p. + ann. Cote CEDIAS : 57 472 2V4* | | Ce mémoire est empruntable. --> Formulaire d'emprunt |
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L'objet de cette recherche porte sur le phénomène de reproduction de la situation de placement à l'Aide Sociale à l'Enfance, à partir du point de vue de certaines familles dont les enfants sont confiés au service et qui ont été elles-mêmes "placées" pendant leur enfance. Nous nous proposons de vérifier l'hypothèse selon laquelle, ce qui apparaît comme la reproduction du phénomène de placement ne serait qu'une nouvelle adaptation des familles en réponse aux nouveaux fonctionnemments institutionnels. Nous avons situé notre recherche dans le cadre théorique de l'interactionnisme symbolique et nous nous sommes essentiellement référées aux travaux d'E.Goffmann pour qui l'individu et ses expériences subjectives représentent le véritable objet de la sociologie. Les entretiens menés auprès des parents, selon la méthode biographique, leur ont permis d'accéder à leur histoire en racontant les événements qu'ils ont vécus et la manière dont ils se positionnent aujourd'hui sur ces faits. L'analyse transthématique a révélé des personnes dont l'identité demeure fragile, qui se sont retrouvées isolées socialement, très tôt. Elles ne bénéficient pas d'une grande solidarité familiale. Cependant, elles redéfinissent leur place de parents en fonction de leur histoire et de leurs difficultés, ce que nous avons nommé "la parentalité à temps partiel". Les relations des familles avec les professionnels sont dépendantes du vécu de placement antérieur, de la qualité du lien affectif et du climat de confiance ou de méfiance à l'égard de l'institution. Les référents de suivi de placement doivent être conscients de ces constats pour accompagner les parents et les enfants. Ces résultats nous amènent à proposer l'utilisation de la méthode biographique comme outil de travail complémentaire, permettant à la famille de donner elle-même le sens de ses actes et éviter qu'elle ne présente aux professionnels une "face" qui dépend de la manière de la regarder. Un lieu d'accueil et de paroles, en dehors de ceux institutionnellement reconnus, changerait le cadre interactionnel et permettrait aux familles et à leurs enfants ce travail de rédéfinition d'eux-mêmes.
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• WULFRANCK, Didier Le placement en internat : r-évolution. De l'adaptation et de l'évolution nécessaires des internats DSTS, dir. : (non indiqué). Nord-Pas-de-Calais : IRTS Nord, 1998, 137 p. |
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L'internat accueillant des enfants de l'Aide Sociale à l'Enfance prend ses racines dans une longue histoire de l'enfance malheureuse (souvent confondue avec l'enfance dangereuse). Saint Vincent de Paul, les orphelinats, les Bon Pasteurs en sont les éléments. Aujourd'hui, l'aide sociale à l'enfance est structurée autour de grandes missions dont la prise en charge physique des mineurs. L'évolution est multi-forme : redéfinition des compétences, politiques de l'aide sociale en 1982 et 1983, nouvelles problématiques familiales et sociales, droit des familles et des mineurs, rationalisation budgétaire, apport des sciences humaines... ont remodelé le contexte du placement. Celui-ci reste un élément important de l'aide sociale à l'enfance puisqu'il accueille annuellement 110.000 mineurs et jeunes majeurs, notamment au sein de foyers de l'enfance et de maisons d'enfants à caractère social. Ces établissements ont donc vu changer le cadre politique, financier et éthique de leurs missions. Comment se sont-ils adaptés ? Quelles perspectives d'évolution leur restent-ils à conquérir pour parfaire une adaptation et dépasser les critiques et interrogations qui les entourent. C'est ce que ce mémoire souhaite aborder. Après avoir repéré les interactions entre les acteurs locaux des différents niveaux, j'ai entrepris un travail de recueil et d'analuyse des attentes et des souhaits de ces acteurs. J'y ai associé ceux de l'échelon municipal qui, pour l'instant, entrent peu dans les mécanismes en jeu mais peuvent être appelés à une part plus importante. J'ai procédé par des interviews semi-directifs, sollicitant la collaboration de juges des enfants, de cadres du département, d'élus locaux et de professionnels municipaux. A partir de leurs attentes, j'ai essayé de projeter les conditions de leur mise en oeuvre avec ce que cela suppose de transformations dans un établissement comme la Maison Saint Vincent où je suis chef de service éducatif depuis 1989.
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